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Hervé NIFENECKER
nombre de décès prématurés évitables, liés soit à des comportements, soit à des
facteurs environnementaux. On constate tout d’abord que près des trois quarts
des morts sont prématurées ! En réalité la mort prématurée d’un enfant n’a évidemment pas le même sens que celle d’un vieillard proche de sa fin naturelle. On
voit ainsi que les causes principales de mortalité en Afrique sont la malnutrition
infantile, les maladies sexuellement transmissibles, au premier rang desquelles le
SIDA, et les risques environnementaux. Au contraire, dans les pays développés,
les risques dominants correspondent à une alimentation déséquilibrée et à l’abus
de drogues licites, comme le tabac et l’alcool. Ces deux types de causes de mortalité prématurée doivent se traduire de manières très différentes sur l’espérance
de vie. C’est bien ce que montre le tableau II où le nombre d’années de vie perdues rapporté à chaque habitant est reporté pour les différentes catégories de
risques. On voit ainsi que les Africains voient leur espérance de vie réduite d’un
tiers, essentiellement du fait de la malnutrition infantile et de l’impact des MST.
Au contraire, dans les pays développés, l’espérance de vie n’est réduite que de
5%, essentiellement à cause des mauvaises habitudes alimentaires et de l’usage
des drogues licites. On remarque que l’ancienne Union Soviétique est caractérisée
par de très importants risques liés à de mauvaises habitudes alimentaires et à l’utilisation de drogues, en particulier l’alcool. Ceci est à corréler avec l’effondrement
de l’espérance de vie depuis la fin du régime communiste. Dans ce contexte, les
conséquences de la catastrophe de Tchernobyl ne sont pas visibles. Et pourtant,
chaque année, l’anniversaire de la catastrophe donne lieu à des descriptions apocalyptiques dans les médias, alors qu’il est exceptionnel que les conséquences
sanitaires beaucoup plus graves et étendues des bouleversements socio-économiques soient simplement mentionnées.
Les risques environnementaux sont particulièrement élevés dans les pays en voie
de développement et d’un faible impact dans les pays développés. On ne peut
que constater, d’après ces tableaux, que l’intensité du tapage médiatique sur les
dangers qui nous menacent est inversement proportionnel à l’importance de ces
dangers ! Elle est au contraire proportionnelle à la richesse de ceux qui se sentent
menacés...
La production et l’utilisation d’énergie ayant des conséquences environnementales
et comportant des risques pour les travailleurs du secteur, nous donnons dans le
tableau III un résumé des résultats de l’OMS concernant les risques environnementaux et professionnels. Nous donnons également, pour référence, ceux concernant les accidents de la route. On remarque que l’environnement est un risque
relatif beaucoup plus faible dans les pays développés que dans les pays pauvres.
En Amérique du Nord et en Europe de l’Ouest, il est beaucoup moins important
que celui lié à la circulation automobile. Dans les pays pauvres, les risques environnementaux les plus importants sont liés à la mauvaise qualité de l’eau et à l’utilisation de combustibles solides (bois, bouse de vache, charbon) dans des foyers mal
conçus, à l’intérieur des maisons aussi bien pour le chauffage que pour la cuisine.
Cette dernière utilisation concerne donc directement l’énergie.
Hervé NIFENECKER
nombre de décès prématurés évitables, liés soit à des comportements, soit à des
facteurs environnementaux. On constate tout d’abord que près des trois quarts
des morts sont prématurées ! En réalité la mort prématurée d’un enfant n’a évidemment pas le même sens que celle d’un vieillard proche de sa fin naturelle. On
voit ainsi que les causes principales de mortalité en Afrique sont la malnutrition
infantile, les maladies sexuellement transmissibles, au premier rang desquelles le
SIDA, et les risques environnementaux. Au contraire, dans les pays développés,
les risques dominants correspondent à une alimentation déséquilibrée et à l’abus
de drogues licites, comme le tabac et l’alcool. Ces deux types de causes de mortalité prématurée doivent se traduire de manières très différentes sur l’espérance
de vie. C’est bien ce que montre le tableau II où le nombre d’années de vie perdues rapporté à chaque habitant est reporté pour les différentes catégories de
risques. On voit ainsi que les Africains voient leur espérance de vie réduite d’un
tiers, essentiellement du fait de la malnutrition infantile et de l’impact des MST.
Au contraire, dans les pays développés, l’espérance de vie n’est réduite que de
5%, essentiellement à cause des mauvaises habitudes alimentaires et de l’usage
des drogues licites. On remarque que l’ancienne Union Soviétique est caractérisée
par de très importants risques liés à de mauvaises habitudes alimentaires et à l’utilisation de drogues, en particulier l’alcool. Ceci est à corréler avec l’effondrement
de l’espérance de vie depuis la fin du régime communiste. Dans ce contexte, les
conséquences de la catastrophe de Tchernobyl ne sont pas visibles. Et pourtant,
chaque année, l’anniversaire de la catastrophe donne lieu à des descriptions apocalyptiques dans les médias, alors qu’il est exceptionnel que les conséquences
sanitaires beaucoup plus graves et étendues des bouleversements socio-économiques soient simplement mentionnées.
Les risques environnementaux sont particulièrement élevés dans les pays en voie
de développement et d’un faible impact dans les pays développés. On ne peut
que constater, d’après ces tableaux, que l’intensité du tapage médiatique sur les
dangers qui nous menacent est inversement proportionnel à l’importance de ces
dangers ! Elle est au contraire proportionnelle à la richesse de ceux qui se sentent
menacés...
La production et l’utilisation d’énergie ayant des conséquences environnementales
et comportant des risques pour les travailleurs du secteur, nous donnons dans le
tableau III un résumé des résultats de l’OMS concernant les risques environnementaux et professionnels. Nous donnons également, pour référence, ceux concernant les accidents de la route. On remarque que l’environnement est un risque
relatif beaucoup plus faible dans les pays développés que dans les pays pauvres.
En Amérique du Nord et en Europe de l’Ouest, il est beaucoup moins important
que celui lié à la circulation automobile. Dans les pays pauvres, les risques environnementaux les plus importants sont liés à la mauvaise qualité de l’eau et à l’utilisation de combustibles solides (bois, bouse de vache, charbon) dans des foyers mal
conçus, à l’intérieur des maisons aussi bien pour le chauffage que pour la cuisine.
Cette dernière utilisation concerne donc directement l’énergie.
