22 - LES EFFETS SANITAIRES DES RADIATIONS
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les cellules germinales, cancérogènes lorsqu’ils concernent les autres tissus, dits
somatiques.
D’une manière générale, les effets stochastiques des rayonnements ne se distinguent pas des troubles dans la descendance ou des cancers qui résultent d’autres
causes, génétiques, toxiques ou liées au mode de vie. L’épidémiologie des populations exposées, qui les met statistiquement en évidence dans certains cas, ne permet donc pas l’attribution individuelle de l’effet observé à une cause spécifique,
elle met en évidence des conséquences sanitaires de l’exposition de la population
aux rayonnements ionisants, et nécessite que tous les facteurs possibles associés
à cet effet soient pris en considération.
EFFETS HÉRÉDITAIRES
« Radiation exposure has never been demonstrated to cause hereditary effects
in human populations. The absence of observable effects in children of survivors
of the atomic bombings in Japan, one of the largest study populations, indicates
that moderate acute radiation exposures of even a relatively large human population must have little impact. » C’est par ce texte que le dernier rapport UNSCEAR
témoigne de l’état des connaissances acquises sur les effets génétiques de l’irradiation, à l’Assemblée générale des Nations Unies en 2001 [5]. Il n’y a là rien de
surprenant, les scientifiques sont d’accord sur ce point depuis plus de 20 ans. Il
demeure néanmoins que le risque génétique est par précaution pris en compte
dans les réglementations, au titre de la gestion du risque, depuis les années 1950 ;
il est uniquement extrapolé à partir de connaissances acquises chez l’animal. Il y
a donc doute sur l’existence réelle de ce risque chez l’homme, bien que le phénomène de mutation induite par irradiation soit général dans le règne végétal et
animal. La biologie moléculaire montre d’ailleurs, dans le cas des liquidateurs de
Tchernobyl, que certaines modifications du génome paternel peuvent être transmises aux enfants, transitoirement au moins, sans conséquence pour leur santé.
Ces modifications affectent des fragments instables d’ADN (acide désoxyribonucléique), non-impliqués dans la genèse des maladies et leur mode d’acquisition est
incertain [5] ; il est donc vraisemblable que les mutations touchant les gènes actifs
sont soumises à des mécanismes de sélection différents selon les espèces 8 , et
l’espèce humaine apparaît sur ce point protégée bien que le taux de malformations
congénitales spontanées soit de l’ordre de 6% [5].
INDUCTION DE CANCERS
Les survivants d’Hiroshima et de Nagasaki, les patients traités par irradiation, certains
groupes professionnels, notamment les mineurs d’uranium, certaines populations
8 La possibilité d’une sensibilisation à l’induction de cancers par des agents chimiques, induite par
irradiation des gonades et transmise par voie génétique, a été envisagée mais n’est pas établie chez
l’homme.
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