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Hervé NIFENECKER & Gérald OUZOUNIAN
tonique n’a été détecté, confirmant ainsi les caractéristiques de stabilité sismotectonique du site, lesquelles constituaient un des critères de sa sélection.
Des évolutions d’origine externe sont aussi prises en compte, notamment avec les
changements climatiques et leurs conséquences géomorphologiques et hydrogéologiques. Les études réalisées ne montrent pas d’influence significative sur les
temps de transfert des radionucléides, même dans des conditions extrêmes. Les
successions d’évènements climatiques sont aussi prises en compte.
20.5. POURQUOI UN LABORATOIRE SOUTERRAIN ?
Les travaux entrepris avec la création du laboratoire souterrain sont destinés d’une
part à vérifier les caractéristiques de la formation du Callovo-Oxfordien à l’échelle
des installations étudiées, et d’autre part à la soumettre à un ensemble de sollicitations destinées à vérifier sa robustesse.
Les programmes en cours de mise en place prévoient de compléter les caractérisations géologiques et hydrodynamiques du site. On cherchera en premier lieu à vérifier les conditions d’homogénéité et de continuité de la formation, avec l’absence
de failles susceptibles de constituer des courts-circuits hydrauliques au sein de la
formation du Callovo-Oxfordien. Ensuite les régimes hydrogéologiques locaux, ainsi
que leurs évolutions possibles, font l’objet d’analyses fines à partir de réseaux de
forages enregistrant les comportements des aquifères durant le déroulement des
travaux, notamment en cours de forage des puits d’accès au laboratoire souterrain.
Des données de migration ont aussi été utilisées pour le calcul de sûreté ; elles
concernent la diffusion et les coefficients de retard. Dans les deux cas, les mesures
ont été réalisées à l’échelle d’échantillons centimétriques. Les déterminations in
situ, ou à partir d’échantillons de plus grande taille, sont nécessaires pour vérifier
le caractère dimensionnant des valeurs retenues. Un autre point important est
celui de l’accès à l’eau. La forme chimique des différentes espèces dépend de la
chimie de l’eau, des processus de sa régulation en milieu naturel. Or une des difficultés est de déterminer de manière fiable les caractéristiques d’une eau qu’il est
très difficile d’extraire à partir d’échantillons de petite taille. Le laboratoire souterrain permet l’accès direct, et donc un certain nombre de dispositifs d’échantillonnage et de mesures destinés à mieux préciser cette chimie. Parmi les études en
laboratoire souterrain, on n’omettra pas de citer celles de la géomécanique, d’abord
pour s’assurer de la constructibilité d’ouvrage sûrs, mais aussi pour l’étude de zones
endommagées aux parois des ouvrages et susceptibles de constituer des courtscircuits hydrauliques.
Des matériaux exogènes seraient aussi mis en place dans le stockage, dont les
déchets eux-mêmes. Les différentes formes d’interactions qu’ils pourront engendrer doivent également être étudiées in situ, et en particulier les effets dus à leur
dégagement thermique, ainsi que le vieillissement des matériaux. Le programme
Hervé NIFENECKER & Gérald OUZOUNIAN
tonique n’a été détecté, confirmant ainsi les caractéristiques de stabilité sismotectonique du site, lesquelles constituaient un des critères de sa sélection.
Des évolutions d’origine externe sont aussi prises en compte, notamment avec les
changements climatiques et leurs conséquences géomorphologiques et hydrogéologiques. Les études réalisées ne montrent pas d’influence significative sur les
temps de transfert des radionucléides, même dans des conditions extrêmes. Les
successions d’évènements climatiques sont aussi prises en compte.
20.5. POURQUOI UN LABORATOIRE SOUTERRAIN ?
Les travaux entrepris avec la création du laboratoire souterrain sont destinés d’une
part à vérifier les caractéristiques de la formation du Callovo-Oxfordien à l’échelle
des installations étudiées, et d’autre part à la soumettre à un ensemble de sollicitations destinées à vérifier sa robustesse.
Les programmes en cours de mise en place prévoient de compléter les caractérisations géologiques et hydrodynamiques du site. On cherchera en premier lieu à vérifier les conditions d’homogénéité et de continuité de la formation, avec l’absence
de failles susceptibles de constituer des courts-circuits hydrauliques au sein de la
formation du Callovo-Oxfordien. Ensuite les régimes hydrogéologiques locaux, ainsi
que leurs évolutions possibles, font l’objet d’analyses fines à partir de réseaux de
forages enregistrant les comportements des aquifères durant le déroulement des
travaux, notamment en cours de forage des puits d’accès au laboratoire souterrain.
Des données de migration ont aussi été utilisées pour le calcul de sûreté ; elles
concernent la diffusion et les coefficients de retard. Dans les deux cas, les mesures
ont été réalisées à l’échelle d’échantillons centimétriques. Les déterminations in
situ, ou à partir d’échantillons de plus grande taille, sont nécessaires pour vérifier
le caractère dimensionnant des valeurs retenues. Un autre point important est
celui de l’accès à l’eau. La forme chimique des différentes espèces dépend de la
chimie de l’eau, des processus de sa régulation en milieu naturel. Or une des difficultés est de déterminer de manière fiable les caractéristiques d’une eau qu’il est
très difficile d’extraire à partir d’échantillons de petite taille. Le laboratoire souterrain permet l’accès direct, et donc un certain nombre de dispositifs d’échantillonnage et de mesures destinés à mieux préciser cette chimie. Parmi les études en
laboratoire souterrain, on n’omettra pas de citer celles de la géomécanique, d’abord
pour s’assurer de la constructibilité d’ouvrage sûrs, mais aussi pour l’étude de zones
endommagées aux parois des ouvrages et susceptibles de constituer des courtscircuits hydrauliques.
Des matériaux exogènes seraient aussi mis en place dans le stockage, dont les
déchets eux-mêmes. Les différentes formes d’interactions qu’ils pourront engendrer doivent également être étudiées in situ, et en particulier les effets dus à leur
dégagement thermique, ainsi que le vieillissement des matériaux. Le programme
