EN AMÉRIQUE DU NORD
et influencé par l'éclectisme.
Employant de nombreuses
plantes, les physiomédicalistes
cherchaient à harmoniser «les
tissus organiques et la force
vitale» afin de restaurer
l'équilibre dans le corps.
Convaincus que Festomac était
la source des maladies,
ils employaient des plantes
émétiques, comme le vératre
{Phytolacca decandra, p. 247),
pour purger cet organe.
D'autres plantes, telles que
l'échinacée (Echinacea spp., p. 94) - un excellent immunostimulant —
et l'hydraste du Canada (Hydrastis canadensis, p. 107), tonique et
anti-inflammatoire, étaient prescrites pour la convalescence.
L'igname pousse au Mexique. Son
rhizome est un dcconiractant musculaire
employé comme antispasmodique.
La seconde moitié du XIX
e siècle fut une période faste pour
la médecine naturelle aux Etats-Unis. Elle donna naissance
à l'ostéopathie et à la chiropraxie et son influence sur l'herboristerie
|en Grande-Bretagne fut telle que le physiomédicalisme devint une
tradition herboriste anglo-américaine. Aujourd'hui, les herboristes
britanniques utilisent toujours une plus grande variété de plantes
médicinales nord-américaines que leurs homologues européens.
LA PHYTOTHÉRAPIE NORD-AMÉRICAINE AUJOURD'HUI
La phytothérapie déclina rapidement après 1907 aux Etats-Unis
en raison de la décision prise par le gouvernement de limiter les
subventions aux seules études médicales. Depuis, au Canada comme
aux Etats-Unis, la phytothérapie n'a survécu qu'en marge des
services médicaux officiels. En effet, sa pratique est illégale sans
qualification spéciale dans certains des Etats, et les écoles de
médecine ne dispensent aucun cours sur les plantes.
Les plantes sont considérées comme source de nouvelles
molécules pharmaceutiques plutôt que comme des remèdes à part
entière. L'igname sauvage (Dioscorea viîlosa, p. 89) en est un bon
exemple. Utilisée au Mexique depuis l'époque aztèque, cette plante
était connue pour ses propriétés antirhumatismales et analgésiques.
En 1942, des chercheurs découvrirent qu'elle contenait un stéroïde,
la diosgénine, ayant les mêmes effets que la progestérone. Dans les
années 1950, les laboratoires Syntex produisirent la première pilule
contraceptive avec la diosgénine, extraite de l'igname sauvage.
On découvrit alors l'importance des plantes dans la mise au point
des médicaments ainsi que la capacité de l'organisme à supporter
des soins à base de plantes entières plutôt que des molécules isolées.
; Depuis qu'en 1994 a été adoptée une législation libérale, les produits
à base de plantes ont connu un succès foudroyant aux Etats-Unis.
D'après le Los Angeles Times (31 août 1998), les ventes de millepertuis
(Hypencum perfomtum, p. 108) ont augmenté de 3,9% entre 1995
et 1997. La recherche de remèdes phytothérapeutiques bénéficie
désormais d'importants investissements, notamment par l'entremise
du Centre américain des médecines complémentaires et alternatives.
Pourtant, il peut être difficile de trouver un herboriste. Mais, la
Guilde américaine des herboristes continue de former ses adhérents.
Damiana
(Turnera diffusa,
p. 144) est
un antt-dépresseur
Piment de Cayenne '
fCapsicum
fructescens, p. 74).
Une plante aux
propriétés émulsives,
stimulant
la circiiïaîim
_
et la digestion t^*
Onagre bisannuelle
(Oenothera biennis,
p 240) L'huile
de sa graine contient
des acides gras aux
propriétés astringentes -
Actée à grappes
('Cimicifuga
racemosa, p. 82).
Antirhumatismal
utilisé par les
indigènes américains. ^
Fausse licorne
^Chamaelinum
luteum, p. 79).
Les femmes
indigènes
américaines
le mastiquaient
pour prévenir
les fausses
i
couches..
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