V siècle de notre ère, époque où des moines
bouddhistes coréens introduisirent leur art
de guérisseur, largement nourri
de médecine chinoise, au Japon.
Au siècle suivant, l'impératrice
Smko (592-628) expédia des
émissaires en Chine pour y
étudier la culture et la médecine
du pays L'influence chinoise
sur la médecine japonaise se
poursuivit pendant 1 000 ans
Au cours du XVI
e siècle, le
Japon affirma son identité
culturelle et le kampoh
valorisa les idéaux
nippons de simplicité et
de naturel Toutefois, des
conceptions chinoises —
telles que le ym et le yang,
ainsi que le kl (qi) -
continuèrent à jouer un
rôle central En 1868, les
Japonais adoptèrent la
médecine occidentale L'enseignement du kampoh fut abandonné en
1885 Des praticiens maintinrent cependant la tradition, leur nombre
s'est accru considérablement au cours des vingt dernières années et le
kampoh est désormais enseigné à l'université Toyama, à Honshu
En Corée, la médecine traditionnelle est toujours aussi proche de
son homologue chinoise La plupart des plantes chinoises y sont
utilisées Dans ce pays, le ginseng (Panax gmseng, p. 120) est cultivé
depuis le XIII
e siècle pour l'usage courant et pour l'exportation.
L'IMPORTANCE DE L'HERBORISTERIE CHINOISE
Depuis la victoire de la révolution communiste en 1949, la tradition
herboriste est devenue florissante en Chine (voir p 29) Elle est
aujourd'hui reconnue comme un système solide, accessible aux
Chinois au même titre que la médecine occidentale Comme
c'est le cas ailleurs, les plantes y sont employées pour soulager les états
chroniques, tandis que la médecine occidentale est plus fréquemment
utilisée pour traiter des affections aiguës et graves.
Toutefois, l'importance de l'herboristerie chinoise dépasse
largement les frontières de la Chine et des pays voisins Plusieurs
universités enseignent et organisent des programmes de recherches sur
les plantes médicinales L'herboristerie chinoise, désormais pratiquée
par des médecins confirmés sur tous les continents, jouit même d'une
reconnaissance officielle dans certains pays Ainsi, en 1995, la France
a signé avec la Chine un accord autorisant l'établissement à Pans
d'un hôpital qui proposera des thérapies fondées sur l'acupuncture
et l'herboristerie traditionnelle chinoise Des recherches menées sur
l'éphédra (Ephedra smica, p 97) ont révélé ses propriétés antiallergiques et anû-asthmatiques, d'autres recherches permettront
de découvrir les effets bénéfiques sur la santé d'un nombre croissant
de plantes médicinales, à l'avenir, l'herboristerie chinoise continuera
sans doute de gagner en popularité dans le monde entier.
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Fntillaire
(Fntillana
thunbergn) Utilisée
en Chine orientale
contre les rhumes
et les bronchites ———
Bourgeons de lycium
(ou lyaet) ——————
Coptiâe chinois
(Coptis chmensis, ^__
p 194) Ses
propriétés antitulferculmiques ont
été mises en évidence
lors d'un test clinique
Renoues
(Polygonum
multiflorum,
p 125) Cette plante
passe pour concentrer
le qi (énergie vitale)
dans ses racines ainsi
que pour améliorer
la longévité •
Shan yao
(Dioscorea
opposita) Elle entre
dans la composition
de la «pilule aux huit
ingrédients» remède
traditionnel contre
le diabète en Chine
Da Zao
fZizyphus spinosa,
voirZ Jujuba p 283)
Les Chinois 1 utilisent
pour «nourrir le cœm
et purifier l 'espnt » _
Chrysanthème
des fleuristes
(C hrysanthemun
monfohum p 8
Couramment empî
en infusion caïman
Améliore egalemen
la vision
Rhizome de corydallis
Corydalle
(Corydalis
yanhusuo p 89)
Puissant antalgique
Teinture de corydallis
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