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Gérard CLAUDET
d'une nouvelle filière d'approvisionnement, soumise à des contraintes strictes de
prix de revient.
Les coûts d'exploitation et de collectage des ressources forestières pour l'énergie
sont extrêmement variables et dépendent largement de la nature des peuplements
et de la topologie des sols.
Dans les zones facilement accessibles et propices à la mécanisation, des coûts
compétitifs peuvent être obtenus avec, typiquement, 25 €/t de matière sèche pour
20 000 t et 30 €/t de matière sèche pour 10 000 t.
Dans des régions plus accidentées, exploitables avec une plus large part de maind'œuvre et des débits horaires plus faibles, des coûts de 80 €/t de matière sèche
peuvent être atteints et ne sont acceptables que si des motivations complémentaires interviennent en compensation, par exemple, pour encourager la lutte contre
l'effet de serre, pour créer des emplois ruraux et pour contribuer à l'entretien du
paysage.
13.3.2. LA MÉTHANISATION, SOURCE DE BIOGAZ [11, 12]
La fermentation anaérobie (absence d'air, donc d'oxygène) est un des processus
naturels qui contribuent à la dégradation des matières organiques mortes, végétales
ou animales, et à leur transformation en éléments simples, gazeux ou minéraux.
Ces mécanismes biologiques naturels peuvent être reconstitués, favorisés, contrôlés et optimisés pour obtenir le biogaz, combustible majoritairement composé de
méthane (d'où le terme de méthanisation).
La méthanisation est le résultat d'une activité microbienne complexe, effectuée en
l'absence d'oxygène, qui se divise en quatre étapes principales :
l'hydrolyse ou solubilisation, par laquelle les macromolécules se trouvent décomposées en éléments plus simples. La cellulose, par exemple, est partiellement
transformée en sucres solubles (glucose et cellobiose), à l'origine d'un jus de
fermentation ;
l'acidogenèse transforme ensuite, par action bactérienne, une partie de ces molécules simples en composés de faible poids moléculaire, soit acides (acide lactique,
acides gras volatils à 2-5 atomes de carbone), soit alcools (éthanol, bicarbonate),
soit encore en hydrogène ;
l'acétogenèse intervient sur les produits des étapes précédentes qui nécessitent une transformation supplémentaire avant d'être susceptibles de produire
du méthane (acétate et hydrogène sulfuré) ;
la méthanogenèse, phase ultime, au cours de laquelle deux types de bactéries
prennent le relais pour réduire l'acétate en méthane et bicarbonate puis, enfin, le
bicarbonate en méthane.
Gérard CLAUDET
d'une nouvelle filière d'approvisionnement, soumise à des contraintes strictes de
prix de revient.
Les coûts d'exploitation et de collectage des ressources forestières pour l'énergie
sont extrêmement variables et dépendent largement de la nature des peuplements
et de la topologie des sols.
Dans les zones facilement accessibles et propices à la mécanisation, des coûts
compétitifs peuvent être obtenus avec, typiquement, 25 €/t de matière sèche pour
20 000 t et 30 €/t de matière sèche pour 10 000 t.
Dans des régions plus accidentées, exploitables avec une plus large part de maind'œuvre et des débits horaires plus faibles, des coûts de 80 €/t de matière sèche
peuvent être atteints et ne sont acceptables que si des motivations complémentaires interviennent en compensation, par exemple, pour encourager la lutte contre
l'effet de serre, pour créer des emplois ruraux et pour contribuer à l'entretien du
paysage.
13.3.2. LA MÉTHANISATION, SOURCE DE BIOGAZ [11, 12]
La fermentation anaérobie (absence d'air, donc d'oxygène) est un des processus
naturels qui contribuent à la dégradation des matières organiques mortes, végétales
ou animales, et à leur transformation en éléments simples, gazeux ou minéraux.
Ces mécanismes biologiques naturels peuvent être reconstitués, favorisés, contrôlés et optimisés pour obtenir le biogaz, combustible majoritairement composé de
méthane (d'où le terme de méthanisation).
La méthanisation est le résultat d'une activité microbienne complexe, effectuée en
l'absence d'oxygène, qui se divise en quatre étapes principales :
l'hydrolyse ou solubilisation, par laquelle les macromolécules se trouvent décomposées en éléments plus simples. La cellulose, par exemple, est partiellement
transformée en sucres solubles (glucose et cellobiose), à l'origine d'un jus de
fermentation ;
l'acidogenèse transforme ensuite, par action bactérienne, une partie de ces molécules simples en composés de faible poids moléculaire, soit acides (acide lactique,
acides gras volatils à 2-5 atomes de carbone), soit alcools (éthanol, bicarbonate),
soit encore en hydrogène ;
l'acétogenèse intervient sur les produits des étapes précédentes qui nécessitent une transformation supplémentaire avant d'être susceptibles de produire
du méthane (acétate et hydrogène sulfuré) ;
la méthanogenèse, phase ultime, au cours de laquelle deux types de bactéries
prennent le relais pour réduire l'acétate en méthane et bicarbonate puis, enfin, le
bicarbonate en méthane.
