3 - LA CONSOMMATION DES SOURCES D’ÉNERGIE : UTILISATIONS FINALES, EFFICACITÉ ET PRODUCTIVITÉ
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triques. Des utilisations plus efficaces ne sauraient remplacer des productions
additionnelles, mais il serait peu rationnel de ne pas les traiter ensemble pour les
comparer, puisqu’elles sont le plus souvent substituables. Quatre étapes permettent d’avancer dans cette voie.
On commence par retracer dans leur totalité les filières énergétiques de façon à
convaincre le lecteur que les chaînes de conversion ne s’arrêtent pas à la livraison
de combustibles, carburants, électricité haute ou basse tension, à un consommateur. Au-delà des bornes fixées par les statistiques, apparaît ainsi le champ caché
des choix énergétiques qui prolonge vers l’aval celui mieux connu de la production,
en amont (1
re partie).
Dans ce cadre, les utilisateurs, concepteurs ou équipementiers sont confrontés à
des choix très différents entre eux parce que les services qu’ils doivent satisfaire
n’impliquent pas les mêmes conversions de sources d’énergie et que les gains
potentiels d’efficacité de chacune varient pour des raisons scientifiques (lois de la
thermodynamique, par exemple), techniques (diversité des procédés de conversion), économiques (prix des énergies et des équipements) et sociales (information et habitudes de consommation). La découverte, ou redécouverte, des principaux usages de l’énergie, de leurs techniques de conversion et des déterminants
de leur évolution est indispensable à la compréhension de cette variété de situations (2
e partie).
Quelle est l’incidence des différences d’efficacité d’utilisation, dans le temps et
dans l’espace, sur la croissance de la consommation d’énergie ? Pour apporter une
réponse à la question, un détour s’impose. Le passage d’une efficacité ponctuelle
(mesurée dans le chauffage d’une maison ou la traction d’un véhicule routier) à
une efficacité globale (celle du chauffage domestique ou du transport routier en
France) ne s’effectue pas par simple addition. On doit prendre en considération les
facteurs économiques et sociaux qui influent sur la façon collective de consommer
l’énergie. De la notion technique d’efficacité, on passe à celle, économique, de
productivité, le plus souvent exprimée par son inverse, l’intensité énergétique de
l’activité économique (3
e partie). On peut ensuite s’interroger sur l’influence que
pourra avoir cette dernière sur les trajectoires de consommation mondiale d’énergie à l’horizon 2050 (4
e partie).
3.1. LES CHAÎNES DE CONVERSION : DES SOURCES D’ÉNERGIE
PRIMAIRES À LA SATISFACTION DES SERVICES ÉNERGÉTIQUES
Ce que l’on a pris l’habitude de qualifier « consommation d’énergie », et parfois
même « besoins d’énergie » correspond à ce que les statistiques mesurent le plus
facilement, à savoir les volumes de ressources naturelles qui entrent dans des
chaînes de transformations et conversions successives, indispensables à la satis-
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triques. Des utilisations plus efficaces ne sauraient remplacer des productions
additionnelles, mais il serait peu rationnel de ne pas les traiter ensemble pour les
comparer, puisqu’elles sont le plus souvent substituables. Quatre étapes permettent d’avancer dans cette voie.
On commence par retracer dans leur totalité les filières énergétiques de façon à
convaincre le lecteur que les chaînes de conversion ne s’arrêtent pas à la livraison
de combustibles, carburants, électricité haute ou basse tension, à un consommateur. Au-delà des bornes fixées par les statistiques, apparaît ainsi le champ caché
des choix énergétiques qui prolonge vers l’aval celui mieux connu de la production,
en amont (1
re partie).
Dans ce cadre, les utilisateurs, concepteurs ou équipementiers sont confrontés à
des choix très différents entre eux parce que les services qu’ils doivent satisfaire
n’impliquent pas les mêmes conversions de sources d’énergie et que les gains
potentiels d’efficacité de chacune varient pour des raisons scientifiques (lois de la
thermodynamique, par exemple), techniques (diversité des procédés de conversion), économiques (prix des énergies et des équipements) et sociales (information et habitudes de consommation). La découverte, ou redécouverte, des principaux usages de l’énergie, de leurs techniques de conversion et des déterminants
de leur évolution est indispensable à la compréhension de cette variété de situations (2
e partie).
Quelle est l’incidence des différences d’efficacité d’utilisation, dans le temps et
dans l’espace, sur la croissance de la consommation d’énergie ? Pour apporter une
réponse à la question, un détour s’impose. Le passage d’une efficacité ponctuelle
(mesurée dans le chauffage d’une maison ou la traction d’un véhicule routier) à
une efficacité globale (celle du chauffage domestique ou du transport routier en
France) ne s’effectue pas par simple addition. On doit prendre en considération les
facteurs économiques et sociaux qui influent sur la façon collective de consommer
l’énergie. De la notion technique d’efficacité, on passe à celle, économique, de
productivité, le plus souvent exprimée par son inverse, l’intensité énergétique de
l’activité économique (3
e partie). On peut ensuite s’interroger sur l’influence que
pourra avoir cette dernière sur les trajectoires de consommation mondiale d’énergie à l’horizon 2050 (4
e partie).
3.1. LES CHAÎNES DE CONVERSION : DES SOURCES D’ÉNERGIE
PRIMAIRES À LA SATISFACTION DES SERVICES ÉNERGÉTIQUES
Ce que l’on a pris l’habitude de qualifier « consommation d’énergie », et parfois
même « besoins d’énergie » correspond à ce que les statistiques mesurent le plus
facilement, à savoir les volumes de ressources naturelles qui entrent dans des
chaînes de transformations et conversions successives, indispensables à la satis-
