LE DEVELOPPEMENT DE LA PHYTOTHERAPIE
______ Colombo
Jateorhiza
palmata, p 223)
Plante amère
utilisée comme
remède contre
/( s tioiihlf, digestifs
Possède également
une valeur
apéntive
Buchu (Barosma
»
betulma, p 71)
Propriétés diurétique
et antiseptique
unnaire On l'infuse
dans l'huile pour
fabriquer du parfum.
» /
/
Café ^Coffea
arabica, p 192)
Selon une légende, un
mollah découvrit son
effet stimulant en
observant
des chèvres devenues
plus vives après avoir
brouté des grains de
café Celui-ci a
également des vertus
. antimigraineuses
Khella fAmmi
visnaga, p 62)
Mentionnée dans un
traité médical égyptien
datant d'environ
ISOOav j-C , cette
plante était connue pour
on action émollientc sur
les lithiase s rénales
Les graines servaient
à nettoyer les dents
Graines de nsnage
, Feuilles de msnage
Balsamier
('Comnuphora
molmol, p 88)
Exsude une résine
astringente utilisée
dans le traitement
des maux dégorge
Harpagophftum
(Harpagophytum
procumbens,
p 105) Antiinflamniatoire
largement
lepandu en
Occident
Rhizome
^d'harpagophytum
Rhizome
. d'harpagophytum
pilé
EN AFRIQUE
Les traditions herboristes sont, en Afrique, plus nombreuses
i que dans n'importe quel autre continent. Durant
' la période coloniale, ces pratiques médicinales furent
réprimées, mais, aujourd'hui — revirement spectaculaire —
des médecins travaillent souvent en étroite symbiose avec les guérisseurs.
L'USAGE THÉRAPEUTIQUE DES PLANTES MÉDICINALES remonte, en
Afrique, aux temps les plus reculés. Les écrits égyptiens confirment
que l'herboristerie était, depuis des millénaires, tenue en grande
estime. Le papyrus Ebers (XV
e siècle av.J.-C. ), un des plus anciens
textes médicaux conservés, recense plus de 870 prescriptions et
préparations, 700 plantes médicinales — dont la gentiane jaune
{Gentiana lutea, p. 101), l'aloès (Aloe vera, p. 60) et le pavot {Papaver
somnifemm, p. 243). Il traite des affections bronchiques aux morsures
de crocodile. Les techniques médicales mentionnées dans les différents
manuscrits égyptiens constituent les bases de la pratique médicale
classique en Grèce, à Rome et dans le monde arabe.
LE COMMERCE ET L'INFLUENCE ARABE
Les plantes médicinales ont fait l'objet d'échanges commerciaux entre
le Proche-Orient, l'Inde et l'Afrique du Nord-Est depuis trois mille
ans environ. Les plantes largement utilisées au Proche-Orient, telles
que le balsamier (Cornmiphora molmol, p. 88), provenaient, à l'origine,
de Somalie et de la corne de l'Afrique. Du V au XIIF siècle, les
médecins arabes ont été à l'avant-garde des progrès médicaux et,
au VIII
e siècle, l'expansion de la culture arabe en Afrique du Nord fut
telle qu'on en ressent l'influence encore aujourd'hui. Au milieu du
XIII
e siècle, le botaniste Ibn El Beitar publia un Materia medica qui élargit
la gamme des plantes médicinales indigènes couramment utilisées.
LES ANCIENNES CROYANCES ET LES PLANTES INDIGÈNES
Dans les régions les plus reculées d'Afrique, les peuples nomades
- Berbères, au Maroc, ouTopnaar, en Namibie - conservent des
traditions herboristes ancestrales. Pour ces peuples, la guérison dépend
d'un monde magique dans lequel les esprits influent sur la maladie
et la mort. Dans la culture berbère, la possession par un djinn (esprit)
est une cause principale de maladie ; le guérisseur prescrit des plantes
aux propriétés «magiques» pour rétablir la santé. Si le patient ne
guérit pas, on le soupçonne d'être victime du «mauvais œil».
Autrefois, les Topnaar utilisaient les rares plantes médicinales
capables de pousser dans des conditions climatiques rigoureuses.
Si aujourd'hui, ils ont largement adopté les habitudes occidentales,
ils continuent cependant d'employer plusieurs plantes locales à des fins
curatives. Ainsi, la tige de l'algue Ecklonia maxima est grillée puis
mélangée à des gels de pétrole, avant d'être appliquée sur les blessures
et les brûlures. Quant au cactus tîoodia currori, on lui enlève ses épines et
son enveloppe externe avant de le manger cru pour soigner toux et rhumes.
Partout en Afrique, les marchés regorgent de milliers de plantes
médicinales différentes, sauvages ou cultivées localement. Certaines
sont prescrites comme remèdes à usage domestique. D'autres, comme
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