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CHAPITRE 8. LINÉARISATION ET TRANSVERSALITÉ
...et une conséquence de l’inégalité de Calderón-Zygmund (le théorème 16.5.8) énoncée dans le lemme :
Lemme 8.7.2. Soit p > 1. Si Y ∈ W
1,p (R × S
1 ; R
2n ), il existe une constante
positive C telle que
Y W 1,p ≤ C(LY L p + Y L p ).
Voici le plan de la démonstration : tout d’abord, nous considérons le cas
où S(s, t) ne dépend pas de s, cas dans lequel nous démontrons un résultat
plus fort :
Proposition 8.7.3. Si l’opérateur symétrique S(s, t) = S(t) est indépendant
de s et si d´ et(Id −R
±
1 ) = 0, alors
D = ∂ + S(t) : W
1,p (R × S
1 ; R
2n ) −→ L
p (R × S
1 ; R
2n )
est bijectif (pour tout p > 1).
Nous démontrons cette proposition d’abord dans le cas p = 2 au § 8.7.a,
puis dans le cas général au § 8.7.b. L’inversibilité de l’opérateur « asymptotique » D nous permettra d’améliorer l’inégalité du lemme 8.7.2 en
Y W 1,p (R×S 1 ;R 2n ) ≤ C(Y L p (R×S 1 ) + Y L p ([−M,M ]×S 1 ) )
(pour un M > 0 assez grand).
La restriction W
1,p (R × S
1 ) → L
p ([−M, M ] × S
1 ) étant un opérateur
compact (par le théorème de Rellich, ici le théorème 16.4.10), nous pourrons alors utiliser un résultat général dit « semi-Fredholm » (pour lequel on
trouvera une démonstration au § 16.2.c).
Proposition 8.7.4. Soient E, F et G trois espaces de Banach. Soient L :
E → F un opérateur et K : E → G un opérateur compact. On suppose qu’il
existe une constante C > 0 telle que
∀ x ∈ E, x E ≤ C (L(x) F + K(x) G ) .
Alors le noyau de L est de dimension finie et son image est fermée.
Il restera à montrer que le conoyau de L est de dimension finie. On le
fera en l’identifiant au noyau de l’opérateur adjoint
L
: W
1,q (R × S
1 ; R
2n ) −→ L
q (R × S
1 ; R
2n )
où q est défini par 1/p + 1/q = 1. Cet opérateur, que nous avons déjà rencontré dans la démonstration du lemme 8.5.1, satisfait aussi aux hypothèses
de la proposition 8.7.4, et son noyau est donc de dimension finie.
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