LE DEVELOPPEMENT DE LA PHYTOTHERAPIE
d'un virus (même s'il en est la cause), il révèle également que
l'organisme ne s'adapte pas à des facteurs extérieurs tels que «ventchaleur», «vent-froid» ou «été-chaleur».
Une forte fièvre indique un excès de yang et un frisson résulte
d'un excès de ym L'art du praticien consiste à restaurer l'harmonie
entre le ym et le yang, dans le corps et entre ce dernier et le cosmos.
LES PLANTES CHINOISES
Au cours des siècles, le nombre de plantes médicinales a augmenté et
l'Encyclopédie des substances médicinales traditionnnelles chinoises, parue en
1977, comporte 5 757 entrées, en majorité des plantes Le régime
communiste a favorisé cette tendance parce que les plantes les plus
répandues dans la médecine populaire ont été intégrées à la tradition
A mesure que l'herboristerie se développa, les saveurs et autres
caractéristiques de la flore furent étroitement rattachées à leur usage
thérapeutique Le Shen'nong Bencaojing, établi au I" siècle de notre ère,
recense 252 plantes médicinales et spécifie leurs saveurs et leurs
«températures» Les plantes à saveur douce, comme le ginseng (Panax
ginseng, p. 120), sont prescrites pour adoucir, équilibrer et humidifier,
tandis que celles qui ont une saveur amère, comme le dan shen (Salvia
miltiorrhiza, p 130), sont utilisées pour drainer et absorber l'excès
d'« humidité». Les remèdes chauds sont employés pour traiter les états
«froids» et vice versa Associées, la saveur et la température d'une
plante relient celle-ci à une maladie précise Ainsi, la scutellaire du
Baïkai (Scutellana baicalensis,
p 134), amère et «froide», est
une plante astringente et
rafraîchissante, prescrite
en cas de fièvre ou d'irritabilité
L'INGESTION DES REMÈDES
La tradition chinoise s'appuie sur
des préparations, ou mixtures de
plantes, ayant fait la preuve de
leur efficacité comme fortifiants
ou en tant que médications
adaptées à une maladie précise.
Les praticiens chinois ont élabore des
centaines de préparations a base de plantes
De nombreuses préparations sont en vente et, chaque jour, des millions
de personnes en Chine et ailleurs les utilisent Les herboristes chinois
prennent souvent en premier heu une préparation, à laquelles ils ajoutent
d'autres plantes II existe des centaines de préparations. L'une des plus
connues, la «soupe aux quatre éléments», un remontant servant à
réguler le cycle menstruel et à tonifier l'appareil de reproduction,
consiste en un mélange d'angélique chinoise (Angelica smensis, p. 63),
de rehmanma (Rehmanma glutinosa, p 126), de chuang xiong (Ligusticum
wallachii) et de pivoine blanche (Paeonia lactiflora, p 119) La médecine
naturelle chinoise utilise aussi des teintures ou des alcoolats de plantes
En général, les patients se soignent avec des mélanges de racines et des
décoctions d'écorces à ingérer deux ou trois fois par jour.
|
•* L'INFLUENCE CHINOISE AU JAPON ET EN COREE
Î
Le Japon et la Corée ont été fortement marqués par les
conceptions et les pratiques médicales chinoises Médecine
traditionnelle japonaise, le kampoh fait remonter cette influence au
Lyciet (I-ycium
chmense, p 113)
Considère en Chine
comme un tonique de la
circulation sanguine
~~~—~ Baies de lyaum
(ou lyciet)
'~~-—- Ecorces de lyaum
(ou lyciet)
——————— Carthame
fCarthamus
tinctonus, p 183)
Connu en Occident
sous le nom de
carthame, Hong hua
est utilise en Chine
comme emmenayogue
f
et cicatrisant
/
Pivoine blanche
(Paeonia lactiflora,
p 119) Soulage
les douleurs menstruelles
Consommée
régulièrement la racine
est réputée en Chine
» pour rendre les finîmes
^
aussi belles qui- la
fu.
fleur elle-même
—— Hysope géante,
Tu-Huo-Xiang
(Agastache rugosa
p 161) Stimule et
rechauffe les voies
digestives
Éphédra ^Ephedra
simca, p 97)
Contient
de l ipliednne Utilise
en Occident dans le
traitement de l'asthme
Teinture d'ephédra
Ephedra sèche
f Rhubarbe de Chine
f ^Rheum palmatum
p 127) La^fa
haute dose
H -
constipant a
'tft
faible dose
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