14-LA GÉOTHERMIE
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L’expérience la plus récente est celle de Soulz-sous-Forets : il s’agit de faire circuler de l’eau vers 3500 m sous terre, afin de récupérer 50 MW thermiques à moins
de 200°C pour générer 5 MW électriques. D’importants progrès restent nécessaires
avant d’exploiter ce type de gisement qui représente la majeure partie du potentiel
géothermique mondial.
14.2. APERÇU DES TECHNIQUES D’EXPLOITATION
En géothermie basse enthalpie
L’exploitation se fait à l’aide de forages. Dans la majorité des cas, l’eau étant saumâtre, on prévoit un puit d’arrivée d’eau chaude et un puit de réinjection, ce qui permet aussi de maintenir la pression dans la nappe aquifère. La réinjection provoque,
de façon très lente le refroidissement du gisement : il y a donc une baisse progressive de l’énergie récupérée après une période d’exploitation d’environ 30 ans. En
raison de risques de corrosion, l’eau géothermale ne circule pas directement dans
les appareils de chauffage chez l’usager : on utilise un échangeur de chaleur avec
un circuit secondaire d’eau douce. On peut aussi utiliser un système de pompes à
chaleur afin de mieux valoriser l’investissement d’un doublet de forage (l’eau géothermale est ainsi réinjectée à très basse température).
En géothermie haute enthalpie
Dans les rares cas où de la vapeur sèche peut être récupérée, l’exploitation est simple puisqu’on a affaire à une centrale thermique dans laquelle la vapeur est fabriquée gratuitement. Dans la majorité des cas, c’est un mélange eau-vapeur que l’on
récupère. Il faut alors séparer les deux phases avant d’utiliser la vapeur. Dans les
deux cas, on utilise généralement un cycle ouvert.
14.3. LA PLACE DE L’ÉNERGIE GÉOTHERMIQUE
14.3.1. DONNÉES ÉCONOMIQUES
L’intérêt économique des centrales électriques géothermiques dépend beaucoup
du gisement. Là où de la vapeur sèche ou de l’eau chaude à haute température est
disponible en grande quantité, par exemple en Californie ou au Mexique, le système est facilement rentable. Pour les gisements de faible potentiel, la petite taille
des installations et les mauvais rendements rendent l’investissement cher (par
exemple plus de 30 000 F par kW à Bouillante, en Guadeloupe), ce qui nuit beaucoup à son développement.
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