Quinquina
fChinchona
spp , p 83)
Contient de la
quinine, efficace
contre la
malaria.
Capucine
(Tropaeolum majus,
p. 278) Remède andin
traditionnel contre les
blessures et les infections
pulmonaires Excellent
antibiotique
Marante (Maranta
arundmacea,
p. 232) Efficace
contre les diarrhées
et les dermatoses.
Cicatrisant.
Verveine
odorante
(Lippia
citnodora,
p 227^
Propriétés
sédatives sous
forme
d'infusion.
Feuilles de verveine
fraîches
LE DEVELOPPEMENT DE LA PHYTOTHÉRAPIE
EN AMÉRIQUE DU SUD
. _ " , Menacés, les peuples d'Amérique du Sud tentent, de nos
"^•l^^ jours, de survivre et de protéger leur culture, les soins par
les plantes faisant partie intégrante de cette lutte. La
déforestation des forêts tropicales entraîne la disparition de
milliers d'espèces de plantes, dont certaines auraient pu servir de remèdes.
LA PHYTOTHÉRAPIE SUD-AMÉRICAINE est faite de rituels chamaniques
et de plantes nombreuses mais pas encore totalement répertoriées,
protégées par la densité de la forêt tropicale humide. Il ne s'agit
pourtant là que de deux facettes de la tradition herboriste des régions
de l'Amazone et de l'Orénoque. Dans d'autres régions — le plateau
andin de Bolivie, les plaines humides du Paraguay et les grandes villes,
telles que Rio de Janeiro -, la réalité est très différente.
UNE FLORE MÉDICINALE ABONDANTE
Depuis la conquête espagnole, au début du XVI
e siècle, les auteurs
européens ont insisté sur l'immense variété de plantes médicinales
en usage chez les Indiens. La plus importante de ces plantes, le
)
quinquina {Cinchona spp., p. 83), est un fébrifuge traditionnel en pays
andin, qui fut découvert par les Espagnols vers 1630. Produite à partir
de cette plante, la quinine fut pendant trois siècles le meilleur traitement
contre le paludisme. Parmi les autres plantes importantes originaires
d'Amérique du Sud, on trouve la pomme de terre {Solanum tuberosum,
p. 270), dont les Incas cultivaient plus de soixante variétés différentes.
Servant à de nombreux usages, elle est particulièrement efficace
en cataplasme pour les affections de la peau. L'ipéca (Cephaelis
ipecacuanha, p. 185) était employé au Brésil pour soigner la dysenterie
amibienne - aujourd'hui, il entre dans les préparations antitussives.
Le maté (Ilex paraguariensis, p. 222), originaire de l'ouest du continent,
donne un breuvage stimulant, préparé et consommé comme le thé.
Il est devenu si populaire qu'il est cultivé en Espagne et au Portugal.
Depuis les années 1950, certains ethnobotanistes ont étudié les
tribus indigènes, notamment en Amazonie, qui détiennent un savoir
thérapeutique très développé. Leurs travaux ont fourni une abondante
moisson de connaissances en matière d'espèces locales. Ainsi, la pareire
{Chondrodendron tomentosum, p. 188), plante grimpante des forêts tropicales,
produit le curare. Ce poison utilisé pour la chasse est, sous sa forme
curauve, un remède contre les hématomes et la démence. Malheureusement,
la pharmacopée traditionnelle de ces communautés indigènes
est désormais menacée par la déforestation entreprise
dans les zones tropicales humides.
LES REMÈDES PSYCHOTROPES
Réputé en Occident pour la cocaïne qu'on en
extrait, le coca (Erythroxylum coca, p. 206)
constitue, en Amérique du Sud,
un remède important pour soigner
les nausées, les vomissements,
les affections dentaires et l'asthme. Il est,
d'autre part, intimement lié à la culture
Boido
(Peumus
boldus,
p 245)
Tonique
hépatique
Feuilles de
botdo fraîches
/
Feuilles de
boido sécliées
Précédent

- 51/335

Suivant