20 - LE STOCKAGE DES DÉCHETS NUCLÉAIRES EN SITE PROFOND
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que généralement on se réfère au flux directionnel vers le haut ou le bas, w 1 = 0,5w 0 .
Il s’ensuit que, dans le cas du site de Bures et en prenant L B = L H = 50 m, on obtient :
T D = T 0 + 30w 1
Des valeurs typiques [4] de w 1 varient d’une fraction de W/m
2 à 10 W/m
2 . Dans le
dernier cas, des températures dépassant 300°C peuvent être atteintes. Dans ces
conditions l’eau contenue dans l’argile s’évapore. Ceci est favorable du point de
vue de la diffusion des radioéléments, aussi bien qu’en ce qui concerne les risques
d’intrusion. Toutefois de telles températures ne seront présentes que pendant quelques centaines d’années alors qu’on ignore, actuellement, quels types de modifications structurelles l’argile aurait subies.
Tableau III - Quantité de chaleur massique produite
par des combustibles UOx de REP sans et avec retraitement
Une irradiation de 45 GWjour/tonne est supposée.
Temps écoulé
depuis le déchargement
Combustible irradié UOx (PWR)
[W/tonne]
Verres
de retraitement
100
417
155
300
183
29
1000
74
10
Le tableau III compare les quantités de chaleur produite par des combustibles irradiés UOx sans retraitement à celle produite par les verres de retraitement. Selon le
tableau et en choisissant une température limite de 100°C, il est possible de calculer la surface minimum du site de stockage pour 100 000 t de combustible irradié.
On la calcule pour un temps écoulé de 100 ans après déchargement des combustibles. On trouve une surface de 10 km
2 dans le cas des combustibles non-retraités
et d’environ un tiers de cette valeur pour les verres de retraitement.
20.4. PRISE EN COMPTE DE L’ALÉA GÉOLOGIQUE
Les calculs réalisés à ce jour s’appuient sur les connaissances disponibles pour le
site de l’Est de la France. Celles relatives au milieu géologique ont été acquises
dans un premier temps à partir des études documentaires, puis entre 1994 et 1996
grâce à la mise en œuvre d’un ensemble de méthodes peu ou pas intrusives :
parmi les premières, les forages ont permis de mesurer les caractéristiques de la
formation géologique à l’échelle très locale ; les échantillons prélevés ont servi à
l’ensemble des mesures et caractérisations de type géologique, géomécanique
ou géochimiques ;
les méthodes non-intrusives sont celles de la géophysique, et en particulier la géophysique 3D réalisée sur l’emprise du laboratoire souterrain. Aucun accident tec-
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