5 - LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : PROBLÉMATIQUE GÉNÉRALE
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les plantes absorbent du gaz carbonique et rejettent de l’oxygène. L’essentiel du
carbone est restitué à leur mort. En raison du manque de données précises sur la
couverture végétale, les quantités de carbone et les échanges globaux avec l’atmosphère sont seulement estimés. Comme indiqué sur la figure 5.5, les flux naturels
se compensent à peu près.
Les flux naturels de carbone entre les océans et l’atmosphère sont également équilibrés. Les eaux froides de l’hémisphère nord dissolvent le CO 2 atmosphérique.
Des réactions chimiques produisent des bicarbonates transportés par des courants
profonds jusque dans l’hémisphère sud, où ils regagnent la surface dans les eaux
chaudes tropicales (figure 5.6 ). Là les réactions inverses se produisent et le CO 2
est réinjecté dans l’atmosphère.
La dynamique du cycle du carbone est initiée par de petits écarts à l’équilibre des
flux. Or, depuis les débuts de l’ère industrielle, l’espèce humaine a provoqué des
flux nets qui, comme indiqué sur la figure 5.5, peuvent devenir très supérieurs aux
flux naturels.
transfert de chaleur
à l'atmosphère
transfert de chaleur
à l'atmosphère
courant chaud
de surface
courants
salés
profonds
circulation thermohyaline
Océan
Pacifique
Océan
Atlantique
Océan
Indien
5.6 - Les courants océaniques agissent comme une courroie de transmission
5.3. GAZ À EFFET DE SERRE D’ORIGINE ANTHROPIQUE
Si notre aptitude à évaluer l’influence de l’activité humaine sur le climat demeure
limitée, deux contributions au cycle du carbone (reportées sur la figure 5.5) sont
clairement perceptibles. La plus petite est due aux changements apportés à l’utilisation des sols. En effet, passer de la forêt à des cultures réduit l’absorption de gaz
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