26 - L'ÉCONOMIE DE L'ÉNERGIE
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Parallèlement, les marchés « spot » se sont développés. 1% des transactions s’y
effectuaient en 1973, 20% en 1980 et un tiers environ à la fin des années 1990. La
quasi-totalité des contrats est indexé sur les prix « spots ». Vers 1980 apparaissent
les contrats à terme puis les produits dérivés. La brieveté de la période de prix élevés au moment de la guerre du Golfe (1990-1991) est attribuée, par de nombreux
analystes, à l’existence des marchés à terme qui ont rendu inutile la constitution
de stocks de spéculation (principal facteur déclenchant du deuxième choc). A court
terme, les prix sont déterminés par un marché dont les fondamentaux incluent une
offre qui s’est largement diversifiée et, naturellement, les quotas de production de
l’Arabie et de quelques pays OPEC, et éventuellement non-OPEC.
Après une période de relative stabilité du prix jusqu’en 1997, on a assisté à une
baisse en 1998 liée à la crise asiatique, à une impression d’abondance de l’offre et
à une augmentation à contretemps des quotas de l’OPEP. Les années 1999 et 2000
ont ensuite été caractérisées par un retour à la cohésion des pays producteurs, facilitée par une quasi-disparition des excédents de capacité de production. Le mouvement de hausse des prix a été amplifié en 2000 par l’apparition de goulots d’étranglement dans l’industrie du raffinage américaine. Depuis, les prix sont restés en
moyenne élevés pour différentes raisons, parmi lesquelles les difficultés de l'Irak à
reprendre ses exportations au niveau précédant l'intervention américaine.
LES MARCHÉS DU GAZ
Les échanges internationaux de gaz naturel sont en fort développement compte
tenu des réserves disponibles et des avancées techniques pour la production d’électricité. Cependant, les différents grands marchés présentent de fortes disparités
dues aux coûts de transport élevés.
A l’opposé du marché nord-américain (voir § 26.3.1) où les prix ont été très bas sur
une longue période jusqu’en 1999, en Asie et particulièrement au Japon, les prix
sont structurellement nettement plus élevés (l’Europe est dans une situation intermédiaire). Ceci est dû au fait que le Japon, comme d’autres pays émergents, doit
faire appel à des importations et supporter des frais du transport le plus souvent
effectué par méthaniers. Les prix reflètent une prime de qualité écologique, et surtout une valeur « netback » déterminée par le coût de l’électricité obtenue à partir
d’autres sources (les 2/3 des achats de gaz japonais sont destinés à la production
électrique). Les importations se font en général dans le cadre de contrats à long
terme de type « take or pay », nécessaires pour assurer le financement des lourds
investissements d’infrastructure.
LES MARCHÉS DU CHARBON
Si les transactions internationales de charbon sont croissantes, elles ne portent
cependant que sur 10 à 15% seulement de la production mondiale. Le marché est
très concurrentiel. Les évolutions des prix ont été partiellement corrélées avec celles
du pétrole, la demande en charbon s’étant tendue lors des périodes des chocs
pétroliers.
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