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Jean-Louis BOBIN
carbonique par la végétation. La plus importante vient de l’usage de combustibles
fossiles qui rejettent de grandes quantités de ce gaz dans l’atmosphère. On a maintenant la preuve que c’est là l’origine de l’augmentation observée de la concentration de CO 2 depuis les débuts de l’ère industrielle.
D’abord les concentrations du gaz carbonique, du méthane et du protoxyde d’azote
suivent la croissance de la population (figure 5.7). La corrélation entre les quatre
courbes est frappante, avec un accroissement particulièrement rapide depuis 1950.
Bien que le méthane et d’autres gaz soient de meilleurs générateurs d’effet de
serre que le gaz carbonique, celui-ci demeure le plus important car il reste plus longuement dans l’atmosphère et sa concentration y est de beaucoup la plus grande.
En gros, le gaz carbonique est responsable de 62% du forçage radiatif attribuable
aux émissions anthropiques, le méthane compte pour 20% et les autres gaz se
partagent le reste. Autre produit de combustion, la vapeur d’eau joue un rôle amplificateur, mais n’est pas considérée comme un facteur de déclenchement.
260
280
300
320
340
360
1950
1900
1850
1800
1750
gaz carbonique
concentration (ppmv)
600
800
1000
1200
1400
1600
2000
1950
1900
1850
1800
1750
méthane
années
(ppbv)
260
290
300
310
2000
1950
1900
1850
1800
1750
protoxyde d'azote
années
2000
années
(ppbv)
0
1
2
3
4
5
2000
1950
1900
1850
1800
1750
population
années
milliards
5.7 - Evolution au cours du temps des concentrations de gaz à effet de serre
et de la population humaine globale
Ici encore l’analyse isotopique s’avère précieuse. Le carbone a deux isotopes stables
de nombres de masse 12 (99%) et 13. L’isotope radioactif de nombre de masse 14
est créé par la réaction sur l’azote de l’air de neutrons induits par le rayonnement
cosmique. Cet isotope participe aux processus biologiques et atteint une concentration d’équilibre dans les êtres vivants. Après la mort, sa concentration décroît
avec une demi-vie de 5500 ans. Les combustibles fossiles issus de la biomasse
d’un lointain passé sont presqu’entièrement dépourvus de carbone 14. De plus, en
raison de processus physico-chimiques très sensibles à la température, les com-
Jean-Louis BOBIN
carbonique par la végétation. La plus importante vient de l’usage de combustibles
fossiles qui rejettent de grandes quantités de ce gaz dans l’atmosphère. On a maintenant la preuve que c’est là l’origine de l’augmentation observée de la concentration de CO 2 depuis les débuts de l’ère industrielle.
D’abord les concentrations du gaz carbonique, du méthane et du protoxyde d’azote
suivent la croissance de la population (figure 5.7). La corrélation entre les quatre
courbes est frappante, avec un accroissement particulièrement rapide depuis 1950.
Bien que le méthane et d’autres gaz soient de meilleurs générateurs d’effet de
serre que le gaz carbonique, celui-ci demeure le plus important car il reste plus longuement dans l’atmosphère et sa concentration y est de beaucoup la plus grande.
En gros, le gaz carbonique est responsable de 62% du forçage radiatif attribuable
aux émissions anthropiques, le méthane compte pour 20% et les autres gaz se
partagent le reste. Autre produit de combustion, la vapeur d’eau joue un rôle amplificateur, mais n’est pas considérée comme un facteur de déclenchement.
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gaz carbonique
concentration (ppmv)
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méthane
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années
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années
milliards
5.7 - Evolution au cours du temps des concentrations de gaz à effet de serre
et de la population humaine globale
Ici encore l’analyse isotopique s’avère précieuse. Le carbone a deux isotopes stables
de nombres de masse 12 (99%) et 13. L’isotope radioactif de nombre de masse 14
est créé par la réaction sur l’azote de l’air de neutrons induits par le rayonnement
cosmique. Cet isotope participe aux processus biologiques et atteint une concentration d’équilibre dans les êtres vivants. Après la mort, sa concentration décroît
avec une demi-vie de 5500 ans. Les combustibles fossiles issus de la biomasse
d’un lointain passé sont presqu’entièrement dépourvus de carbone 14. De plus, en
raison de processus physico-chimiques très sensibles à la température, les com-
