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Thierry ALLEAU & Michel ROSTAING
L’hydrogène apparaîtra d’abord pour des applications de niche comme le transport
public. Cette transition a déjà commencé et on peut en juger par la multiplication
des opérations de démonstration :
dans le cadre du California Fuel Cell Partnership en Californie où des bus et des
véhicules légers à pile à combustible circulent en situation réelle depuis le début
de l’année 2000 ;
les démonstrations du canadien Ballard qui, pendant 2 ans (2000-2001), a mis en
service régulier 6 bus à pile à combustible dans les villes de Vancouver et Chicago ;
le projet européen du 5
e PCRD (CUTE) qui a permis la mise en place de 27 bus à
pile à combustible de type CITARO dans 9 villes européennes depuis la fin 2003 ;
le projet (déjà démarré via le projet ECTOS) de l’Islande qui a décidé d’être le
premier pays du monde à avoir toute son économie basée sur l’hydrogène pour
devenir complètement indépendante du pétrole dès 2030 (ses ressources énergétiques sont la géothermie et l’hydroélectricité).
L’Union européenne envisage 20% de substitution au fossile d’ici 2020 (Hydrogen
Workshop, novembre 2001).
25.4.12. QUELS SONT LES ACTEURS DE L’HYDROGÈNE ?
Comme il a été précisé précédemment, la nouvelle ère de l’hydrogène a déjà commencé et plusieurs acteurs, en France comme en Europe et dans le monde, s’intéressent déjà à l’hydrogène.
En France, les acteurs majeurs de l’hydrogène et de ses applications sont :
les grands laboratoires de recherche publics (CEA, CNRS, Universités, INRETS,
INERIS, IFP…),
des centres de formation (INSTN, EFE),
des structures et agences publiques (Réseau PACo, Ademe, AFNOR, conseils
régionaux et généraux),
des industriels (Air Liquide et sa filiale AXANE, Snecma, EDF, AREVA via sa filiale
HELION, Gaz de France, TOTAL, PSA, Renault, Composites Aquitaine…),
des associations (AFH 2 , Alphea, Club « Pile à Combustible »).
En Europe, les acteurs sont trop nombreux pour être tous nommés (les Allemands
sont actuellement les plus dynamiques sur le sujet), mais on peut signaler les programmes de recherche de l’Union européenne qui financent de nombreux projets
concernant l’hydrogène et les piles à combustible (environ 30 M€/an pour ces programmes dans le 5
e PCRD, et probablement davantage dans le 6
e PCRD), ainsi que
plusieurs associations nationales et l’Association Européenne de l’Hydrogène (EHA)
qui les fédèrent.
Dans le reste du monde, des pays sont particulièrement en pointe, comme le Japon
(qui s’appuie sur le programme national pluriannuel du METI), le Canada, les Etats-
Thierry ALLEAU & Michel ROSTAING
L’hydrogène apparaîtra d’abord pour des applications de niche comme le transport
public. Cette transition a déjà commencé et on peut en juger par la multiplication
des opérations de démonstration :
dans le cadre du California Fuel Cell Partnership en Californie où des bus et des
véhicules légers à pile à combustible circulent en situation réelle depuis le début
de l’année 2000 ;
les démonstrations du canadien Ballard qui, pendant 2 ans (2000-2001), a mis en
service régulier 6 bus à pile à combustible dans les villes de Vancouver et Chicago ;
le projet européen du 5
e PCRD (CUTE) qui a permis la mise en place de 27 bus à
pile à combustible de type CITARO dans 9 villes européennes depuis la fin 2003 ;
le projet (déjà démarré via le projet ECTOS) de l’Islande qui a décidé d’être le
premier pays du monde à avoir toute son économie basée sur l’hydrogène pour
devenir complètement indépendante du pétrole dès 2030 (ses ressources énergétiques sont la géothermie et l’hydroélectricité).
L’Union européenne envisage 20% de substitution au fossile d’ici 2020 (Hydrogen
Workshop, novembre 2001).
25.4.12. QUELS SONT LES ACTEURS DE L’HYDROGÈNE ?
Comme il a été précisé précédemment, la nouvelle ère de l’hydrogène a déjà commencé et plusieurs acteurs, en France comme en Europe et dans le monde, s’intéressent déjà à l’hydrogène.
En France, les acteurs majeurs de l’hydrogène et de ses applications sont :
les grands laboratoires de recherche publics (CEA, CNRS, Universités, INRETS,
INERIS, IFP…),
des centres de formation (INSTN, EFE),
des structures et agences publiques (Réseau PACo, Ademe, AFNOR, conseils
régionaux et généraux),
des industriels (Air Liquide et sa filiale AXANE, Snecma, EDF, AREVA via sa filiale
HELION, Gaz de France, TOTAL, PSA, Renault, Composites Aquitaine…),
des associations (AFH 2 , Alphea, Club « Pile à Combustible »).
En Europe, les acteurs sont trop nombreux pour être tous nommés (les Allemands
sont actuellement les plus dynamiques sur le sujet), mais on peut signaler les programmes de recherche de l’Union européenne qui financent de nombreux projets
concernant l’hydrogène et les piles à combustible (environ 30 M€/an pour ces programmes dans le 5
e PCRD, et probablement davantage dans le 6
e PCRD), ainsi que
plusieurs associations nationales et l’Association Européenne de l’Hydrogène (EHA)
qui les fédèrent.
Dans le reste du monde, des pays sont particulièrement en pointe, comme le Japon
(qui s’appuie sur le programme national pluriannuel du METI), le Canada, les Etats-
