EN AFRIQUE
le kanna (Membryanthemum, spp.) et l'iboga (Tabemanthe iboga), sont
mastiquées pour combattre la fatigue, et ingérées au cours de
cérémonies rituelles. Selon des témoignages (au Congo et au Gabon),
on découvrit l'effet hallucinogène de l'iboga en voyant des sangliers
et des gorilles devenir fous furieux après en avoir mangé les racines.
SOINS TRADITIONNELS ET MÉDECINE MODERNE
La médecine occidentale est bien implantée
dans toute l'Afrique, mais, dans les zones rurales
éloignées des services médicaux et hospitaliers,
la pratique traditionnelle règne en maître. Dans
les villes, les services de santé sont limités et,
dans ce cas, les guérisseurs traditionnels -
prêtres, herboristes et sages-femmes —
sont les seuls médecins. L'Organisation
mondiale de la santé cherche
à atteindre, pour l'an 2000,
un niveau sanitaire permettant
à chaque individu de mener
une vie normale. Dans cette
perspective, les pays africains ont
formé certains guérisseurs aux
techniques modernes les plus
simples et aux mesures d'hygiène
élémentaires. Dans un centre de soins
situé au Ghana, une équipe médicale
travaille en symbiose avec des
herboristes traditionnels, favorisant
ainsi une pratique plus sûre de
l'herboristerie tout en se livrant
à des recherches approfondies.
Ce bol de divination nigérien servait
aux guérisseurs traditionnels pour
diagnostiquer la maladie, grâce à
l'interprétation de signes magiques.
Preuve incontestable d'un
changement d'attitude remarquable !
Au XIX
e siècle et pendant une bonne
partie du XX
e siècle, les
gouvernements coloniaux et les missionnaires tenaient les herboristes
africains pour des sorciers pratiquant la magie noire et voulaient
interdire leurs remèdes et médications.
c
LA DECOUVERTE DE NOUVEAUX REMÈDES PAR LES PLANTES
Tout en encourageant une pratique plus sérieuse de l'herboristerie,
certains centres médicaux se livrent à des recherches sur l'emploi des
plantes. Les effets bénéfiques du pygéum (Pygeum africanum, p. 259)
ont été établis. Poussant en Angola, au Mozambique, au Cameroun et
en brique du Sud, cet arbre était utilisé en Afrique centrale et
méridionale pour soigner les douleurs urinaires. Il est aujourd'hui
prescrit, en France et en Italie, contre les affections de la prostate.
De plus, deux arbustes — Brideliaferruginea (Afrique de l'Ouest et de
l'Est) et Indigofera arrecta (zones tropicales) - semblent avoir des effets
bénéfiques sur le diabète.
La revalorisation de l'herboristerie traditionnelle en Afrique
pourrait aboutir à l'homologation de nouveaux médicaments à base
de plantes. Aujourd'hui, la possibilité de concilier le meilleur de
chaque discipline, traditionnelle et allopathique, est un grand progrès.
45
Noix île kola (Cola
acummata, p 192)
Utilisée en Afrique
occidentale et centrale
pour soulager les maux
de tête.
Poudre de noix -
de kola
Graines de paradis
(Aframomum
melegueta) On les
utilise comme condiment
en Afrique,
c'est aussi un remède
contre les nausées.
Pyrèthre Anacyclus
py rethrdîn, p. 166).
En applications
sur la peau, sa racine
acre et irritante
stimule la circulation.
Décoction de séné
Gousses de séné.
Séné fCassia senna,
p 76) La présence
d'anthraquinone,
qui provoque
les contractions
pénstaltiques,
a des effets laxatifs
Première mention
de son usage médicinal
en Arabie, au l'a siècle
Aloès (Aloe vera,
p 60) Contient deux -
substances possédant
des effets médicinaux
bien dtfféienciés Le gel
transparent tiré du centre
de la feuille possède des
vertus cicatrisantes
Le JUS extrait de la hase
de la feuille, connu sous
le nom d'valoès amer»,
a des vertus laxatives.
le kanna (Membryanthemum, spp.) et l'iboga (Tabemanthe iboga), sont
mastiquées pour combattre la fatigue, et ingérées au cours de
cérémonies rituelles. Selon des témoignages (au Congo et au Gabon),
on découvrit l'effet hallucinogène de l'iboga en voyant des sangliers
et des gorilles devenir fous furieux après en avoir mangé les racines.
SOINS TRADITIONNELS ET MÉDECINE MODERNE
La médecine occidentale est bien implantée
dans toute l'Afrique, mais, dans les zones rurales
éloignées des services médicaux et hospitaliers,
la pratique traditionnelle règne en maître. Dans
les villes, les services de santé sont limités et,
dans ce cas, les guérisseurs traditionnels -
prêtres, herboristes et sages-femmes —
sont les seuls médecins. L'Organisation
mondiale de la santé cherche
à atteindre, pour l'an 2000,
un niveau sanitaire permettant
à chaque individu de mener
une vie normale. Dans cette
perspective, les pays africains ont
formé certains guérisseurs aux
techniques modernes les plus
simples et aux mesures d'hygiène
élémentaires. Dans un centre de soins
situé au Ghana, une équipe médicale
travaille en symbiose avec des
herboristes traditionnels, favorisant
ainsi une pratique plus sûre de
l'herboristerie tout en se livrant
à des recherches approfondies.
Ce bol de divination nigérien servait
aux guérisseurs traditionnels pour
diagnostiquer la maladie, grâce à
l'interprétation de signes magiques.
Preuve incontestable d'un
changement d'attitude remarquable !
Au XIX
e siècle et pendant une bonne
partie du XX
e siècle, les
gouvernements coloniaux et les missionnaires tenaient les herboristes
africains pour des sorciers pratiquant la magie noire et voulaient
interdire leurs remèdes et médications.
c
LA DECOUVERTE DE NOUVEAUX REMÈDES PAR LES PLANTES
Tout en encourageant une pratique plus sérieuse de l'herboristerie,
certains centres médicaux se livrent à des recherches sur l'emploi des
plantes. Les effets bénéfiques du pygéum (Pygeum africanum, p. 259)
ont été établis. Poussant en Angola, au Mozambique, au Cameroun et
en brique du Sud, cet arbre était utilisé en Afrique centrale et
méridionale pour soigner les douleurs urinaires. Il est aujourd'hui
prescrit, en France et en Italie, contre les affections de la prostate.
De plus, deux arbustes — Brideliaferruginea (Afrique de l'Ouest et de
l'Est) et Indigofera arrecta (zones tropicales) - semblent avoir des effets
bénéfiques sur le diabète.
La revalorisation de l'herboristerie traditionnelle en Afrique
pourrait aboutir à l'homologation de nouveaux médicaments à base
de plantes. Aujourd'hui, la possibilité de concilier le meilleur de
chaque discipline, traditionnelle et allopathique, est un grand progrès.
45
Noix île kola (Cola
acummata, p 192)
Utilisée en Afrique
occidentale et centrale
pour soulager les maux
de tête.
Poudre de noix -
de kola
Graines de paradis
(Aframomum
melegueta) On les
utilise comme condiment
en Afrique,
c'est aussi un remède
contre les nausées.
Pyrèthre Anacyclus
py rethrdîn, p. 166).
En applications
sur la peau, sa racine
acre et irritante
stimule la circulation.
Décoction de séné
Gousses de séné.
Séné fCassia senna,
p 76) La présence
d'anthraquinone,
qui provoque
les contractions
pénstaltiques,
a des effets laxatifs
Première mention
de son usage médicinal
en Arabie, au l'a siècle
Aloès (Aloe vera,
p 60) Contient deux -
substances possédant
des effets médicinaux
bien dtfféienciés Le gel
transparent tiré du centre
de la feuille possède des
vertus cicatrisantes
Le JUS extrait de la hase
de la feuille, connu sous
le nom d'valoès amer»,
a des vertus laxatives.
