20 - LE STOCKAGE DES DÉCHETS NUCLÉAIRES EN SITE PROFOND
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tégration de l’uranium 238 qui représente l’essentiel du poids des combustibles irradiés, dans le cas considéré 2000 t. A l’équilibre radioactif, le poids du radium 226
est donc dans le rapport des périodes avec celui du l’
238 U, soit 700 g.
L’impact calculé est notablement plus important que dans le cas du scénario d’évolution normale présenté auparavant. Il reste toutefois raisonnable dans la mesure
où il est de l’ordre de la radioactivité naturelle. Il est largement dominé par l’iode
et le radium. En ce qui concerne ce dernier, il est intéressant de remarquer qu’il
aurait été de toute façon produit et relâché puisqu’il est d’origine naturelle, étant
descendant de l’uranium 238. Le problème éventuellement posé aurait pour origine la concentration de l’uranium en un site unique apparaissant ainsi comme un
filon minier particulièrement abondant et concentré. L’utilisation de l’uranium 238
dans des réacteurs surrégénérateurs supprimerait la nécessité de le stocker en
site géologique.
Aussi bien pour l’uranium 238 que pour l’iode, il est clair que le confinement ne peut
être assuré : en ce qui concerne l’uranium 238 du fait de sa très grande durée de
vie, en ce qui concerne l’iode du fait de sa grande mobilité. Dans les deux cas la
question peut se poser de savoir s’il ne serait pas préférable de les diluer le plus possible dans l’environnement (en particulier dans l’océan), plutôt que de les concentrer en un site particulier.
Ceci nous ramène à la question évoquée d’entrée : concentration et stockage ou dilution. La concentration envisagée ici pour un site de stockage a des conséquences
faibles en l’absence d’intrusion.
Une telle intrusion pourrait être motivée par la présence d’un filon de matière fertile bien plus concentrée que celle des minerais naturels, et nous ne pouvons pas
anticiper sur les choix énergétiques futurs et donc sur l’intérêt qu’il pourrait présenter. Du point de vue de la sécurité, un débat sur stockage ou dilution mériterait
donc d’être lancé et argumenté de manière scientifique.
20.3.PRODUCTION DE CHALEUR ET DIMENSIONNEMENT DU SITE
De ce qui précède on voit que la source principale d’irradiation des populations dans
un futur lointain proviendrait de l’iode 129 et de l’uranium 238. Les contributions des
autres actinides seraient très faibles, à l’exception éventuelle du neptunium 237.
On peut alors se poser la question de l’intérêt qu’aurait, du point de vue du stockage en site profond, l’incinération des actinides, y compris le plutonium. En fait
l’intérêt potentiel de l’incinération des actinides provient des contraintes liées au
dégagement de chaleur des colis. Un ordre de grandeur de ces contraintes peut
être obtenu à partir d’un calcul simple de l’écoulement de chaleur dans la couche
confinante.
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tégration de l’uranium 238 qui représente l’essentiel du poids des combustibles irradiés, dans le cas considéré 2000 t. A l’équilibre radioactif, le poids du radium 226
est donc dans le rapport des périodes avec celui du l’
238 U, soit 700 g.
L’impact calculé est notablement plus important que dans le cas du scénario d’évolution normale présenté auparavant. Il reste toutefois raisonnable dans la mesure
où il est de l’ordre de la radioactivité naturelle. Il est largement dominé par l’iode
et le radium. En ce qui concerne ce dernier, il est intéressant de remarquer qu’il
aurait été de toute façon produit et relâché puisqu’il est d’origine naturelle, étant
descendant de l’uranium 238. Le problème éventuellement posé aurait pour origine la concentration de l’uranium en un site unique apparaissant ainsi comme un
filon minier particulièrement abondant et concentré. L’utilisation de l’uranium 238
dans des réacteurs surrégénérateurs supprimerait la nécessité de le stocker en
site géologique.
Aussi bien pour l’uranium 238 que pour l’iode, il est clair que le confinement ne peut
être assuré : en ce qui concerne l’uranium 238 du fait de sa très grande durée de
vie, en ce qui concerne l’iode du fait de sa grande mobilité. Dans les deux cas la
question peut se poser de savoir s’il ne serait pas préférable de les diluer le plus possible dans l’environnement (en particulier dans l’océan), plutôt que de les concentrer en un site particulier.
Ceci nous ramène à la question évoquée d’entrée : concentration et stockage ou dilution. La concentration envisagée ici pour un site de stockage a des conséquences
faibles en l’absence d’intrusion.
Une telle intrusion pourrait être motivée par la présence d’un filon de matière fertile bien plus concentrée que celle des minerais naturels, et nous ne pouvons pas
anticiper sur les choix énergétiques futurs et donc sur l’intérêt qu’il pourrait présenter. Du point de vue de la sécurité, un débat sur stockage ou dilution mériterait
donc d’être lancé et argumenté de manière scientifique.
20.3.PRODUCTION DE CHALEUR ET DIMENSIONNEMENT DU SITE
De ce qui précède on voit que la source principale d’irradiation des populations dans
un futur lointain proviendrait de l’iode 129 et de l’uranium 238. Les contributions des
autres actinides seraient très faibles, à l’exception éventuelle du neptunium 237.
On peut alors se poser la question de l’intérêt qu’aurait, du point de vue du stockage en site profond, l’incinération des actinides, y compris le plutonium. En fait
l’intérêt potentiel de l’incinération des actinides provient des contraintes liées au
dégagement de chaleur des colis. Un ordre de grandeur de ces contraintes peut
être obtenu à partir d’un calcul simple de l’écoulement de chaleur dans la couche
confinante.
