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Bruno RIVOIRE
On ne sait pas répondre à cette question. Mais on peut tout de même avancer pour
élément de réponse que leur rendement net annuel devrait se situer au coude à
coude avec celui des grandes centrales à sel (soit autour de 20%). En effet, les projections des expérimentateurs le placent légèrement au-dessus pour des paraboles
isolées et il sera fatalement dégradé par l’installation « en batterie » qui entraîne un
masquage réciproque des miroirs.
Bien que la doctrine d’emploi des « paraboles Stirling » ne puisse encore être définie,
et bien que leur coût, tant en investissement qu’en exploitation, ne puisse sérieusement être précisé, la filière mérite qu’on y consacre encore des efforts, du moins
tant qu’il y aura des industriels intéressés à faire progresser cette technologie.
18.4.4. PERSPECTIVES DE LA RECHERCHE
Les trois filières gardent donc leur intérêt et méritent que du travail leur soit encore
consacré.
La filière cylindro-parabolique est en partie en charge à la fois des propriétaires des
anciennes centrales Luz et des Sandia Laboratories qui ont reçu pour mission de la
puissance publique américaine d'aider les premiers dans leurs recherches de progrès. Mais d’autres instances (pour l’essentiel germano-espagnoles) et les anciens
fournisseurs de Luz (Pilksolar et Solel en particulier) ne se privent pas d’élaborer des
projets. Même basées sur la même technologie que l’existant, de nouvelles réalisations ne manqueraient pas de faire progresser la filière. On espère cependant que
les uns ou les autres s’essayeront à la mise au point d’une chaudière linéaire à eauvapeur. Cette voie difficile, abandonnée en 1991 comme nous l’avons vu, recèle en
effet de nouvelles potentialités.
La filière à tour, variante à sel fondu, version américaine, pourrait recevoir une nouvelle impulsion puisqu’un très grand projet hispano-américain est à l’étude : Solar
Tres. Il s’agirait d’une centrale à champ circulaire et chaudière cylindrique ouverte
façon Solar Two, implantée aux environs de Cordoue (38° de latitude), et pourvue
de 260 000 m
2 d’héliostats (soit 24 fois Thémis ou 3 fois Solar Two). On espère que
ce projet à financement multinational se réalisera et permettra de faire progresser
l’expérience de ses auteurs.
Les spécialistes de la question ont pour le moment les yeux braqués sur les politiques, espagnols et européens en particulier, qui prendront ou non la décision de
financer cette nouvelle phase.
Quant à la filière parabolique, elle continue d’être travaillée des deux côtés de
l’Atlantique. Mais en l’absence d’événement sur le front de l’industrialisation du
Stirling, on a un peu l’impression que les expériences piétinent, amenant toujours
aux mêmes commentaires prometteurs sur les perspectives de baisse des coûts,
mais pour le moment un peu vains. On ne peut donc que souhaiter que les résultats obtenus des Stirling (rendement, fiabilité), en partie grâce aux expérimenta-
Bruno RIVOIRE
On ne sait pas répondre à cette question. Mais on peut tout de même avancer pour
élément de réponse que leur rendement net annuel devrait se situer au coude à
coude avec celui des grandes centrales à sel (soit autour de 20%). En effet, les projections des expérimentateurs le placent légèrement au-dessus pour des paraboles
isolées et il sera fatalement dégradé par l’installation « en batterie » qui entraîne un
masquage réciproque des miroirs.
Bien que la doctrine d’emploi des « paraboles Stirling » ne puisse encore être définie,
et bien que leur coût, tant en investissement qu’en exploitation, ne puisse sérieusement être précisé, la filière mérite qu’on y consacre encore des efforts, du moins
tant qu’il y aura des industriels intéressés à faire progresser cette technologie.
18.4.4. PERSPECTIVES DE LA RECHERCHE
Les trois filières gardent donc leur intérêt et méritent que du travail leur soit encore
consacré.
La filière cylindro-parabolique est en partie en charge à la fois des propriétaires des
anciennes centrales Luz et des Sandia Laboratories qui ont reçu pour mission de la
puissance publique américaine d'aider les premiers dans leurs recherches de progrès. Mais d’autres instances (pour l’essentiel germano-espagnoles) et les anciens
fournisseurs de Luz (Pilksolar et Solel en particulier) ne se privent pas d’élaborer des
projets. Même basées sur la même technologie que l’existant, de nouvelles réalisations ne manqueraient pas de faire progresser la filière. On espère cependant que
les uns ou les autres s’essayeront à la mise au point d’une chaudière linéaire à eauvapeur. Cette voie difficile, abandonnée en 1991 comme nous l’avons vu, recèle en
effet de nouvelles potentialités.
La filière à tour, variante à sel fondu, version américaine, pourrait recevoir une nouvelle impulsion puisqu’un très grand projet hispano-américain est à l’étude : Solar
Tres. Il s’agirait d’une centrale à champ circulaire et chaudière cylindrique ouverte
façon Solar Two, implantée aux environs de Cordoue (38° de latitude), et pourvue
de 260 000 m
2 d’héliostats (soit 24 fois Thémis ou 3 fois Solar Two). On espère que
ce projet à financement multinational se réalisera et permettra de faire progresser
l’expérience de ses auteurs.
Les spécialistes de la question ont pour le moment les yeux braqués sur les politiques, espagnols et européens en particulier, qui prendront ou non la décision de
financer cette nouvelle phase.
Quant à la filière parabolique, elle continue d’être travaillée des deux côtés de
l’Atlantique. Mais en l’absence d’événement sur le front de l’industrialisation du
Stirling, on a un peu l’impression que les expériences piétinent, amenant toujours
aux mêmes commentaires prometteurs sur les perspectives de baisse des coûts,
mais pour le moment un peu vains. On ne peut donc que souhaiter que les résultats obtenus des Stirling (rendement, fiabilité), en partie grâce aux expérimenta-
