11 - LES EFFETS SANITAIRES DES COMBUSTIBLES FOSSILES
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se comparer aux dégâts causés par l’industrie gazière et pétrolière mais, dans ce
dernier cas, par la multiplication de catastrophes beaucoup moins importantes et
spectaculaires. Là encore on note la distorsion d’optique liée à la surmédiatisation
des catastrophes majeures par rapport aux risques plus modestes mais qui, par
leur grande prévalence, finissent par être plus nocifs.
Tableau IV - Statistique annuelle des catastrophes (nombre de morts supérieur
à 25, ou d’autres victimes supérieur à 125 ou d’évacués supérieur à 10 000)
dues à la production ou au transport de pétrole ou de gaz
A titre de comparaison, on a donné les chiffres correspondant à quatre catastrophes
majeures. Le nombre de victimes de maladies se développant longtemps après l’agression, telles que les cancers, n’est pas donné ici. Ils pourraient être importants pour
Bhopal et Tchernobyl [sources principales : OCDE et UNEP (United Nations Environmental Programm)].
Année
Morts
Autres victimes
Evacués
1978
162
582
20 000
1979
216
219
1980
285
338
1982
187
640
40 000
1983
476
321
26 000
1984
685
2519
202 500
1985
136
119
1986
2
20 000
1987
6
2 4
1988
325
66
25 000
1990
336
188
1992
276
21 565
500
1993
666
195
1994
387
309
22 000
1995
201
163
10 000
1996
329
223
150 000
Total
4673
27 473
516 000
Moyenne annuelle
260
1526
28 667
Seveso 1976
0
200
730
TMI 1979
0
0
200 000
Bhopal 1984
2800
50 000
200 000
Tchernobyl 1986
31
299
135 000
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