8 - L'ÉTAT DES RÉSERVES DES COMBUSTIBLES FOSSILES
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utilisé pour baril est bbl, alors que personne ne sait véritablement ce qu’il signifie,
ce doit être un « blue barrel », la couleur bleue représentant soit le contenu (les
barils bleus contenant du brut pour les distinguer des barils rouges (red barrel =
rbl) qui contenaient le pétrole raffiné), soit le volume (baril de 42 gallons pour distinguer des autres barils de bois qui allaient de 30 à 50 gallons), soit le propriétaire
(la couleur de Standard Oil était le bleu). Comme le baril n’a pas d’existence légale,
son symbole n’est pas défini, le symbole b est le plus utilisé, mais c’est celui de
l’unité SI de pression le bar.
En France et en Angleterre, le pétrole est mesuré en tonnes, alors qu’en Norvège
en mètres cubes pour le brut et le condensat, mais en tonnes pour les liquides de
gaz naturel.
Les bilans énergétiques sont donnés en tonnes équivalent pétrole (tep) ou en joules ; un tep vaut 42 gigajoules (GJ). Mais certains bilans sont en gigatonnes de carbone (Gtec). Les équivalences sont variables suivant les pays pour convertir le charbon en équivalent pétrole, c’est en moyenne 1 tec = 0,67 tep (ou 1 tep = 1,5 tec).
Comme la qualité énergétique des charbons est très différente de l’anthracite à la
lignite qui est trois fois moins énergétique, la tec varie de 0,4 à 0,77 tep. Mais le
comble des bilans énergétiques est la confusion entre l’énergie à l’entrée et l’énergie à la sortie. En électricité, le mégawattheure vaut 0,083 tep dans les statistiques
mondiales et 0,222 tep dans les statistiques françaises (guide du Comité Professionnel du Pétrole) : dans le premier cas, on fait l’équivalence directe entre l’énergie électrique et l’énergie chimique ; dans le second, on considère l’énergie primaire nécessaire pour produire l’énergie électrique, en tenant compte des pertes
de transmission et du rendement de production. Selon les cas, une approche sera
plus justifiée que l’autre : si on considère les utilisations captives de l’électricité
(moteurs électriques, électronique...) et que l’on désire, par exemple, savoir quelle
quantité de pétrole évite le recours à des énergies nucléaires ou renouvelables, il
faudra utiliser la deuxième équivalence. Au contraire, dans le cas d’un chauffage
électrique, qui peut être remplacé sans difficulté par un chauffage au fioul, il est
plus justifié d’utiliser la première.
8.2. INCERTITUDE SUR LES RÉSERVES
Les incertitudes sur les réserves fossiles proviennent bien sûr de l’incertitude sur
les volumes, suite à une connaissance imparfaite des caractéristiques géologiques,
physiques, techniques et économiques des gisements découverts et à découvrir,
mais surtout du fait que les données publiées correspondent rarement aux données
techniques. Publier des données sur les réserves (ainsi que la production et la population) est un acte politique et dépend de l’image que l’auteur veut donner de la
compagnie ou du pays. De la fourchette mini, mode ou moyenne, maxi, le chiffre
publié à l’extérieur est le mini quand on veut réduire les taxes, ou le maxi quand on
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utilisé pour baril est bbl, alors que personne ne sait véritablement ce qu’il signifie,
ce doit être un « blue barrel », la couleur bleue représentant soit le contenu (les
barils bleus contenant du brut pour les distinguer des barils rouges (red barrel =
rbl) qui contenaient le pétrole raffiné), soit le volume (baril de 42 gallons pour distinguer des autres barils de bois qui allaient de 30 à 50 gallons), soit le propriétaire
(la couleur de Standard Oil était le bleu). Comme le baril n’a pas d’existence légale,
son symbole n’est pas défini, le symbole b est le plus utilisé, mais c’est celui de
l’unité SI de pression le bar.
En France et en Angleterre, le pétrole est mesuré en tonnes, alors qu’en Norvège
en mètres cubes pour le brut et le condensat, mais en tonnes pour les liquides de
gaz naturel.
Les bilans énergétiques sont donnés en tonnes équivalent pétrole (tep) ou en joules ; un tep vaut 42 gigajoules (GJ). Mais certains bilans sont en gigatonnes de carbone (Gtec). Les équivalences sont variables suivant les pays pour convertir le charbon en équivalent pétrole, c’est en moyenne 1 tec = 0,67 tep (ou 1 tep = 1,5 tec).
Comme la qualité énergétique des charbons est très différente de l’anthracite à la
lignite qui est trois fois moins énergétique, la tec varie de 0,4 à 0,77 tep. Mais le
comble des bilans énergétiques est la confusion entre l’énergie à l’entrée et l’énergie à la sortie. En électricité, le mégawattheure vaut 0,083 tep dans les statistiques
mondiales et 0,222 tep dans les statistiques françaises (guide du Comité Professionnel du Pétrole) : dans le premier cas, on fait l’équivalence directe entre l’énergie électrique et l’énergie chimique ; dans le second, on considère l’énergie primaire nécessaire pour produire l’énergie électrique, en tenant compte des pertes
de transmission et du rendement de production. Selon les cas, une approche sera
plus justifiée que l’autre : si on considère les utilisations captives de l’électricité
(moteurs électriques, électronique...) et que l’on désire, par exemple, savoir quelle
quantité de pétrole évite le recours à des énergies nucléaires ou renouvelables, il
faudra utiliser la deuxième équivalence. Au contraire, dans le cas d’un chauffage
électrique, qui peut être remplacé sans difficulté par un chauffage au fioul, il est
plus justifié d’utiliser la première.
8.2. INCERTITUDE SUR LES RÉSERVES
Les incertitudes sur les réserves fossiles proviennent bien sûr de l’incertitude sur
les volumes, suite à une connaissance imparfaite des caractéristiques géologiques,
physiques, techniques et économiques des gisements découverts et à découvrir,
mais surtout du fait que les données publiées correspondent rarement aux données
techniques. Publier des données sur les réserves (ainsi que la production et la population) est un acte politique et dépend de l’image que l’auteur veut donner de la
compagnie ou du pays. De la fourchette mini, mode ou moyenne, maxi, le chiffre
publié à l’extérieur est le mini quand on veut réduire les taxes, ou le maxi quand on
