20 - LE STOCKAGE DES DÉCHETS NUCLÉAIRES EN SITE PROFOND
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Le maximum de débit d’activité est donné par l’iode, avec un pic à 10
7 Bq/an à
2 ×10
6 ans. La dose est aussi dominée par l’iode. Son comportement étant piloté
par la diffusion, l’apparition de l’iode à l’exutoire sera sensiblement proportionnelle
au terme source, c’est-à-dire à l’inventaire stocké. Il s’ensuit que, pour comparer
les résultats au cas d’un stockage plus important, il faut multiplier les débits d’activité par le facteur correspondant, au maximum d’environ 5, pour un stockage de
100 000 tCI.
Le niobium est limité à la fois par sa diffusion et par sa précipitation. Le technétium
comme le sélénium sont limités par la précipitation de composés solides ; la dose
qui leur est liée est donc peu sensible au terme source, mais plutôt proportionnelle
à la surface d’entrée des radioéléments dans la couche d’argile.
On constate que même pour un stockage de 100 000 t l’irradiation maximale de la
population de référence reste faible.
20.2.6. CAS D’UNE INTRUSION ACCIDENTELLE
Alors que, dans le cas d’un fonctionnement normal, on voit, de ce qui précède, que le
stockage profond des déchets nucléaires ne semble devoir poser à aucun moment
du futur de problème de santé publique significatif, on doit, bien entendu, étudier
les conséquences de scénarios accidentels. A titre d’exemple, nous considérons le
cas d’un forage à travers le stockage. On suppose que le forage se situe au-delà de
500 ans, après une période durant laquelle la mémoire et la surveillance sont assurées. Dans ces conditions, un forage présenterait deux types de dangers :
remontée d’éléments radioactifs avec les carottes de forage, ces éléments ne
devant pas en principe passer dans la chaîne alimentaire, mais pouvant être causes d’irradiation externe ;
utilisation du forage pour obtenir de l’eau potable avec possibilité de contamination de l’eau de boisson lors de la remontée à travers le stockage.
CAROTTES DE FORAGE
Dans le cas du forage, le premier effet à envisager serait alors l’irradiation au contact
des opérateurs ramenant les échantillons de « déchets ». On peut aussi dessiner
des scénarios stylisés, destinés à cadrer des effets sur un groupe plus important
de la population. L’ingestion directe des carottes est, évidemment, impossible à
envisager. Une ingestion indirecte par contamination des eaux, par exemple, pourrait être imaginée. Il faudrait alors que l’eau de consommation lessive la carotte. Un
tel scénario paraît difficilement envisageable, d’autant plus que la probabilité d’un
forage rencontrant précisément un élément de combustible est faible. En revanche,
le risque d’irradiation externe doit être apprécié, notamment pour les opérateurs ;
les analyses de sûreté doivent intégrer un ensemble d’hypothèses relatives à la
société, et en particulier le fait que l’occurrence d’un tel scénario suppose la dis-
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