11 - LES EFFETS SANITAIRES DES COMBUSTIBLES FOSSILES
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Les corrélations sont établies entre les taux de mortalité et de morbidité (hospitalisation) et les niveaux de pollution du jour et de la veille. La mortalité a été fournie
par l’INSERM et la morbidité par l’Assistance Publique. Les contributions des différents types de polluants ont été extraites par des analyses des corrélations multivariables.
Tableau VII - Augmentation en pourcentage de la mortalité et de la morbidité
en fonction de la nature du polluant dominant (ayant la plus forte contribution
au trouble considéré) et du type d’affection pour une augmentation
de la concentration du polluant de 10 μg/m
3
On indique aussi l’augmentation de la mortalité toutes causes non-accidentelles confondues. L’abréviation BPCO signifie Broncho-pneumopathies Chroniques Obstructives.
Mesure
Affections
Polluant
dominant
Augmentation
%/10 μg/m
3
Hospitalisation
asthme moins de 15 ans
NO 2
3,3
Hospitalisation maladies respiratoires moins de 15 ans particules fines
2,7
Mortalité
causes respiratoires
particules fines
2,5
Hospitalisation
affections cardio-vasculaires
NO 2
1,4
Mortalité
affections cardio-vasculaires
particules fines
1,3
Mortalité
toutes causes non-accidentelles
NO 2
0,8
Hospitalisation
BPCO
O 3
0,8
A partir des deux tableaux précédents, on peut estimer la mortalité due à des troubles aigus causés par la pollution atmosphérique à environ 3600 décès prématurés
chaque année, dans la région parisienne qui compte environ 10 millions d’habitants
(90 000 (nombre de décès par an toutes causes) × 0,008 × 5). En général les victimes
sont des personnes âgées ou malades fragilisées de sorte que le nombre d’années
de vie perdues par décès est faible.
Tous les résultats des études peuvent s’expliquer, jusqu’à présent, par une relation
dose-effet linéaire, sans qu’on s’explique les raisons de la validité d’une telle relation. Par ailleurs, il est possible que les facteurs climatiques (température, vent)
jouent un rôle important dans les corrélations observées. Ainsi le caractère causal
des particules ou des oxydes d’azote dans les affections aiguës n’est pas encore
démontré. Il est possible qu’ils jouent essentiellement un rôle de marqueur de la
pollution. Il est clair que de nombreuses études épidémiologiques et en laboratoire
restent à faire pour que nous comprenions mieux l’origine des corrélations entre
niveau de pollution et affections aiguës.
11.5.2. LES TROUBLES CHRONIQUES
Les études des effets à long terme sur la santé de la pollution atmosphérique sont
beaucoup plus difficiles à mener que celles décrites ci-dessus. En effet, les séries
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