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Daniel MADET
Une bonne méthode d’analyse de l’intérêt économique des installations géothermiques (comme de beaucoup d’installations thermiques et qui permet d’éviter les
pièges d’une croyance excessive dans les rendements d’échelle ou les effets
d’industrialisation) consiste à découper mentalement l’installation en deux :
fourniture de calories à une température donnée,
transformation de ces calories en électricité (sur laquelle tout progrès profitera
aussi aux autres filières)
14.3.2. IMPACT ENVIRONNEMENTAL
Les impacts environnementaux de cette énergie presque renouvelable concernent
le plus souvent le rejet en surface de l’eau résiduaire, fortement chargée en sels
(quand il n’y a pas réinjection) et les émissions de gaz incondensables, comme l’H 2 S
qui a une odeur nauséabonde.
14.3.3. SITUATION ACTUELLE DANS LE MONDE
On notera dans le tableau I que sur les 14 400 TWh d’électricité produits dans le
monde en 1998, 45 TWh étaient d’origine géothermique, dont 15,5 TWh pour les
USA, 9 TWh pour les Philippines, 5,5 TWh pour le Mexique et 4,2 TWh pour l’Italie.
La situation est plus difficile à établir pour le chauffage géothermique, mais des
recoupements, au niveau mondial, permettent d’estimer à environ 40 le nombre
de TWh thermiques, dont 6 en Islande et 2 en France.
14.3.4. PERSPECTIVES D’ÉVOLUTION
La croissance annuelle observée historiquement au niveau mondial était assez faible.
Le développement dépend énormément de la présence de gisements sous forme
facile à exploiter. Sur le long terme, on prévoit généralement une hausse significative de cette forme de production en Asie, Amérique centrale et Asie.
14.4. ELÉMENTS DE MÉTHODE POUR DES COMPARAISONS
ET APPLICATIONS
Les bilans énergétiques établis par les institutions internationales utilisent des coefficients de conversion entre les différentes formes d’énergie, pour aboutir à une
unité commune, qui est souvent la tep (tonne équivalent pétrole). Il convient cependant de prendre beaucoup de précautions avec ces formulations trop simplifiées.
Ainsi 1 kWh d’origine hydraulique se voit attribuer une équivalence de 86 g de
Daniel MADET
Une bonne méthode d’analyse de l’intérêt économique des installations géothermiques (comme de beaucoup d’installations thermiques et qui permet d’éviter les
pièges d’une croyance excessive dans les rendements d’échelle ou les effets
d’industrialisation) consiste à découper mentalement l’installation en deux :
fourniture de calories à une température donnée,
transformation de ces calories en électricité (sur laquelle tout progrès profitera
aussi aux autres filières)
14.3.2. IMPACT ENVIRONNEMENTAL
Les impacts environnementaux de cette énergie presque renouvelable concernent
le plus souvent le rejet en surface de l’eau résiduaire, fortement chargée en sels
(quand il n’y a pas réinjection) et les émissions de gaz incondensables, comme l’H 2 S
qui a une odeur nauséabonde.
14.3.3. SITUATION ACTUELLE DANS LE MONDE
On notera dans le tableau I que sur les 14 400 TWh d’électricité produits dans le
monde en 1998, 45 TWh étaient d’origine géothermique, dont 15,5 TWh pour les
USA, 9 TWh pour les Philippines, 5,5 TWh pour le Mexique et 4,2 TWh pour l’Italie.
La situation est plus difficile à établir pour le chauffage géothermique, mais des
recoupements, au niveau mondial, permettent d’estimer à environ 40 le nombre
de TWh thermiques, dont 6 en Islande et 2 en France.
14.3.4. PERSPECTIVES D’ÉVOLUTION
La croissance annuelle observée historiquement au niveau mondial était assez faible.
Le développement dépend énormément de la présence de gisements sous forme
facile à exploiter. Sur le long terme, on prévoit généralement une hausse significative de cette forme de production en Asie, Amérique centrale et Asie.
14.4. ELÉMENTS DE MÉTHODE POUR DES COMPARAISONS
ET APPLICATIONS
Les bilans énergétiques établis par les institutions internationales utilisent des coefficients de conversion entre les différentes formes d’énergie, pour aboutir à une
unité commune, qui est souvent la tep (tonne équivalent pétrole). Il convient cependant de prendre beaucoup de précautions avec ces formulations trop simplifiées.
Ainsi 1 kWh d’origine hydraulique se voit attribuer une équivalence de 86 g de
