Algèbre bilinéaire
439
présentons dans ce chapitre existe pour des espaces vectoriels sur des corps
différents, comme par exemple le corps des nombres complexes. Dans le cas
d'un C-espace vectoriel, l'analogue des formes bilinéaires de la définition 8.1
sont les formes « sesquilinéaires ». Une forme sesquilinéaire 'l/; sur un C-espace
vectoriel E est une application de E x E dans (['. qui vérifie
'v' (x, y, z ) E E 3 'v'(>., µ) E (['. 2 ( 1.p(>.x +µy, z ) = "X 1.p(x, z ) + µ 1.p(y, z )
et 1.p(x, >.y + µz) = >. 1.p(x, y) + µ <.p(x, z ) )
où "X et µ désignent les complexes conjugués de >. et µ respectivement.
o
Exemples
1. On vérifiera sans peine que l'application <.p JR 3 x JR 3 � lR définie pour
x = (x 1 ,x 2 ,x 3 ) et y = (y 1 ,y 2 ,y 3 ) par
1.p(x, y) = Xi Yi+ X 2 Y 2 + X3 Y3
est une forme bilinéaire sur E = JR. 3 .
2. Dans l'espace vectoriel IR 4 , l'application <.p IR 4 x IR 4 � lR définie pour
x = (xi ,x 2 , X3 , X 4 ) et y = (yi ,y 2 ,y 3 ,y 4 ) par
<.p(x, y) =xi Yi + x 2 Y 2 + X3 Y 3 - c 2 x 4 Y 4
où c désigne un paramètre réel, est une forme bilinéaire. Cette forme bilinéaire
qui intervient dans la théorie de la relativité est nommée forme de Lorentz <5> .
3. Sur l'espace vectoriel C([O, 1], JR) des applications continues de [O, 1] dans IR,
l'application <.p: C([O, 1], IR) x C([O, 1], IR) � lR définie par
<.p(f, g) = fo
i
J(t)g(t) dt
est une forme bilinéaire. Ce résultat découle des propriétés de linéarité de l'in, l (6)
tegra e .
4. Sur l'espace vectoriel Mn(IR) des matrices carrées de taille n à coefficients
réels, l'application <.p définie par
<.p: (A, B) E Mn(IR) x Mn (IR) t--- -> Tr(t AB) E lR
est une forme bilinéaire. Le résultat découle de la linéarité de l'application
Trace <7> qui à une matrice de Mn(IR) associe la somme de ses éléments diagonaux.
<5> LORENTZ, Hendrik Antoon (1853, Arnhem - 1928, Haarlem). Physicien néerlandais qui
reçut le prix Nobel de physique en 1902.
<6> Voir le Cours de première année, chap. 18.
(î} Voir Cours de première année p. 448.
439
présentons dans ce chapitre existe pour des espaces vectoriels sur des corps
différents, comme par exemple le corps des nombres complexes. Dans le cas
d'un C-espace vectoriel, l'analogue des formes bilinéaires de la définition 8.1
sont les formes « sesquilinéaires ». Une forme sesquilinéaire 'l/; sur un C-espace
vectoriel E est une application de E x E dans (['. qui vérifie
'v' (x, y, z ) E E 3 'v'(>., µ) E (['. 2 ( 1.p(>.x +µy, z ) = "X 1.p(x, z ) + µ 1.p(y, z )
et 1.p(x, >.y + µz) = >. 1.p(x, y) + µ <.p(x, z ) )
où "X et µ désignent les complexes conjugués de >. et µ respectivement.
o
Exemples
1. On vérifiera sans peine que l'application <.p JR 3 x JR 3 � lR définie pour
x = (x 1 ,x 2 ,x 3 ) et y = (y 1 ,y 2 ,y 3 ) par
1.p(x, y) = Xi Yi+ X 2 Y 2 + X3 Y3
est une forme bilinéaire sur E = JR. 3 .
2. Dans l'espace vectoriel IR 4 , l'application <.p IR 4 x IR 4 � lR définie pour
x = (xi ,x 2 , X3 , X 4 ) et y = (yi ,y 2 ,y 3 ,y 4 ) par
<.p(x, y) =xi Yi + x 2 Y 2 + X3 Y 3 - c 2 x 4 Y 4
où c désigne un paramètre réel, est une forme bilinéaire. Cette forme bilinéaire
qui intervient dans la théorie de la relativité est nommée forme de Lorentz <5> .
3. Sur l'espace vectoriel C([O, 1], JR) des applications continues de [O, 1] dans IR,
l'application <.p: C([O, 1], IR) x C([O, 1], IR) � lR définie par
<.p(f, g) = fo
i
J(t)g(t) dt
est une forme bilinéaire. Ce résultat découle des propriétés de linéarité de l'in, l (6)
tegra e .
4. Sur l'espace vectoriel Mn(IR) des matrices carrées de taille n à coefficients
réels, l'application <.p définie par
<.p: (A, B) E Mn(IR) x Mn (IR) t--- -> Tr(t AB) E lR
est une forme bilinéaire. Le résultat découle de la linéarité de l'application
Trace <7> qui à une matrice de Mn(IR) associe la somme de ses éléments diagonaux.
<5> LORENTZ, Hendrik Antoon (1853, Arnhem - 1928, Haarlem). Physicien néerlandais qui
reçut le prix Nobel de physique en 1902.
<6> Voir le Cours de première année, chap. 18.
(î} Voir Cours de première année p. 448.
