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Jean LAHERRÈRE
plupart des pays ne répondent pas et leurs réserves sont considérées constantes (la
France en 1999, 1993), comme si les nouvelles découvertes compensaient exactement la production. De plus, les règles de définition des réserves par les compagnies
américaines sont celles de la Securities and Exchange Commission qui sont différentes de ce qui est pratiqué dans le reste du monde.
Les réserves représentent le cumul des productions passées et futures jusqu'à
la fin de la production. Il est donc préférable de montrer les productions passées
et les prévisions de production future en donnant le cumul total qui est en fait les
réserves. Si on parle de réserves sans donner de date, le chiffre représente les
réserves des champs découverts, depuis le début de la production jusqu’à la fin,
c’est en fait ce qu’on appelle les découvertes ou les réserves originales ou initiales.
Si on donne une date, les réserves sont alors les réserves restantes, soit le cumul
des productions de cette date jusqu'à la fin de la production. Le total de la production cumulée à cette date + réserves restantes représente les réserves initiales.
Il faut rappeler que les combustibles fossiles ne sont pas en fait produits, mais
extraits. C’est la Nature qui les a produits par un long processus à partir de matière
organique (lacustre et marin pour le pétrole et le gaz, terrestre pour le charbon),
l’homme se contente de les extraire.
8.1. UNITÉS
La production de pétrole est publiée, soit en masse, soit en volume, ce qui ne facilite pas les comparaisons car il faut aussi connaître la densité du brut, qui varie considérablement des condensats 740 kg/m
3 (60°API) au pétrole extra-lourd 1030 kg/m
3
(6°API).
Les chiffres de densité sont différents entre les données OPEC et BP Review : par
exemple, Arabie Saoudite 7,3 b/t contre 7,6 b/t (b = baril), Algérie 7,9 contre 8,7 car
les défini-tions de pétrole sont aussi différentes.
La conversion de baril en tonne varie de 7 b/t en Syrie à 9,3 b/t en Thaïlande, la
moyenne mondiale étant 7,6 b/t.
La prédominance des Américains sur l’industrie pétrolière mondiale est telle que les
unités et les définitions sont celles qui ont été pratiquées aux Etats-Unis au XIX
e siècle
et qui n’ont pas évolué depuis.
Le baril de pétrole n’a pas de définition légale aux Etats-Unis, où seul le US gallon
a une existence légale (différent du gallon impérial qui était utilisé en Angleterre).
Le baril de pétrole est par tradition de 42 US gallons, soit 158,983 L (le baril légal
liquide aux Etats-Unis est de 31,5 US gallons, soit 119,237 L) et les agences fédérales américaines (qui doivent utiliser le système international d’unités (SI) depuis
1993) sont obligées d’ajouter après baril (42 US gallons). Le symbole très souvent
Jean LAHERRÈRE
plupart des pays ne répondent pas et leurs réserves sont considérées constantes (la
France en 1999, 1993), comme si les nouvelles découvertes compensaient exactement la production. De plus, les règles de définition des réserves par les compagnies
américaines sont celles de la Securities and Exchange Commission qui sont différentes de ce qui est pratiqué dans le reste du monde.
Les réserves représentent le cumul des productions passées et futures jusqu'à
la fin de la production. Il est donc préférable de montrer les productions passées
et les prévisions de production future en donnant le cumul total qui est en fait les
réserves. Si on parle de réserves sans donner de date, le chiffre représente les
réserves des champs découverts, depuis le début de la production jusqu’à la fin,
c’est en fait ce qu’on appelle les découvertes ou les réserves originales ou initiales.
Si on donne une date, les réserves sont alors les réserves restantes, soit le cumul
des productions de cette date jusqu'à la fin de la production. Le total de la production cumulée à cette date + réserves restantes représente les réserves initiales.
Il faut rappeler que les combustibles fossiles ne sont pas en fait produits, mais
extraits. C’est la Nature qui les a produits par un long processus à partir de matière
organique (lacustre et marin pour le pétrole et le gaz, terrestre pour le charbon),
l’homme se contente de les extraire.
8.1. UNITÉS
La production de pétrole est publiée, soit en masse, soit en volume, ce qui ne facilite pas les comparaisons car il faut aussi connaître la densité du brut, qui varie considérablement des condensats 740 kg/m
3 (60°API) au pétrole extra-lourd 1030 kg/m
3
(6°API).
Les chiffres de densité sont différents entre les données OPEC et BP Review : par
exemple, Arabie Saoudite 7,3 b/t contre 7,6 b/t (b = baril), Algérie 7,9 contre 8,7 car
les défini-tions de pétrole sont aussi différentes.
La conversion de baril en tonne varie de 7 b/t en Syrie à 9,3 b/t en Thaïlande, la
moyenne mondiale étant 7,6 b/t.
La prédominance des Américains sur l’industrie pétrolière mondiale est telle que les
unités et les définitions sont celles qui ont été pratiquées aux Etats-Unis au XIX
e siècle
et qui n’ont pas évolué depuis.
Le baril de pétrole n’a pas de définition légale aux Etats-Unis, où seul le US gallon
a une existence légale (différent du gallon impérial qui était utilisé en Angleterre).
Le baril de pétrole est par tradition de 42 US gallons, soit 158,983 L (le baril légal
liquide aux Etats-Unis est de 31,5 US gallons, soit 119,237 L) et les agences fédérales américaines (qui doivent utiliser le système international d’unités (SI) depuis
1993) sont obligées d’ajouter après baril (42 US gallons). Le symbole très souvent
