134
Jean-Louis BOBIN
2000
2020
2040
2060
2080
2100
0
1
2
3
4
A1Fi
IS92a
B2
B1
A2
A1T
A1B
5
6
années
ΔT (°C)
5.13 - Evolution des températures globales prédites par différents modèles,
les scénarios d’émission étant ceux du GIEC [28]
Le scénario IS92a sert de référence. La marge d’incertitude associée à chaque scénario est d’environ 30%.
5.6. COMMENT RÉAGIR ?
On peut cependant affirmer, sans crainte d’être démenti, que la vie sur Terre devra
au cours des siècles à venir faire face aux conséquences de niveaux de CO 2 et de
méthane dans l’atmosphère anormalement élevés. Il semble bien que tous les couplages entre le cycle du carbone et le réchauffement global soient positifs, l’élévation de température réduisant la capacité d’absorption des puits. Il apparaît ainsi
impératif de réduire les émissions et de prendre des mesures de séquestration,
afin de stabiliser la concentration du CO 2 dans l’atmosphère à un niveau qui minimise l’impact sur le climat. Les mêmes problèmes se posent pour le méthane avec
des constantes de temps différentes.
Pour évaluer sommairement les efforts à faire dans ce sens, on peut recourir à
l’équation de KAYA [26], qui met en jeu les grandeurs suivantes applicables à la Terre
entière, ou à un pays, ou encore à une région économique :
Q CO 2 est la quantité de gaz carbonique rejeté dans l’atmosphère pendant une
année donnée,
E tep est la production d’énergie pendant cette même année (évaluée par exemple
en tep),
Jean-Louis BOBIN
2000
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A1Fi
IS92a
B2
B1
A2
A1T
A1B
5
6
années
ΔT (°C)
5.13 - Evolution des températures globales prédites par différents modèles,
les scénarios d’émission étant ceux du GIEC [28]
Le scénario IS92a sert de référence. La marge d’incertitude associée à chaque scénario est d’environ 30%.
5.6. COMMENT RÉAGIR ?
On peut cependant affirmer, sans crainte d’être démenti, que la vie sur Terre devra
au cours des siècles à venir faire face aux conséquences de niveaux de CO 2 et de
méthane dans l’atmosphère anormalement élevés. Il semble bien que tous les couplages entre le cycle du carbone et le réchauffement global soient positifs, l’élévation de température réduisant la capacité d’absorption des puits. Il apparaît ainsi
impératif de réduire les émissions et de prendre des mesures de séquestration,
afin de stabiliser la concentration du CO 2 dans l’atmosphère à un niveau qui minimise l’impact sur le climat. Les mêmes problèmes se posent pour le méthane avec
des constantes de temps différentes.
Pour évaluer sommairement les efforts à faire dans ce sens, on peut recourir à
l’équation de KAYA [26], qui met en jeu les grandeurs suivantes applicables à la Terre
entière, ou à un pays, ou encore à une région économique :
Q CO 2 est la quantité de gaz carbonique rejeté dans l’atmosphère pendant une
année donnée,
E tep est la production d’énergie pendant cette même année (évaluée par exemple
en tep),
