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Hervé NIFENECKER
qui peuvent apparaître bien après l’agression. L’épidémiologie des deux types de
troubles fait appel à des techniques différentes, et c’est pourquoi nous les traitons
séparément.
11.5.1. LES TROUBLES AIGUS
De nombreux programmes de surveillance épidémiologique ont pour but de déterminer l’influence de la pollution atmosphérique sur la santé publique en étudiant la
corrélation entre le niveau des concentrations des différents polluants et les taux
de mortalité et d’hospitalisation. Ces mesures de corrélations se font pour des faibles différences de temps entre les mesures de pollution et des taux de mortalité
et d’hospitalisation. Parmi ces études signalons le programme européen APHEA
(Air Pollution and Health, a European Approach) dans le cadre duquel se déroulent
les programmes régionaux français comme PSAS-9 (Programme de Surveillance
Air et Santé 9 villes) et ERPURS (Evaluation des Risques de la Pollution URbaine
sur la Santé) de la région Ile-de-France. Nous rappellerons les résultats obtenus
pour le programme ERPURS, résultats bien représentatifs de ceux trouvés pour
d’autres villes et dans d’autres pays.
L’ÉTUDE ERPURS 3
Dans cette étude, les niveaux de concentration des polluants principaux mesurés
par AIRPARIF chaque jour, et même trois fois par jour dans le cas de l’ozone, sont
utilisés. Les niveaux moyens des pollutions de fond (mesurées loin des sources
d’émission) sont donnés dans le tableau VI. On remarque que les concentrations
moyennes de tous les indicateurs utilisés sont de l’ordre de quelques dizaines de
μg/m
3 .
Tableau VI - Niveaux de concentration (en μg/m
3 )
pour les polluants principaux moyennés sur la période 1987-2000
Le niveau de base est tel qu’il est supérieur à celui des seuls 18 jours les moins pollués
de l’année. Le niveau médian est tel qu’il est dépassé pendant la moitié des jours de
l’année.
Polluant
Niveau de base
Niveau médian
NO 2
26
50
O 3
4
2 9
Fumées noires
8
2 0
Particules fines
11
30
SO 2
5
1 5
3 www.ors-idf.org
Hervé NIFENECKER
qui peuvent apparaître bien après l’agression. L’épidémiologie des deux types de
troubles fait appel à des techniques différentes, et c’est pourquoi nous les traitons
séparément.
11.5.1. LES TROUBLES AIGUS
De nombreux programmes de surveillance épidémiologique ont pour but de déterminer l’influence de la pollution atmosphérique sur la santé publique en étudiant la
corrélation entre le niveau des concentrations des différents polluants et les taux
de mortalité et d’hospitalisation. Ces mesures de corrélations se font pour des faibles différences de temps entre les mesures de pollution et des taux de mortalité
et d’hospitalisation. Parmi ces études signalons le programme européen APHEA
(Air Pollution and Health, a European Approach) dans le cadre duquel se déroulent
les programmes régionaux français comme PSAS-9 (Programme de Surveillance
Air et Santé 9 villes) et ERPURS (Evaluation des Risques de la Pollution URbaine
sur la Santé) de la région Ile-de-France. Nous rappellerons les résultats obtenus
pour le programme ERPURS, résultats bien représentatifs de ceux trouvés pour
d’autres villes et dans d’autres pays.
L’ÉTUDE ERPURS 3
Dans cette étude, les niveaux de concentration des polluants principaux mesurés
par AIRPARIF chaque jour, et même trois fois par jour dans le cas de l’ozone, sont
utilisés. Les niveaux moyens des pollutions de fond (mesurées loin des sources
d’émission) sont donnés dans le tableau VI. On remarque que les concentrations
moyennes de tous les indicateurs utilisés sont de l’ordre de quelques dizaines de
μg/m
3 .
Tableau VI - Niveaux de concentration (en μg/m
3 )
pour les polluants principaux moyennés sur la période 1987-2000
Le niveau de base est tel qu’il est supérieur à celui des seuls 18 jours les moins pollués
de l’année. Le niveau médian est tel qu’il est dépassé pendant la moitié des jours de
l’année.
Polluant
Niveau de base
Niveau médian
NO 2
26
50
O 3
4
2 9
Fumées noires
8
2 0
Particules fines
11
30
SO 2
5
1 5
3 www.ors-idf.org
