320
Daniel MADET
à 2000 m de profondeur. De par les températures rencontrées, elle s’applique au
chauffage des locaux, des serres, à la pisciculture et à quelques usages industriels
ou agricoles ;
la géothermie haute enthalpie, liée à la présence de roches chaudes peu profondes ; elle permet d’atteindre des températures de l’ordre de 300°C à 1000 m
de profondeur. Ces hautes températures conviennent à la production d’électricité.
14.1. PRINCIPAUX TYPES DE RESSOURCES GÉOTHERMIQUES
La chaleur géothermique peut être exploitée grâce à la présence dans le sous-sol
de véritables gisements où se trouve stockée l’énergie calorifique. Selon la nature
des terrains, on classera ces gisements en trois catégories : réservoirs de vapeur,
réservoirs d’eau chaude, ou roches chaudes sèches.
Les deux premiers types de gisements sont constitués par des infiltrations d’eau
circulant dans une couche géologique perméable et poreuse, recouverte de terrains
imperméables.
Réservoirs de vapeur
Si l’eau de gisement est partiellement vaporisée, elle pourra être récupérée sous
la forme de vapeur sèche directement utilisable pour faire tourner les turbines des
centrales électriques. Cependant, ces gisements de vapeur sont relativement rares :
dans le monde entier, on ne connaît guère que Lardello (Italie), les Geysers (Californie), Matsukawa (Japon).
Réservoirs d’eau chaude
Le plus souvent, l’eau des gisements géothermiques reste liquide et, suivant sa
température, elle peut être utilisée soit pour le chauffage, soit pour la production
d’électricité. Dans ce dernier cas, la baisse de pression que subit l’eau chaude pendant sa remontée vers la surface produit sa vaporisation, de sorte qu’en tête de
puits on dispose d’un mélange diphasique eau-vapeur.
Les gisements de roches chaudes sèches
Ils constituent une réserve de chaleur très importante puisque l’exploitation de la
chaleur contenue dans une sphère de 1 km de rayon permettrait d’alimenter pendant un siècle une centrale électrique de 100 MW.
Si l’existence du gisement est évidente – il existe en tous points du globe des roches
sèches, comme le granit par exemple, qui sont à des températures de l’ordre de
250° à 300°C, à 600 m de profondeur – son accessibilité reste à démontrer : en effet,
pour utiliser cette chaleur, il faut un fluide caloporteur (l’eau par exemple), qui circule dans un échangeur créé artificiellement par fracturation fine de la roche.
Daniel MADET
à 2000 m de profondeur. De par les températures rencontrées, elle s’applique au
chauffage des locaux, des serres, à la pisciculture et à quelques usages industriels
ou agricoles ;
la géothermie haute enthalpie, liée à la présence de roches chaudes peu profondes ; elle permet d’atteindre des températures de l’ordre de 300°C à 1000 m
de profondeur. Ces hautes températures conviennent à la production d’électricité.
14.1. PRINCIPAUX TYPES DE RESSOURCES GÉOTHERMIQUES
La chaleur géothermique peut être exploitée grâce à la présence dans le sous-sol
de véritables gisements où se trouve stockée l’énergie calorifique. Selon la nature
des terrains, on classera ces gisements en trois catégories : réservoirs de vapeur,
réservoirs d’eau chaude, ou roches chaudes sèches.
Les deux premiers types de gisements sont constitués par des infiltrations d’eau
circulant dans une couche géologique perméable et poreuse, recouverte de terrains
imperméables.
Réservoirs de vapeur
Si l’eau de gisement est partiellement vaporisée, elle pourra être récupérée sous
la forme de vapeur sèche directement utilisable pour faire tourner les turbines des
centrales électriques. Cependant, ces gisements de vapeur sont relativement rares :
dans le monde entier, on ne connaît guère que Lardello (Italie), les Geysers (Californie), Matsukawa (Japon).
Réservoirs d’eau chaude
Le plus souvent, l’eau des gisements géothermiques reste liquide et, suivant sa
température, elle peut être utilisée soit pour le chauffage, soit pour la production
d’électricité. Dans ce dernier cas, la baisse de pression que subit l’eau chaude pendant sa remontée vers la surface produit sa vaporisation, de sorte qu’en tête de
puits on dispose d’un mélange diphasique eau-vapeur.
Les gisements de roches chaudes sèches
Ils constituent une réserve de chaleur très importante puisque l’exploitation de la
chaleur contenue dans une sphère de 1 km de rayon permettrait d’alimenter pendant un siècle une centrale électrique de 100 MW.
Si l’existence du gisement est évidente – il existe en tous points du globe des roches
sèches, comme le granit par exemple, qui sont à des températures de l’ordre de
250° à 300°C, à 600 m de profondeur – son accessibilité reste à démontrer : en effet,
pour utiliser cette chaleur, il faut un fluide caloporteur (l’eau par exemple), qui circule dans un échangeur créé artificiellement par fracturation fine de la roche.
