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CHAPITRE 4. HOMOLOGIE DE MORSE, APPLICATIONS
Démonstration du théorème 4.6.2, cas des plongements
Remarquons tout d’abord, comme
HM (D
N ; Z) =
Z si = 0
0 sinon,
que, pour tout difféomorphisme ψ : D
N
→ D
N , ψ , qui doit être un isomorphisme de Z dans lui-même, ne peut être que l’application identique, ou son
opposée, ψ = ± Id, et que c’est l’identité lorsque ψ préserve l’orientation.
Comme conséquence, pour toute variété V et tout difféomorphisme ψ
préservant l’orientation de D
N , ψ × Id : D
N
× V → D
N
× V induit aussi
l’identité en homologie, puisque (ψ × Id) • = ψ • ⊗ Id • sur le produit tensoriel
des complexes, de sorte que (ψ × Id) = ψ ⊗ Id = Id.
Considérons maintenant différentes façons d’inclure V dans D
N
× V .
Lemme 4.6.6. Pour a ∈ D
N , soit i a : V → D
N
× V le plongement défini par
i a (x) = (a, x). Alors
(1) (i 0 ) est un isomorphisme ;
(2) (i a ) = (i 0 ) .
Démonstration du lemme. On considère un couple (f, X) Morse-Smale sur
V = {0} × V ⊂ D
N
× V . On prolonge (f, X) en (
f,
X) comme ci-dessus,
c’est-à-dire par
f (y, x) =
1
2
y
2 + f (x) et
X(y, x) = −y + X(x).
Alors, C • (f, X) = C • (
f,
X), de sorte que (i 0 ) • = Id. Ce qui démontre
la première assertion. Pour la deuxième, on utilise un difféomorphisme
(1)
ψ : D
N
→ D
N qui envoie 0 sur a. Le diagramme commutatif
V
i 0 / /
s
i a
% %
K
K
K
K
K
K
K
K
K
K
D
N
× V
ψ × Id
D
N
× V
donne (i 0 ) = (i a ) comme souhaité.
Pour démontrer le théorème d’invariance homotopique, considérons donc
une application
u : [0, 1] × V −→ W
(1) L’existence d’un tel difféomorphisme peut être démontrée en intégrant un champ de
vecteurs convenable sur le disque D N , un exercice dont les détails sont laissés aux lecteurs,
l’exercice 19 page 103.
CHAPITRE 4. HOMOLOGIE DE MORSE, APPLICATIONS
Démonstration du théorème 4.6.2, cas des plongements
Remarquons tout d’abord, comme
HM (D
N ; Z) =
Z si = 0
0 sinon,
que, pour tout difféomorphisme ψ : D
N
→ D
N , ψ , qui doit être un isomorphisme de Z dans lui-même, ne peut être que l’application identique, ou son
opposée, ψ = ± Id, et que c’est l’identité lorsque ψ préserve l’orientation.
Comme conséquence, pour toute variété V et tout difféomorphisme ψ
préservant l’orientation de D
N , ψ × Id : D
N
× V → D
N
× V induit aussi
l’identité en homologie, puisque (ψ × Id) • = ψ • ⊗ Id • sur le produit tensoriel
des complexes, de sorte que (ψ × Id) = ψ ⊗ Id = Id.
Considérons maintenant différentes façons d’inclure V dans D
N
× V .
Lemme 4.6.6. Pour a ∈ D
N , soit i a : V → D
N
× V le plongement défini par
i a (x) = (a, x). Alors
(1) (i 0 ) est un isomorphisme ;
(2) (i a ) = (i 0 ) .
Démonstration du lemme. On considère un couple (f, X) Morse-Smale sur
V = {0} × V ⊂ D
N
× V . On prolonge (f, X) en (
f,
X) comme ci-dessus,
c’est-à-dire par
f (y, x) =
1
2
y
2 + f (x) et
X(y, x) = −y + X(x).
Alors, C • (f, X) = C • (
f,
X), de sorte que (i 0 ) • = Id. Ce qui démontre
la première assertion. Pour la deuxième, on utilise un difféomorphisme
(1)
ψ : D
N
→ D
N qui envoie 0 sur a. Le diagramme commutatif
V
i 0 / /
s
i a
% %
K
K
K
K
K
K
K
K
K
K
D
N
× V
ψ × Id
D
N
× V
donne (i 0 ) = (i a ) comme souhaité.
Pour démontrer le théorème d’invariance homotopique, considérons donc
une application
u : [0, 1] × V −→ W
(1) L’existence d’un tel difféomorphisme peut être démontrée en intégrant un champ de
vecteurs convenable sur le disque D N , un exercice dont les détails sont laissés aux lecteurs,
l’exercice 19 page 103.
