22 - LES EFFETS SANITAIRES DES RADIATIONS
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Toutefois, dans le contexte actuel de la reconnaissance de pathologies du même
type, tel le syndrome de fatigue chronique [28] ou celui de la guerre du Golfe [29],
l’implication conjointe de facteurs propres au stress et à la présence de facteurs
d’agression dans l’environnement reste une hypothèse à envisager. Le cas des
survivants de Hiroshima et Nagasaki pose un problème à ce titre. On remarque en
effet que la mortalité pour causes autres que le cancer est nettement liée à la dose,
en particulier pour les effets cardio-vasculaires, et ceci dès le niveau de dose de
300 mSv [30]. Les mécanismes d’induction de ce type de pathologie ne sont pas
identifiés. Une hypothèse récemment avancée [31] fait jouer à l’irradiation du cerveau un rôle particulier dans la sécrétion de facteurs de nature endocrine, par analogie avec des observations faites sur l’irradiation du bulbe olfactif chez les rongeurs
qui conduit à une modulation importante des réactions au stress. Cette hypothèse
s’appuie sur une relation entre le niveau d’exposition (entre 30 et 170 mGy) chez
les liquidateurs et la survenue de troubles vasculaires, psychiques et endocrines [32].
Bien que l’hypothèse reste fragile et qu'elle ne soit pas vérifiée dans les groupes
de patients en radiothérapie, il n’est pas à exclure qu’aux facteurs de stress liés
à la situation sociale très perturbée soit surajoutée, pour quelques groupes exposés dans la gamme de la centaine de millisieverts, une réaction spécifique à l’irradiation. Cette hypothèse peut trouver des explications dans les réponses cellulaires
à l’irradiation, notamment par les réponses de type « bystander », mais elle n’est
pas envisageable pour les faibles débits de dose et pour les doses inférieures à
10 mSv [31].
22.5. IMPACT SANITAIRE DE L’INDUSTRIE NUCLÉAIRE
Différentes composantes de l’industrie nucléaire contribuent à exposer l’homme, de
l’extraction du minerai d’uranium à l’aval du cycle que constituent les rejets à l’environnement et l’entreposage des déchets puis leur stockage définitif ou réversible.
Ces différentes composantes sont identifiées et mesurées ou modélisées et font
l’objet d’une mise à jour régulière dans les publications de l’UNSCEAR. Certaines
des activités ont un impact essentiellement local, comme les résidus miniers,
d’autres ont un impact régional, d’autres enfin un impact mondial en raison de la
grande diffusibilité de la source radioactive et de la très longue période physique
de certains isotopes.
L’exposition du public due à ces sources de radioactivité ajoutées à l’environnement ne peut dépasser une valeur limite fixée, en France, par le décret 2001-215
du 8 mars 2001 qui transpose en droit français cette partie de la directive européenne 96-29, à 1 mSv/an. Par ailleurs, toute activité créant une source d’exposition
du public aux rayonnements ionisants est contrôlée par les services de l’Etat après
autorisation ou déclaration selon le niveau considéré (voir le document 1420 du
Journal Officiel de la République française).
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Toutefois, dans le contexte actuel de la reconnaissance de pathologies du même
type, tel le syndrome de fatigue chronique [28] ou celui de la guerre du Golfe [29],
l’implication conjointe de facteurs propres au stress et à la présence de facteurs
d’agression dans l’environnement reste une hypothèse à envisager. Le cas des
survivants de Hiroshima et Nagasaki pose un problème à ce titre. On remarque en
effet que la mortalité pour causes autres que le cancer est nettement liée à la dose,
en particulier pour les effets cardio-vasculaires, et ceci dès le niveau de dose de
300 mSv [30]. Les mécanismes d’induction de ce type de pathologie ne sont pas
identifiés. Une hypothèse récemment avancée [31] fait jouer à l’irradiation du cerveau un rôle particulier dans la sécrétion de facteurs de nature endocrine, par analogie avec des observations faites sur l’irradiation du bulbe olfactif chez les rongeurs
qui conduit à une modulation importante des réactions au stress. Cette hypothèse
s’appuie sur une relation entre le niveau d’exposition (entre 30 et 170 mGy) chez
les liquidateurs et la survenue de troubles vasculaires, psychiques et endocrines [32].
Bien que l’hypothèse reste fragile et qu'elle ne soit pas vérifiée dans les groupes
de patients en radiothérapie, il n’est pas à exclure qu’aux facteurs de stress liés
à la situation sociale très perturbée soit surajoutée, pour quelques groupes exposés dans la gamme de la centaine de millisieverts, une réaction spécifique à l’irradiation. Cette hypothèse peut trouver des explications dans les réponses cellulaires
à l’irradiation, notamment par les réponses de type « bystander », mais elle n’est
pas envisageable pour les faibles débits de dose et pour les doses inférieures à
10 mSv [31].
22.5. IMPACT SANITAIRE DE L’INDUSTRIE NUCLÉAIRE
Différentes composantes de l’industrie nucléaire contribuent à exposer l’homme, de
l’extraction du minerai d’uranium à l’aval du cycle que constituent les rejets à l’environnement et l’entreposage des déchets puis leur stockage définitif ou réversible.
Ces différentes composantes sont identifiées et mesurées ou modélisées et font
l’objet d’une mise à jour régulière dans les publications de l’UNSCEAR. Certaines
des activités ont un impact essentiellement local, comme les résidus miniers,
d’autres ont un impact régional, d’autres enfin un impact mondial en raison de la
grande diffusibilité de la source radioactive et de la très longue période physique
de certains isotopes.
L’exposition du public due à ces sources de radioactivité ajoutées à l’environnement ne peut dépasser une valeur limite fixée, en France, par le décret 2001-215
du 8 mars 2001 qui transpose en droit français cette partie de la directive européenne 96-29, à 1 mSv/an. Par ailleurs, toute activité créant une source d’exposition
du public aux rayonnements ionisants est contrôlée par les services de l’Etat après
autorisation ou déclaration selon le niveau considéré (voir le document 1420 du
Journal Officiel de la République française).
