5 - LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : PROBLÉMATIQUE GÉNÉRALE
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W PIB est la richesse créée cette même année, représentée par le Produit Intérieur
Brut,
N pop est le nombre d’êtres humains présents, toujours cette même année.
Il est légitime de supposer Q CO 2 proportionnel à N pop , ce qui permet de l’exprimer
en fonction de rapports utiles aux responsables de la politique énergétique, soit :
Q
Q
E
E
W
W
N
N
CO
CO
tep
tep
PIB
PIB
pop
pop
2
2
=
A l’échelle planétaire, on s’attend à une augmentation de N pop au cours des décennies qui viennent, jusqu’à un maximum assez plat vers 2050. Alors, pour stabiliser
la concentration de CO 2 à un niveau légèrement au-dessus de l’actuel, Q CO 2 doit rester étale ou, mieux, diminuer (voir figure 5.11 ). Etant donné qu’un accroissement
de
W
N
PIB
pop
est souhaitable, et d’ailleurs déjà en cours, les deux autres fractions doivent
diminuer.
Si l’on admet que le réchauffement global est la menace la plus grave qui pèse sur
l’humanité et, avec elle, sur toute vie sur Terre, on voit apparaître une double obligation :
utiliser des sources d’énergie dépourvues de carbone de façon à diminuer
Q
E
CO
tep
2 ;
utiliser partout des technologies sobres en énergie afin de diminuer
E
W
tep
PIB
.
Tel est le défi du XXI
e siècle. La communauté internationale ayant depuis longtemps
pris conscience du problème, les Nations unies ont, dès les années 1980, mis en
place une instance, the United Nations Framework Convention on Climate Change
(UNFCCC [27]), et organisent des conférences très médiatisées. Les grands rassemblements de Rio de Janeiro (1992), de Kyoto (1997), de Buenos Aires (1999) et de
Johannesburg (2003) visent à établir des recommandations applicables par tous les
Etats.
Les plus célèbres sont contenues dans le protocole de Kyoto [28] qui définit, pour les
pays les plus industrialisés et d’autres en voie d’industrialisation, des engagements
d’évolutions d’émission de gaz à effet de serre d’ici 2008-2012. Ces variations sont
exprimées en pourcentage par rapport à l’année de référence choisie, 1990. Le
tableau VI en expose quelques-unes. Comme elles résultent de négociations au
niveau des Etats, la logique générale n’est qu’approximativement respectée, qui
veut que les pays les plus pollueurs par rapport à leur PNB aient à envisager les diminutions les plus importantes, alors que des nations que l’on peut considérer à des
titres divers comme en voie de développement sont au contraire autorisées à augmenter leurs émissions. Beaucoup de pays ne sont pas inclus dans le protocole.
La façon dont les pollueurs tiendront leurs engagements de réduction d’émission
de CO 2 n’est pas fixée. Une proposition à cette même conférence de Kyoto était
d’instituer un système de permis négociables sur un marché des droits à polluer.
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