27 - LES PRIX ET LES COÛTS DES SOURCES D’ÉNERGIE
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l'échange ou, ce qui revient au même, la quantité d’un bien que l’on doit donner en
échange d’une unité d’un autre bien. Dans une économie monétarisée, le prix d’une
source d’énergie est donc la quantité de monnaie que l’on doit consentir pour se
procurer un kilowattheure, un litre d’essence ou une thermie de gaz naturel. Ce
prix est l’expression de la valeur d’échange d’une unité de bien ou de service énergétique. Résultat de la rencontre d’une offre (fonction croissante du prix) et d’une
demande (fonction décroissante) sur un marché supposé libre et bien informé, il est
un indicateur momentané de la plus ou moins grande rareté de la source d’énergie
considérée.
Pour chacune de ces sources, il existe autant de prix que de marchés, ces derniers
se succédant depuis les transactions départ mine (prix FOB), port de livraison (prix
CIF), départ raffinerie ou centrale électrique, achat du consommateur final, industriel ou domestique. A chaque stade, les prix diffèrent avec les qualités des énergies (pétrole brut de type Brent ou WTI, West Texas Intermediate), charbon ou
fuel-oil BTS ou HTS), le moment de la transaction, particulièrement sensible dans
le cas d’une énergie non-stockable comme l’électricité (heures creuses ou pleines,
d’été ou d’hiver). Tous ces prix s’entendent hors taxes (HT) ou toutes taxes comprises (TTC).
Une comparaison des prix des diverses sources d’énergie implique donc des simplifications et des homogénéisations. Les premières passent par le calcul de prix de
vente moyens, publiés par les annuaires statistiques de chaque pays, sous forme
de prix moyen mensuel du pétrole importé en euros par tonne, ou de prix moyen
de l’électricité pour l’industrie en euros pour 100 kWh. Si l’on veut suivre l’évolution de ces prix dans le temps, on doit remplacer les euros courants par des euros
constants, sur la base des prix d’une année donnée, afin d’éliminer les variations
de valeur de la monnaie dues à l’inflation. Si l’on veut procéder à des comparaisons internationales, il faut convertir les prix, donnés en monnaies nationales, en
prix exprimés en dollars ou en euros constants, soit par l’intermédiaire des taux de
change, soit par les parités de pouvoir d’achat (ppa).
27.2.2. LES COÛTS
Dans la comptabilité d’une entreprise, le coût d’un bien ou d’un service correspond
au prix des matières premières qui ont été nécessaires à sa production, majoré
de toutes les charges de fabrication, directes et indirectes, jusqu’au stade de sa
mise en vente. Sous réserve de l’arbitraire que peut introduire l’imputation des
charges fixes à chaque unité de bien ou de service (répartir le coût du raffinage
entre l’essence, le gas-oil et le fuel-oil, par exemple), le coût comptable est normalement défini avec précision. Reflet de décisions passées, il n’est cependant
pas le plus intéressant pour préparer des décisions d’investissement que l’on souhaite aussi rationnelles que possible. Dans ce cas, c’est le coût économique qui est
significatif, c’est-à-dire celui de la thermie ou du kilowattheure qu’il faudra produire
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l'échange ou, ce qui revient au même, la quantité d’un bien que l’on doit donner en
échange d’une unité d’un autre bien. Dans une économie monétarisée, le prix d’une
source d’énergie est donc la quantité de monnaie que l’on doit consentir pour se
procurer un kilowattheure, un litre d’essence ou une thermie de gaz naturel. Ce
prix est l’expression de la valeur d’échange d’une unité de bien ou de service énergétique. Résultat de la rencontre d’une offre (fonction croissante du prix) et d’une
demande (fonction décroissante) sur un marché supposé libre et bien informé, il est
un indicateur momentané de la plus ou moins grande rareté de la source d’énergie
considérée.
Pour chacune de ces sources, il existe autant de prix que de marchés, ces derniers
se succédant depuis les transactions départ mine (prix FOB), port de livraison (prix
CIF), départ raffinerie ou centrale électrique, achat du consommateur final, industriel ou domestique. A chaque stade, les prix diffèrent avec les qualités des énergies (pétrole brut de type Brent ou WTI, West Texas Intermediate), charbon ou
fuel-oil BTS ou HTS), le moment de la transaction, particulièrement sensible dans
le cas d’une énergie non-stockable comme l’électricité (heures creuses ou pleines,
d’été ou d’hiver). Tous ces prix s’entendent hors taxes (HT) ou toutes taxes comprises (TTC).
Une comparaison des prix des diverses sources d’énergie implique donc des simplifications et des homogénéisations. Les premières passent par le calcul de prix de
vente moyens, publiés par les annuaires statistiques de chaque pays, sous forme
de prix moyen mensuel du pétrole importé en euros par tonne, ou de prix moyen
de l’électricité pour l’industrie en euros pour 100 kWh. Si l’on veut suivre l’évolution de ces prix dans le temps, on doit remplacer les euros courants par des euros
constants, sur la base des prix d’une année donnée, afin d’éliminer les variations
de valeur de la monnaie dues à l’inflation. Si l’on veut procéder à des comparaisons internationales, il faut convertir les prix, donnés en monnaies nationales, en
prix exprimés en dollars ou en euros constants, soit par l’intermédiaire des taux de
change, soit par les parités de pouvoir d’achat (ppa).
27.2.2. LES COÛTS
Dans la comptabilité d’une entreprise, le coût d’un bien ou d’un service correspond
au prix des matières premières qui ont été nécessaires à sa production, majoré
de toutes les charges de fabrication, directes et indirectes, jusqu’au stade de sa
mise en vente. Sous réserve de l’arbitraire que peut introduire l’imputation des
charges fixes à chaque unité de bien ou de service (répartir le coût du raffinage
entre l’essence, le gas-oil et le fuel-oil, par exemple), le coût comptable est normalement défini avec précision. Reflet de décisions passées, il n’est cependant
pas le plus intéressant pour préparer des décisions d’investissement que l’on souhaite aussi rationnelles que possible. Dans ce cas, c’est le coût économique qui est
significatif, c’est-à-dire celui de la thermie ou du kilowattheure qu’il faudra produire
