13 - LA VALORISATION ÉNERGÉTIQUE DE LA BIOMASSE
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Les externalités positives qui en résultent (lutte contre l'effet de serre, emploi…)
sont acquises au prix d'aides financières substantielles, comparables à celles
dont bénéficient le GPL et le gaz naturel, émetteurs de CO 2 mais de moins de
poussières.
Une exonération de taxe (TIPP) de 38 €/hL d'éthanol, dont le pouvoir calorifique
est équivalent à 0,63 L d'essence par litre, place le niveau de l'aide correspondante à :
0,6 € /litre équivalent essence
Pour l'utilisation optimale de la surface cultivée, il se trouve que la filière EMHV,
plus favorable en terme d'indice énergétique, est pénalisée par une moindre productivité de matière végétale utilisable ( 3 t/ha pour le colza et le tournesol contre
9 t/ha pour le blé).
On obtient, dans les deux cas, des taux de production net de l'ordre de 0,5 à
1,2 tep/ha (voir tableau IV), obtenus après déduction de l'énergie utilisée dans le
procédé et selon que l'indice énergétique considéré tient compte ou non des
coproduits obtenus et utilisables pour l'alimentation animale.
Enfin, les fortes perspectives de croissance de la production, annoncées pour 2009
avec un facteur 3,5, conduiront à terme à l'utilisation d'environ 1 Mtep de biocarburants, soit 1,6% de nos besoins actuels.
A l'horizon 2009, et en terme de lutte contre l'effet de serre, l'objectif consiste à
éviter d'émettre respectivement 1,55 Mt de CO 2 , par l'usage de EMHV et 2,08 Mt
de CO 2 , grâce à la filière éthanol, soit un total de 3,6 Mt de CO 2 .
On a vu au paragraphe 13.3.1 que le programme bois-énergie a lui-même comme
objectif d'éviter l'émission de 3 Mt de CO 2 .
Avec le développement des utilisations du biogaz (notées au § 13.3.2), c'est environ 10 Mt/an de CO 2 que l'on peut espérer éviter d'émettre à l'échéance 2010.
Pour resituer ces chiffres dans le contexte général et par rapport aux engagements
pris par la France par adhésion au protocole de Kyoto, il faut noter que :
les émissions de gaz à effet de serre devraient, à l'échéance 2008-2012, être
maintenues, en France, au niveau de ce qu'elles étaient en 1990, c'est-à-dire
530 Mt/an de CO 2 ;
l'augmentation de notre consommation d'énergie indique une dérive qui pourrait
se traduire, sans action compensatoire, par une augmentation des émissions de
59 Mt de CO 2 en 2010 [22].
On constate que, telle qu'elle est engagée actuellement, la valorisation énergétique de la biomasse n'apportera qu'une contribution modeste au respect de nos
engagements.
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Les externalités positives qui en résultent (lutte contre l'effet de serre, emploi…)
sont acquises au prix d'aides financières substantielles, comparables à celles
dont bénéficient le GPL et le gaz naturel, émetteurs de CO 2 mais de moins de
poussières.
Une exonération de taxe (TIPP) de 38 €/hL d'éthanol, dont le pouvoir calorifique
est équivalent à 0,63 L d'essence par litre, place le niveau de l'aide correspondante à :
0,6 € /litre équivalent essence
Pour l'utilisation optimale de la surface cultivée, il se trouve que la filière EMHV,
plus favorable en terme d'indice énergétique, est pénalisée par une moindre productivité de matière végétale utilisable ( 3 t/ha pour le colza et le tournesol contre
9 t/ha pour le blé).
On obtient, dans les deux cas, des taux de production net de l'ordre de 0,5 à
1,2 tep/ha (voir tableau IV), obtenus après déduction de l'énergie utilisée dans le
procédé et selon que l'indice énergétique considéré tient compte ou non des
coproduits obtenus et utilisables pour l'alimentation animale.
Enfin, les fortes perspectives de croissance de la production, annoncées pour 2009
avec un facteur 3,5, conduiront à terme à l'utilisation d'environ 1 Mtep de biocarburants, soit 1,6% de nos besoins actuels.
A l'horizon 2009, et en terme de lutte contre l'effet de serre, l'objectif consiste à
éviter d'émettre respectivement 1,55 Mt de CO 2 , par l'usage de EMHV et 2,08 Mt
de CO 2 , grâce à la filière éthanol, soit un total de 3,6 Mt de CO 2 .
On a vu au paragraphe 13.3.1 que le programme bois-énergie a lui-même comme
objectif d'éviter l'émission de 3 Mt de CO 2 .
Avec le développement des utilisations du biogaz (notées au § 13.3.2), c'est environ 10 Mt/an de CO 2 que l'on peut espérer éviter d'émettre à l'échéance 2010.
Pour resituer ces chiffres dans le contexte général et par rapport aux engagements
pris par la France par adhésion au protocole de Kyoto, il faut noter que :
les émissions de gaz à effet de serre devraient, à l'échéance 2008-2012, être
maintenues, en France, au niveau de ce qu'elles étaient en 1990, c'est-à-dire
530 Mt/an de CO 2 ;
l'augmentation de notre consommation d'énergie indique une dérive qui pourrait
se traduire, sans action compensatoire, par une augmentation des émissions de
59 Mt de CO 2 en 2010 [22].
On constate que, telle qu'elle est engagée actuellement, la valorisation énergétique de la biomasse n'apportera qu'une contribution modeste au respect de nos
engagements.
