25 - LE VECTEUR D’ÉNERGIE « HYDROGÈNE »
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Unis (qui s’appuient sur les programmes FreedomCAR 24 et FreedomFuel décidés en
2003 et d’un montant programmé de 1,7 milliards de dollars sur 5 ans) et l’Islande
(déjà mentionnée précédemment).
25.5. CONCLUSIONS
Quelles que soient les hypothèses que l’on puisse retenir sur le niveau des réserves de combustibles fossiles, le problème le plus urgent est de tout mettre en
œuvre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (en 2004, la France a
déclaré vouloir les réduire d’un facteur 4 d’ici 2050) ; or, il ne paraît pas réaliste de
supposer que l’on puisse exploiter économiquement et en quantités suffisantes,
dans les temps voulus, toutes les sources d’énergie alternatives (renouvelables et
nucléaires) et donc que l’on puisse se priver des combustibles fossiles pendant
encore plusieurs dizaines d’années. La seule solution est donc de transformer ces
combustibles fossiles à la source (pour des raisons techniques et économiques)
pour capturer et séquestrer le gaz carbonique, et ensuite transporter et distribuer
cette énergie par le biais d’un vecteur propre, c’est-à-dire sans carbone : le choix
de l’hydrogène paraît généralement le plus judicieux, d’autant plus que la mise
en œuvre de ce gaz permettra une transition graduelle à partir du gaz naturel dont
l’utilisation va se généraliser dans les prochaines décennies.
Aujourd’hui un produit chimique, l’hydrogène deviendra un vecteur d’énergie. Qu’il
soit produit par reformage de gaz naturel, par électrolyse ou thermochimie en
s’appuyant sur l’énergie nucléaire, ou par transformation des diverses formes de
l’énergie solaire, l’hydrogène sera simple à fabriquer, à stocker, à transporter, à
distribuer et à transformer dès lors que les travaux de R&D en cours dans tous les
laboratoires de recherche du monde auront abouti.
Sur le plan de la sûreté et de la réglementation, il n’apparaît aucune difficulté particulière et les travaux nécessaires ont démarré il y a déjà plusieurs années.
Depuis peu, les décideurs français les plus concernés (ministères de la Recherche,
des Transports, de l’Environnement et de l’Industrie, Ademe) manifestent clairement leur appui au développement de ce futur vecteur ; après la mise en place du
Réseau « PACo 25 » en juin 1999, qui a permis le cofinancement de nombreux projets incluant l’hydrogène, une première manifestation nationale, « La pile à combustible et l’hydrogène », s’est déroulée le 13 décembre 2001 au ministère de l’Industrie, le premier Congrès européen sur l’hydrogène (EHEC 2003) s’est déroulé à
Grenoble en septembre 2003 et le Congrès mondial de l’hydrogène (WHEC 2006)
se déroulera en France, à Lyon, en juin 2006.
24 Le plan FreedomCAR (Cooperative Automotive Research) a été dévoilé le 09 janvier 2002, par le
Secrétaire à l’Energie. Il a pour objectif de développer l’« Hydrogen Economy of the Future ».
25 Réseau de Recherche et d’Innovation Technologique « Pile à Combustible ».
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Unis (qui s’appuient sur les programmes FreedomCAR 24 et FreedomFuel décidés en
2003 et d’un montant programmé de 1,7 milliards de dollars sur 5 ans) et l’Islande
(déjà mentionnée précédemment).
25.5. CONCLUSIONS
Quelles que soient les hypothèses que l’on puisse retenir sur le niveau des réserves de combustibles fossiles, le problème le plus urgent est de tout mettre en
œuvre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (en 2004, la France a
déclaré vouloir les réduire d’un facteur 4 d’ici 2050) ; or, il ne paraît pas réaliste de
supposer que l’on puisse exploiter économiquement et en quantités suffisantes,
dans les temps voulus, toutes les sources d’énergie alternatives (renouvelables et
nucléaires) et donc que l’on puisse se priver des combustibles fossiles pendant
encore plusieurs dizaines d’années. La seule solution est donc de transformer ces
combustibles fossiles à la source (pour des raisons techniques et économiques)
pour capturer et séquestrer le gaz carbonique, et ensuite transporter et distribuer
cette énergie par le biais d’un vecteur propre, c’est-à-dire sans carbone : le choix
de l’hydrogène paraît généralement le plus judicieux, d’autant plus que la mise
en œuvre de ce gaz permettra une transition graduelle à partir du gaz naturel dont
l’utilisation va se généraliser dans les prochaines décennies.
Aujourd’hui un produit chimique, l’hydrogène deviendra un vecteur d’énergie. Qu’il
soit produit par reformage de gaz naturel, par électrolyse ou thermochimie en
s’appuyant sur l’énergie nucléaire, ou par transformation des diverses formes de
l’énergie solaire, l’hydrogène sera simple à fabriquer, à stocker, à transporter, à
distribuer et à transformer dès lors que les travaux de R&D en cours dans tous les
laboratoires de recherche du monde auront abouti.
Sur le plan de la sûreté et de la réglementation, il n’apparaît aucune difficulté particulière et les travaux nécessaires ont démarré il y a déjà plusieurs années.
Depuis peu, les décideurs français les plus concernés (ministères de la Recherche,
des Transports, de l’Environnement et de l’Industrie, Ademe) manifestent clairement leur appui au développement de ce futur vecteur ; après la mise en place du
Réseau « PACo 25 » en juin 1999, qui a permis le cofinancement de nombreux projets incluant l’hydrogène, une première manifestation nationale, « La pile à combustible et l’hydrogène », s’est déroulée le 13 décembre 2001 au ministère de l’Industrie, le premier Congrès européen sur l’hydrogène (EHEC 2003) s’est déroulé à
Grenoble en septembre 2003 et le Congrès mondial de l’hydrogène (WHEC 2006)
se déroulera en France, à Lyon, en juin 2006.
24 Le plan FreedomCAR (Cooperative Automotive Research) a été dévoilé le 09 janvier 2002, par le
Secrétaire à l’Energie. Il a pour objectif de développer l’« Hydrogen Economy of the Future ».
25 Réseau de Recherche et d’Innovation Technologique « Pile à Combustible ».
