Limite et continuité
555
Considérons un entier i avec 1 � i �p. L'assertion précédente étant vraie pour
tout élément x = (x1 , ... , xp) de E, elle est vraie pour les éléments de E de
la forme x = (a1 , .. .,ai-1 , Xi,ai + 1 , ... ,ap) où Xi désigne un élément de Ei.
Désignons para,i la i-ième application partielle de f en a. La distance dE
étant l'une des distances définies par les relations (7) à (9), on a d'une part
dE(x, a) = di (Xi, ai) et d'après la définition de la i-ième application partielle
de f en a, on a d'autre part :
f(x) = f (a1 , ... , ai - 1 , Xi, ai + 1 , ... , ap) =a,i(xi)
avec f(a) =a,i(ai) · L'assertion (10) implique donc que :
Vé E �� 317 E �� Vxi E Ei (di(Xi,ai) � 1] ===? dp(>a,i(Xi) ,>a,i(ai)) � é ) .
D'après la définition 9.5, cela signifie quea,i est continue en ai.
D
La proposition 9.14 n'admet pas de réciproque : toutes les applications partielles de f en a peuvent être continues sans que f soit continue en a. Par
exemple, l'application
si (x1 , x 2 ) "# (0, 0)
si (x1 , x 2 ) = (0, 0)
n'est pas continue en (0, 0) (voir les exemples de la p. 537) alors que les
deux applications partielles en (0, 0) le sont (les deux applications partielles
>co,0),1 et >co,0), 2 sont toutes deux égales à l'application nulle).
D'un point de vue pratique, la proposition 9.14 est souvent utilisée sous sa
forme contraposée pour montrer qu'une application f définie sur un espace
produit E = E1 x . . . x Ep n'est pas continue en a= (a1 , ... , av) E E: si l'une
des applications partielles de f en a, disons la i-ème, n'est pas continue en ai
alors f n'est pas continue en a. Par exemple, l'application :
si (x1 , x 2 ) "# (0, 0)
si (x1 , x 2 ) = (0, 0)
n'est pas continue en (0, 0) car la première application partielle en 0 qui est
l'application >co,o),1 définie par(o,o), l (xi ) = l/x1 si x1 "# 0 et >co,0),1 (0) = 0
n'est pas continue en x1 =O.
Applications à valeurs dans un produit d'espaces métriques
Soient (E, dE), (F1 , d1), ... , (F q , d q ) des espaces métriques et F = F1 x . . . x F q
l'espace produit muni de l'une des distances dp défi nies par :
(x, y) E F 2 f--- --4 max(d1 (x1 , Y1), ... , d q (x q , Yq) ),
(11)
(x, y) E F 2 f--- --4 d1 (x1 , Y1) + · · · + d q(Xq , Yq),
(12)
(x, y) E F 2 f--- --4 J d1 (x1 , yi ) 2 + · · · + d q (X q , Yq) 2 ,
(13)
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Considérons un entier i avec 1 � i �p. L'assertion précédente étant vraie pour
tout élément x = (x1 , ... , xp) de E, elle est vraie pour les éléments de E de
la forme x = (a1 , .. .,ai-1 , Xi,ai + 1 , ... ,ap) où Xi désigne un élément de Ei.
Désignons par
étant l'une des distances définies par les relations (7) à (9), on a d'une part
dE(x, a) = di (Xi, ai) et d'après la définition de la i-ième application partielle
de f en a, on a d'autre part :
f(x) = f (a1 , ... , ai - 1 , Xi, ai + 1 , ... , ap) =
avec f(a) =
Vé E �� 317 E �� Vxi E Ei (di(Xi,ai) � 1] ===? dp(>a,i(Xi) ,>a,i(ai)) � é ) .
D'après la définition 9.5, cela signifie que
D
La proposition 9.14 n'admet pas de réciproque : toutes les applications partielles de f en a peuvent être continues sans que f soit continue en a. Par
exemple, l'application
si (x1 , x 2 ) "# (0, 0)
si (x1 , x 2 ) = (0, 0)
n'est pas continue en (0, 0) (voir les exemples de la p. 537) alors que les
deux applications partielles en (0, 0) le sont (les deux applications partielles
>co,0),1 et >co,0), 2 sont toutes deux égales à l'application nulle).
D'un point de vue pratique, la proposition 9.14 est souvent utilisée sous sa
forme contraposée pour montrer qu'une application f définie sur un espace
produit E = E1 x . . . x Ep n'est pas continue en a= (a1 , ... , av) E E: si l'une
des applications partielles de f en a, disons la i-ème, n'est pas continue en ai
alors f n'est pas continue en a. Par exemple, l'application :
si (x1 , x 2 ) "# (0, 0)
si (x1 , x 2 ) = (0, 0)
n'est pas continue en (0, 0) car la première application partielle en 0 qui est
l'application >co,o),1 définie par
n'est pas continue en x1 =O.
Applications à valeurs dans un produit d'espaces métriques
Soient (E, dE), (F1 , d1), ... , (F q , d q ) des espaces métriques et F = F1 x . . . x F q
l'espace produit muni de l'une des distances dp défi nies par :
(x, y) E F 2 f--- --4 max(d1 (x1 , Y1), ... , d q (x q , Yq) ),
(11)
(x, y) E F 2 f--- --4 d1 (x1 , Y1) + · · · + d q(Xq , Yq),
(12)
(x, y) E F 2 f--- --4 J d1 (x1 , yi ) 2 + · · · + d q (X q , Yq) 2 ,
(13)
