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Roland MASSE
exposées massivement aux doses provenant des déchets de l’industrie nucléaire
militaire soviétique 9 , les enfants massivement exposés aux retombées d’iodes radioactifs de la catastrophe de Tchernobyl ont développé des excès significatifs de cancers [2]. Il n’est toutefois pas observé d’excès dans ces populations pour des doses
inférieures à 200 mSv chez l’adulte et 100 mSv chez l’enfant. Une exception possible existe dans le cas des irradiations diagnostiques in utero où un excès contesté [6]
pourrait avoir été induit dès 10 mSv. Les cancers radio-induits peuvent apparaître
dans pratiquement tous les tissus, mais les leucémies d’une manière générale et
les cancers de la thyroïde chez l’enfant sont les plus significativement induits par
irradiation.
Par simplification et pour les besoins de l’évaluation de risque et de la radioprotection, une expression normalisée 10 du risque total de cancer fatal a été fixée à 5%
de cancers induits par sievert pour les populations, et 4% par sievert pour les travailleurs, la différence tenant à la démographie et à la sensibilité des classes d’âge
les plus jeunes.
( ) valeur maximum
Kerala (Inde)
3,8 (35)
Norvège 0,63 (10,5)
Danemark 0,33 (0,45)
Allemagne 0,48 (3,8)
Chine 0,54 (3,0)
Japon 0,43 (1,26)
USA 0,40 (0,88)
Inde 0,48 (9,6)
Ramsar (Iran)
10,2 (260)
Guarapari (Brésil)
5,5 (35)
Yangjiang (Chine)
3,51 (5,4)
22.1 - Valeurs moyennes et expositions maximales (entre parenthèses),
en millisieverts, à la radioactivité naturelle dans divers pays du monde
d’après MORTAZAVI (Kyoto, Japon)
9 En particulier dans la région de l’Oural où de 1949 à 1956 la rivière Techa a reçu environ 80 millions
de m
3 de déchets radioactifs, totalisant 10
17 Bq dont 98% en 1950-1951. Les radioéléments impliqués
sont essentiellement le césium 137, des terres rares, du strontium 89 et 90, du ruthénium, du zirconium-niobium…, exposant les populations à la fois par voie externe et interne. Les études épidémiologiques détectent un excès de leucémies : 37 cas observés par rapport à 19 attendus dans ces
populations de 30 000 habitants exposées en moyenne à 500 mSv [UNSCEAR, 2000].
10 La pondération tient compte notamment de la qualité du rayonnement, du débit de dose et de la
structure démographique de la population. Elle fait l’hypothèse d’une proportionnalité entre la dose
et l’effet et de la nature globalement multiplicative du risque par rapport au taux de base du cancer
dans la population considérée.
Roland MASSE
exposées massivement aux doses provenant des déchets de l’industrie nucléaire
militaire soviétique 9 , les enfants massivement exposés aux retombées d’iodes radioactifs de la catastrophe de Tchernobyl ont développé des excès significatifs de cancers [2]. Il n’est toutefois pas observé d’excès dans ces populations pour des doses
inférieures à 200 mSv chez l’adulte et 100 mSv chez l’enfant. Une exception possible existe dans le cas des irradiations diagnostiques in utero où un excès contesté [6]
pourrait avoir été induit dès 10 mSv. Les cancers radio-induits peuvent apparaître
dans pratiquement tous les tissus, mais les leucémies d’une manière générale et
les cancers de la thyroïde chez l’enfant sont les plus significativement induits par
irradiation.
Par simplification et pour les besoins de l’évaluation de risque et de la radioprotection, une expression normalisée 10 du risque total de cancer fatal a été fixée à 5%
de cancers induits par sievert pour les populations, et 4% par sievert pour les travailleurs, la différence tenant à la démographie et à la sensibilité des classes d’âge
les plus jeunes.
( ) valeur maximum
Kerala (Inde)
3,8 (35)
Norvège 0,63 (10,5)
Danemark 0,33 (0,45)
Allemagne 0,48 (3,8)
Chine 0,54 (3,0)
Japon 0,43 (1,26)
USA 0,40 (0,88)
Inde 0,48 (9,6)
Ramsar (Iran)
10,2 (260)
Guarapari (Brésil)
5,5 (35)
Yangjiang (Chine)
3,51 (5,4)
22.1 - Valeurs moyennes et expositions maximales (entre parenthèses),
en millisieverts, à la radioactivité naturelle dans divers pays du monde
d’après MORTAZAVI (Kyoto, Japon)
9 En particulier dans la région de l’Oural où de 1949 à 1956 la rivière Techa a reçu environ 80 millions
de m
3 de déchets radioactifs, totalisant 10
17 Bq dont 98% en 1950-1951. Les radioéléments impliqués
sont essentiellement le césium 137, des terres rares, du strontium 89 et 90, du ruthénium, du zirconium-niobium…, exposant les populations à la fois par voie externe et interne. Les études épidémiologiques détectent un excès de leucémies : 37 cas observés par rapport à 19 attendus dans ces
populations de 30 000 habitants exposées en moyenne à 500 mSv [UNSCEAR, 2000].
10 La pondération tient compte notamment de la qualité du rayonnement, du débit de dose et de la
structure démographique de la population. Elle fait l’hypothèse d’une proportionnalité entre la dose
et l’effet et de la nature globalement multiplicative du risque par rapport au taux de base du cancer
dans la population considérée.
