13 - LA VALORISATION ÉNERGÉTIQUE DE LA BIOMASSE
303
Tableau I - Situation française actuelle et perspectives pour le « bois-énergie »
Structure
de la consommation
Total
national
Chauffage
domestique
avec bûches
Industrie
Individuel
Collectif
Tertiaire
Consommation 2000 (Mtep)
9,8
8,64
1
0,16
Croissance annuelle
stable ou
régression
+ 5%
+ 20%
Origine combustible
feuillu
en bûches
100%
écorce
sciure
résidus
écorce, sciure, résidus
= 70%
déch. ind. banals (DIB)
= 20%
plaquettes forestières
= 10%
Programme bois-énergie
objectif 2006 (Mtep/an)
+ 0,8
+ 0,4
électricité
+ 0,4
chaleur
Le programme bois-énergie présente un fort potentiel de réduction des émissions
de gaz à effet de serre. Avec 0,8 Mtep substitué à des énergies fossiles : ce sont
3 Mt/an de CO 2 que l'on évite, ce sont 1200 emplois qui sont crées.
En revanche, le coût d'investissement de l'ensemble chaudière, stockage, alimentation automatique représente près du double de celui d'une installation au fioul de
même puissance, et environ le triple de celui d'une chaufferie au gaz qui évite le
coût du stockage.
Le surcoût est compensé par des aides des collectivités nationales et régionales
qui contribuent ainsi à l'amélioration de notre environnement et de la situation de
l'emploi.
La dernière, et non la moindre, difficulté à franchir pour atteindre les objectifs fixés
pour 2006 concerne la mobilisation de la ressource forestière [9, 10].
On peut admettre que toute la quantité de bois disponible à bas prix (coût nul à
l'enlèvement pour 15 à 30 €/t livré, soit 6 à 12 €/MWh), en provenance des déchets
industriels banals (DIB), ou des industries de transformation (sciure, écorce, résidus) est désormais utilisée soit pour l'industrie papetière (pâte à papier ou production de vapeur), soit pour la production de panneaux de particules (agglomérés),
soit enfin pour le chauffage.
Cela signifie que l'objectif du « Programme bois-énergie 2000-2006 » ne peut être
atteint que par le collectage, en forêt, de bois jusque-là inutilisé.
Le collectage des rémanents de l'exploitation forestière et des produits d'éclaircie
ou de dépressage, capables d'améliorer par ailleurs la qualité de la production de
bois d'œuvre, doit désormais être envisagé, industriellement, par le développement
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Tableau I - Situation française actuelle et perspectives pour le « bois-énergie »
Structure
de la consommation
Total
national
Chauffage
domestique
avec bûches
Industrie
Individuel
Collectif
Tertiaire
Consommation 2000 (Mtep)
9,8
8,64
1
0,16
Croissance annuelle
stable ou
régression
+ 5%
+ 20%
Origine combustible
feuillu
en bûches
100%
écorce
sciure
résidus
écorce, sciure, résidus
= 70%
déch. ind. banals (DIB)
= 20%
plaquettes forestières
= 10%
Programme bois-énergie
objectif 2006 (Mtep/an)
+ 0,8
+ 0,4
électricité
+ 0,4
chaleur
Le programme bois-énergie présente un fort potentiel de réduction des émissions
de gaz à effet de serre. Avec 0,8 Mtep substitué à des énergies fossiles : ce sont
3 Mt/an de CO 2 que l'on évite, ce sont 1200 emplois qui sont crées.
En revanche, le coût d'investissement de l'ensemble chaudière, stockage, alimentation automatique représente près du double de celui d'une installation au fioul de
même puissance, et environ le triple de celui d'une chaufferie au gaz qui évite le
coût du stockage.
Le surcoût est compensé par des aides des collectivités nationales et régionales
qui contribuent ainsi à l'amélioration de notre environnement et de la situation de
l'emploi.
La dernière, et non la moindre, difficulté à franchir pour atteindre les objectifs fixés
pour 2006 concerne la mobilisation de la ressource forestière [9, 10].
On peut admettre que toute la quantité de bois disponible à bas prix (coût nul à
l'enlèvement pour 15 à 30 €/t livré, soit 6 à 12 €/MWh), en provenance des déchets
industriels banals (DIB), ou des industries de transformation (sciure, écorce, résidus) est désormais utilisée soit pour l'industrie papetière (pâte à papier ou production de vapeur), soit pour la production de panneaux de particules (agglomérés),
soit enfin pour le chauffage.
Cela signifie que l'objectif du « Programme bois-énergie 2000-2006 » ne peut être
atteint que par le collectage, en forêt, de bois jusque-là inutilisé.
Le collectage des rémanents de l'exploitation forestière et des produits d'éclaircie
ou de dépressage, capables d'améliorer par ailleurs la qualité de la production de
bois d'œuvre, doit désormais être envisagé, industriellement, par le développement
