Graines
. de pavot
Pavot officinal
(Papayer
sommferum,
p 243) Cultivé à
des fins commerciales
en Australie Utilisé
de manière intensive
aussi bien par
la médecine moderne
que traditionnelle
comme sédatif et
antalgique puisant
Acacia d'Arabie
(Acacia decurrens,
voir Acacia
arabica,
p 158).
Antiseptique
puissant, utilisé
pour resserrer et
protéger la peau ou
les membranes
muqueuses
Verveine officinale
(Verbena officmalis,
p. 149) Importée
en Australie par
les premier'; colons
britanniques
Tonique, elle régénère
le système nerveux
et digestif.
Kava (Piper
methysticum,
123) Tient une
place importante
dans les activités
ituelles des peuples
de Mélanesie et de
Polynésie Plante
utilisée contre les
nfections unitaires,
•n lotion, elle traite
les douleurs
rhumatismales.
- Racine de kava
LE DEVELOPPEMENT DE LA PHYTOTHERAPIE
EN AUSTRALIE
Presque toutes les connaissances en herboristerie
i que possédaient les Aborigènes d'Australie ont disparu
] à l'arrivée des Européens. Aussi, dans cette région,
les phytothérapies contemporaines proviennent d'Occident,
de Chine et, de plus en plus, d'autres pays d'Océanie.
BERCEAU DE LA PLUS VIEILLE CULTURE EXISTANTE AU MONDE,
l'Australie abrite également une tradition herboriste très ancienne.
Les aborigènes, installés dans l'île depuis plus de 60 000 ans, ont
acquis des connaissances précises sur des plantes dont la plupart,
tel que l'eucalyptus (Eucalyptus globulus, p. 98), ne se trouvaient
à l'origine qu'en Australie. Si ce savoir a disparu avec leurs dépositaires,
l'intérêt pour les traditions herboristes locales s'est cependant maintenu.
L'HERBORISTERIE DES ABORIGÈNES
Les aborigènes étaient probablement en meilleure santé que
les colons européens qui les chassèrent. Leurs conceptions en matière
de santé, d'affections et de maladies étaient très particulières car
l'influence du monde spirituel y occupait une place centrale.
A l'instar des autres sociétés de chasseurs-cueilleurs, les Aborigènes
consacraient beaucoup de temps aux cérémonies rituelles, renforçant
ainsi le sentiment d'appartenance à l'espace et du sens de la vie chez
chaque individu. Ils utilisaient les plantes médicinales et l'imposition des
mains en un mélange complexe de culture et de médecine.
L'arrivée des Européens fut, à la fin du XVIIF siècle, désastreuse
pour eux. Chassés de leur territoire, les Aborigènes furent décimés
par les maladies infectieuses importées d'Occident. La plupart des
traditions herboristes furent perdues lors de la dispersion des tribus
et à la disparition des anciens.
Néanmoins, la médecine aborigène n'est pas totalement oubliée.
Les plantes aromatiques, telles que l'eucalyptus, étaient souvent pilées
et inhalées pour soigner de nombreuses affections bénignes et les
troubles respiratoires comme la grippe. Les Aborigènes ignoraient la
technique des métaux et ne savaient pas faire bouillir l'eau, aussi
préparaient-ils des décoctions qu'ils réchauffaient à l'aide de pierres
chaudes. Ces décoctions étaient ingérées ou appliquées par voie
externe. Les éruptions cutanées (furoncles, gale) étaient soignées avec
l'acacia (Acacia, spp.) et les diarrhées aiguës avec l'eucalyptus ou le
kino (Pterocarpus marsupium, p. 257). Contre les fièvres, on employait
une écorce fébrifuge, l'alstonia (Alstonia, spp., p. 165).
PLANTES INDIGÈNES ET ÉTRANGÈRES
Au cours des deux derniers siècles, bien des plantes australiennes
ont été plantées dans le monde entier. Les recherches menées sur les
écorces fébrifuges ont abouti à la découverte de la réserpine, alcaloïde
doté de remarquables propriétés hypotensives. Cette substance est
désormais prescrite tant par les herboristes que par les médecins.
L'eucalyptus et l'arbre à thé (Melaleuca alternifolia, p. 114) produisent
des huiles essentielles employées comme antiseptiques. D'autres
plantes médicinales australiennes font désormais partie de la
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