18 - LE SOLAIRE THERMODYNAMIQUE
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Or celles-ci sont optimistes en ce sens qu’elles créditent la filière, pour des réalisations de grande taille, d’un rendement net annuel qui pourrait atteindre les 20% 6 , à
comparer aux 14% attendus de SEGS VIII. La centrale solaire à tour équipée pour
le sel fondu devrait donc donner de meilleurs résultats que celle équipée de miroirs
cylindro-paraboliques et parcourue par de l’huile de synthèse. Mais c’est là une projection et non un constat. De nouvelles réalisations seraient les bienvenues pour
approfondir ce jugement qui, pour le moment, relève encore de l’intuition.
18.4.3. UN DOMAINE ENCORE À DÉFRICHER :
CELUI DE LA FILIÈRE PARABOLIQUE
On a dit que le développement de cette filière était freiné par l’absence d’une industrie des moteurs Stirling. En effet, la logique même de cette voie est de construire
de très nombreuses petites installations pour bénéficier de l’effet de série. Si ce
bénéfice n’existe pas, la formule perd beaucoup de son intérêt.
Mais d’autres incertitudes pèsent aussi qui ralentissent les progrès nécessaires.
Elles concernent la doctrine d’emploi de ces machines. Elles sont intéressantes
parce qu’elles sont de petite taille, identiques, et donc modulaires et industrialisables. Par contre elles sont incapables de stockage et peuvent d’ailleurs techniquement s’en passer (ce qui, on l’a vu, n’est pas le cas des grandes installations). La
logique voudrait qu’elles trouvent leur meilleur terrain d’emploi dans les pays ensoleillés et disposant d’un réseau électrique interconnecté : elles devraient alors être
installées d’une manière complètement dispersée pour ne pas se gêner les unes
les autres (pas de masquage réciproque), le long du réseau électrique moyenne
ou basse tension. Elles seraient ainsi raccordables dans les meilleures conditions
et, équipées de générateurs asynchrones, aptes à alimenter le réseau à chaque
séquence de présence du Soleil. Il faudrait pour cela que leur fonctionnement soit
entièrement automatique et leur fiabilité d’un niveau particulièrement élevé. C’est
là un défi important qui n’est pas près d’être relevé. En attendant, les partisans de
la formule préconisent plutôt l’installation de machines regroupées en véritables
centrales électriques, avec appoint fossile (qui, techniquement, peut être apporté
sans difficultés particulières) pour combattre l’absence de stockage. Leur terrain
de prédilection est alors plutôt une région ensoleillée dépourvue de réseau interconnecté. Mais alors, cette technique conserve-t-elle un avantage par rapport aux
alternatives ?
6 Dans notre rapport de 1987 exposant les résultats de l’expérience Thémis, BONDUELLE et moi-même
créditions la filière d’un rendement net maximum de 16,2% à la taille de 25 MW (avec un rendement
du groupe turboalternateur évalué à 33%). Avec le recul, on s’aperçoit que ce dernier chiffre était
très pessimiste et que, si on tablait sur un rendement de groupe de 40%, ce qui serait plus réaliste
tout en restant prudent, le rendement net annuel friserait bien les 20%.
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Or celles-ci sont optimistes en ce sens qu’elles créditent la filière, pour des réalisations de grande taille, d’un rendement net annuel qui pourrait atteindre les 20% 6 , à
comparer aux 14% attendus de SEGS VIII. La centrale solaire à tour équipée pour
le sel fondu devrait donc donner de meilleurs résultats que celle équipée de miroirs
cylindro-paraboliques et parcourue par de l’huile de synthèse. Mais c’est là une projection et non un constat. De nouvelles réalisations seraient les bienvenues pour
approfondir ce jugement qui, pour le moment, relève encore de l’intuition.
18.4.3. UN DOMAINE ENCORE À DÉFRICHER :
CELUI DE LA FILIÈRE PARABOLIQUE
On a dit que le développement de cette filière était freiné par l’absence d’une industrie des moteurs Stirling. En effet, la logique même de cette voie est de construire
de très nombreuses petites installations pour bénéficier de l’effet de série. Si ce
bénéfice n’existe pas, la formule perd beaucoup de son intérêt.
Mais d’autres incertitudes pèsent aussi qui ralentissent les progrès nécessaires.
Elles concernent la doctrine d’emploi de ces machines. Elles sont intéressantes
parce qu’elles sont de petite taille, identiques, et donc modulaires et industrialisables. Par contre elles sont incapables de stockage et peuvent d’ailleurs techniquement s’en passer (ce qui, on l’a vu, n’est pas le cas des grandes installations). La
logique voudrait qu’elles trouvent leur meilleur terrain d’emploi dans les pays ensoleillés et disposant d’un réseau électrique interconnecté : elles devraient alors être
installées d’une manière complètement dispersée pour ne pas se gêner les unes
les autres (pas de masquage réciproque), le long du réseau électrique moyenne
ou basse tension. Elles seraient ainsi raccordables dans les meilleures conditions
et, équipées de générateurs asynchrones, aptes à alimenter le réseau à chaque
séquence de présence du Soleil. Il faudrait pour cela que leur fonctionnement soit
entièrement automatique et leur fiabilité d’un niveau particulièrement élevé. C’est
là un défi important qui n’est pas près d’être relevé. En attendant, les partisans de
la formule préconisent plutôt l’installation de machines regroupées en véritables
centrales électriques, avec appoint fossile (qui, techniquement, peut être apporté
sans difficultés particulières) pour combattre l’absence de stockage. Leur terrain
de prédilection est alors plutôt une région ensoleillée dépourvue de réseau interconnecté. Mais alors, cette technique conserve-t-elle un avantage par rapport aux
alternatives ?
6 Dans notre rapport de 1987 exposant les résultats de l’expérience Thémis, BONDUELLE et moi-même
créditions la filière d’un rendement net maximum de 16,2% à la taille de 25 MW (avec un rendement
du groupe turboalternateur évalué à 33%). Avec le recul, on s’aperçoit que ce dernier chiffre était
très pessimiste et que, si on tablait sur un rendement de groupe de 40%, ce qui serait plus réaliste
tout en restant prudent, le rendement net annuel friserait bien les 20%.
