18 - LE SOLAIRE THERMODYNAMIQUE
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tricité produite). On ne voit pas très bien quel inconvénient présenterait ce transport d’énergie de régions très ensoleillées vers d’autres qui le sont moins. Par
contre, on a déjà remarqué que cette ponction locale, en pays chaud, pouvait être
mise à profit par l’agriculture : elle présente les mêmes avantages que ceux procurés par les palmeraies artificielles du Sahara qui ont précisément pour fonction, au
moins en partie, de protéger les cultures d’un rayonnement solaire trop vigoureux.
La culture sous héliostats est peut-être pour demain !
La véritable gêne environnementale ne vient donc pas des effets physiques de
l’implantation des centrales. Elle peut par contre être provoquée, en zone peuplée,
par ses effets esthétiques. Le problème ressemble à celui posé par l’implantation
d’éoliennes, et c’est celui de la pollution visuelle dont on se rend bien compte
qu’elle deviendrait problématique si elle était trop massive. Au stade où en est le
développement des centrales solaires, on ne peut guère en dire plus sur le sujet.
18.4. LE RÉSULTAT DES EXPÉRIENCES ET LES PERSPECTIVES
Les opinions exprimées au sujet de l’avenir de ces filières sont si divergentes qu’il
est bien difficile au non-spécialiste de se faire une opinion. On peut voir là l’influence
du caractère idéologique très marqué du dialogue afférent à ce genre de sujet. Mais
il faut aussi mettre en cause la qualité des commentaires des expériences faits, par
les expérimentateurs eux-mêmes, dans un genre littéraire où l’exposé des rêves
tient beaucoup plus de place que l’analyse des échecs. Cette variante du mensonge pieux se cache souvent derrière des données chiffrées fort impressionnantes mais dont, à la réflexion, il est impossible de faire usage tant leurs définitions
sont imprécises. C’est tout particulièrement le cas des rendements dont on a vite
fait de tirer des conclusions imprudentes si on n’a pas précisé avec beaucoup de
soin leurs définitions. C’est encore celui de la plupart des commentaires à caractère économique qui perdent de leur pertinence si on n’a pas précisé les conditions
de leur élaboration, ce qui n’est quasiment jamais fait. En réalité, au stade où en
est le développement de ces techniques (et si on excepte le cas des centrales Luz),
il est le plus souvent tout à fait hasardeux d’en projeter les performances technicoéconomiques. Il est bien plus sage de considérer qu’on en est encore, pour ces
sujets, dans une phase de tâtonnements, et qu’un long travail sera nécessaire
avant que puissent être précisés les données techniques exactes, les coûts d’investissement, les coûts d’exploitation et d’entretien, et donc finalement le prix de
revient potentiel des kilowattheures qui seront produits.
Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait rien à dire des expériences passées et qu’on soit
complètement démuni pour distinguer les voies de progrès. C’est ce que nous
allons tenter ici avec toute la prudence nécessaire.
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tricité produite). On ne voit pas très bien quel inconvénient présenterait ce transport d’énergie de régions très ensoleillées vers d’autres qui le sont moins. Par
contre, on a déjà remarqué que cette ponction locale, en pays chaud, pouvait être
mise à profit par l’agriculture : elle présente les mêmes avantages que ceux procurés par les palmeraies artificielles du Sahara qui ont précisément pour fonction, au
moins en partie, de protéger les cultures d’un rayonnement solaire trop vigoureux.
La culture sous héliostats est peut-être pour demain !
La véritable gêne environnementale ne vient donc pas des effets physiques de
l’implantation des centrales. Elle peut par contre être provoquée, en zone peuplée,
par ses effets esthétiques. Le problème ressemble à celui posé par l’implantation
d’éoliennes, et c’est celui de la pollution visuelle dont on se rend bien compte
qu’elle deviendrait problématique si elle était trop massive. Au stade où en est le
développement des centrales solaires, on ne peut guère en dire plus sur le sujet.
18.4. LE RÉSULTAT DES EXPÉRIENCES ET LES PERSPECTIVES
Les opinions exprimées au sujet de l’avenir de ces filières sont si divergentes qu’il
est bien difficile au non-spécialiste de se faire une opinion. On peut voir là l’influence
du caractère idéologique très marqué du dialogue afférent à ce genre de sujet. Mais
il faut aussi mettre en cause la qualité des commentaires des expériences faits, par
les expérimentateurs eux-mêmes, dans un genre littéraire où l’exposé des rêves
tient beaucoup plus de place que l’analyse des échecs. Cette variante du mensonge pieux se cache souvent derrière des données chiffrées fort impressionnantes mais dont, à la réflexion, il est impossible de faire usage tant leurs définitions
sont imprécises. C’est tout particulièrement le cas des rendements dont on a vite
fait de tirer des conclusions imprudentes si on n’a pas précisé avec beaucoup de
soin leurs définitions. C’est encore celui de la plupart des commentaires à caractère économique qui perdent de leur pertinence si on n’a pas précisé les conditions
de leur élaboration, ce qui n’est quasiment jamais fait. En réalité, au stade où en
est le développement de ces techniques (et si on excepte le cas des centrales Luz),
il est le plus souvent tout à fait hasardeux d’en projeter les performances technicoéconomiques. Il est bien plus sage de considérer qu’on en est encore, pour ces
sujets, dans une phase de tâtonnements, et qu’un long travail sera nécessaire
avant que puissent être précisés les données techniques exactes, les coûts d’investissement, les coûts d’exploitation et d’entretien, et donc finalement le prix de
revient potentiel des kilowattheures qui seront produits.
Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait rien à dire des expériences passées et qu’on soit
complètement démuni pour distinguer les voies de progrès. C’est ce que nous
allons tenter ici avec toute la prudence nécessaire.
