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Hervé NIFENECKER & Gérald OUZOUNIAN
ponibilité de technologies et de connaissances équivalentes à celles d’aujourd’hui
(forages profonds). L’observation d’un objet atypique devrait alors déclencher les
mesures, dont les résultats conduiraient naturellement à confiner le risque aux seuls
intervenants sur le forage dans lequel le carottage est réalisé.
UTILISATION DU PUITS POUR SOUTIRER DE L’EAU POTABLE
On veut étudier le cas d'un stockage situé dans une couche d'argile dans lequel
on fore un puits. Pour fixer les idées, nous supposons que le puits débite 10 m
3 par
jour, et donc que α = 4 ×10
–4 . Notons que là aussi le scénario est original puisqu’il
consiste à chercher de l’eau là où il n’y en a pas. L’intérêt de l’approche réside dans
le fait de définir une enveloppe de la sûreté du projet.
La conception même des stockages est modulaire ; chaque module comprend un
certain nombre de cavités (ou alvéoles) à l’intérieur desquelles est disposé un nombre limité de colis de déchets. Par conception également, on cherche à ne prévoir
que des ouvrages indépendants entre eux, en particulier du point de vue hydraulique ; ceci est assuré par l’espacement entre les modules. Le pompage à partir
d’un forage réalisé soit directement à travers une galerie de manutention desservant plusieurs alvéoles, soit à travers le milieu géologique au voisinage immédiat
d’une alvéole permettrait de solliciter hydrauliquement la zone environnante, c’està-dire une fraction du stockage. Le cas le plus pénalisant correspondrait au forage
à travers la galerie de manutention, dont la zone d’influence concerne un module
équivalent à 2000 tCI. Le calcul a été réalisé cette fois-ci en prenant en compte une
barrière ouvragée, l’objectif étant d’évaluer sa performance. Le transfert des radionucléides est supposé ici se réaliser à travers le bouchon d’argile placé à la fermeture des alvéoles. Comme précédemment, nous donnons un traitement schématique pour deux cas particulièrement représentatifs et le résultat du calcul complet
pour un ensemble de radioéléments.
Principe du calcul
Les combustibles sont entourés d'une barrière ouvragée de 0,6 mètre d'épaisseur.
Chaque module comporte environ 12 éléments combustibles, et un ouvrage comporte 4 modules. Chaque élément pèse 0,5 t. Le poids total de combustible accessible par ouvrage vaut donc 24 t. Chaque ouvrage est fermé par un bouchon de
2 mètres d'épaisseur. Les galeries donnent accès à environ 80 ouvrages, soit environ 2000 tonnes par galerie. On suppose un forage à travers la galerie, ce qui correspond au cas le plus pénalisant. L'épaisseur d'argile vaut donc 2,6 m.
Parmi les éléments lourds, le radium se caractérise par un faible retard de diffusion,
comme on peut le voir dans le tableau I. Le retard à la diffusion à travers les bouchons vaut 4200 ans. La période radioactive du
226 Ra, égale à 1600 ans, est du même
ordre de grandeur que ce retard, ce qui laisse prévoir qu’une part importante du
radium pourra se trouver dans l’eau extraite du puits. Le cas est, ici, très différent
de celui du fonctionnement normal du site. Le radium 226 est un produit de la désin-
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