4 - LES SCÉNARIOS D'ÉVOLUTION DES STRUCTURES ÉNERGÉTIQUES JUSQU'EN 2050
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Tableau XXIII - Résultats sur les émissions de gaz carbonique des scénarios
de l’IIASA, modifiés en remplaçant le charbon et le gaz par du nucléaire
Les scénarios indexés H supposent de plus que le pétrole est partiellement remplacé
par de l’hydrogène électrolytique.
CO 2 [GtC]
Nucléaire [Gtep]
1990
6
0,49
A2
14,8
1,1
A2N
4,2
13,3
A2H
2,7
15,4
B
9,8
2,7
BN
3,5
10,3
BH
2,3
12,2
C2
5,7
1,8
C2N
2,2
6,1
C2H
1,4
7,1
Le tableau XXIII permet de faire les constatations suivantes :
la faiblesse des émissions du scénario C2 est liée au fait que ce scénario réduit
à presque zéro la contribution des combustibles fossiles à la production d’électricité et de chaleur ;
seuls les scénarios Hydrogène entraînent une réduction importante du recours au
pétrole. On voit alors que, contrairement à ce qui est généralement affirmé, dans
le cas des scénarios A et B, la contribution des transports à la production de CO 2
n’est pas dominante. Les gains les plus importants viendront de l’abandon des
fossiles pour la production d’électricité et de chaleur ;
un recours massif au nucléaire est, seul, susceptible de stabiliser la concentration
de CO 2 dans l’atmosphère sans réduire l’approvisionnement énergétique. Dans le
scénario le plus intense en nucléaire, il faudrait mettre en œuvre un parc d’une
puissance de près de 9000 GWe, soit trente fois plus qu’actuellement. Bien que
le taux de nucléarisation paraisse très élevé, il ne serait guère que trois fois plus
élevé que celui atteint par la France dès à présent. L’effort d’investissement
nécessaire serait tout à fait comparable à celui qui est envisagé par les scénarios
d’origine. Par contre, les réserves actuelles d’uranium ne seront pas suffisantes
pour un tel développement. La mise en œuvre d’un parc de 9000 GWe consomme
environ 9000 tonnes de matière fissile par an. Dans la technologie actuelle il faudrait donc extraire près d’un million de tonnes d’uranium naturel chaque année. Les
réserves actuellement assurées n'atteignent que 4 millions de tonnes. L’OCDE
estime que la reprise des efforts de prospection devrait permettre de découvrir
environ 20 millions de tonnes supplémentaires. Dans tous les cas, ces réserves
sont insuffisantes. L’océan contient 3 milliards de tonnes d’uranium naturel dont
l’exploitation serait possible à un prix dix fois supérieur à celui des minerais terrestres. La solution la plus évidente est donc de recourir à la surrégénération.
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Tableau XXIII - Résultats sur les émissions de gaz carbonique des scénarios
de l’IIASA, modifiés en remplaçant le charbon et le gaz par du nucléaire
Les scénarios indexés H supposent de plus que le pétrole est partiellement remplacé
par de l’hydrogène électrolytique.
CO 2 [GtC]
Nucléaire [Gtep]
1990
6
0,49
A2
14,8
1,1
A2N
4,2
13,3
A2H
2,7
15,4
B
9,8
2,7
BN
3,5
10,3
BH
2,3
12,2
C2
5,7
1,8
C2N
2,2
6,1
C2H
1,4
7,1
Le tableau XXIII permet de faire les constatations suivantes :
la faiblesse des émissions du scénario C2 est liée au fait que ce scénario réduit
à presque zéro la contribution des combustibles fossiles à la production d’électricité et de chaleur ;
seuls les scénarios Hydrogène entraînent une réduction importante du recours au
pétrole. On voit alors que, contrairement à ce qui est généralement affirmé, dans
le cas des scénarios A et B, la contribution des transports à la production de CO 2
n’est pas dominante. Les gains les plus importants viendront de l’abandon des
fossiles pour la production d’électricité et de chaleur ;
un recours massif au nucléaire est, seul, susceptible de stabiliser la concentration
de CO 2 dans l’atmosphère sans réduire l’approvisionnement énergétique. Dans le
scénario le plus intense en nucléaire, il faudrait mettre en œuvre un parc d’une
puissance de près de 9000 GWe, soit trente fois plus qu’actuellement. Bien que
le taux de nucléarisation paraisse très élevé, il ne serait guère que trois fois plus
élevé que celui atteint par la France dès à présent. L’effort d’investissement
nécessaire serait tout à fait comparable à celui qui est envisagé par les scénarios
d’origine. Par contre, les réserves actuelles d’uranium ne seront pas suffisantes
pour un tel développement. La mise en œuvre d’un parc de 9000 GWe consomme
environ 9000 tonnes de matière fissile par an. Dans la technologie actuelle il faudrait donc extraire près d’un million de tonnes d’uranium naturel chaque année. Les
réserves actuellement assurées n'atteignent que 4 millions de tonnes. L’OCDE
estime que la reprise des efforts de prospection devrait permettre de découvrir
environ 20 millions de tonnes supplémentaires. Dans tous les cas, ces réserves
sont insuffisantes. L’océan contient 3 milliards de tonnes d’uranium naturel dont
l’exploitation serait possible à un prix dix fois supérieur à celui des minerais terrestres. La solution la plus évidente est donc de recourir à la surrégénération.
