sans pour autant que l'état de santé des individus
s'améliore. Aussi remarquable soit-elle, l'augmentation
de l'espérance de vie dans les pays développés se ralentit,
probablement à cause de la pollution
de l'environnement et de l'accumulation des substances
toxiques dans l'organisme.
Au fil des années, l'opinion publique a évolué et
la phytothérapie connaît un regain d'intérêt. En fait,
certaines préparations à base de plantes sont maintenant
si couramment utilisées qu'elles font partie de notre vie
quotidienne. L'huile d'onagre est prescrite pour
soulager les douleurs précédant l'apparition
des menstruations. On extrait cette huile des graines
de l'onagre bisannuelle (Oenothera biennis, p. 240), une
plante originaire d'Amérique du Nord. L'essence de
menthe poivrée (Mentha x piperita, p. 116) est
recommandée pour les problèmes de gorge ou de transit
intestinal et le séné (Cassia senna, p. 76) est un traitement
simple mais efficace en cas de constipation passagère.
Plus les hommes s'aperçoivent que leur existence est
étroitement liée au destin de la planète, plus leur intérêt
pour la phytothérapie croît. L'usage des plantes pour
se soigner revêt ainsi une valeur écologique, car il s'agit
de respecter et de protéger notre environnement naturel.
HERBORISTERIE ET HOLISME
Selon la «théorie des germes», la maladie se développe
à la suite d'un contact avec un organisme infectieux.
Cette théorie est toujours en vigueur en médecine
moderne. Les herboristes, moins absolus, pensent que
cette explication est incomplète. Si des maladies telles
que le choléra ou la typhoïde sont infectieuses et
contagieuses, de nombreuses autres ne se transmettent
pas de cette manière. La question est donc de savoir où
se trouve la faille qui a permis à une bactérie donnée de
contaminer un organisme. A la différence de nombreuses
solutions thérapeutiques qui se proposent d'éradiquer
le « microbe » ou un état physiologique anormal,
la phytothérapie propose une approche plus nuancée,
cherchant à traiter la faiblesse qui favorise l'apparition
de la maladie en essayant de la resituer dans le contexte
général de la vie du patient. Les herboristes identifient
plusieurs facteurs responsables de la maladie. Ils ne
prennent pas seulement les symptômes physiques
comme indicateurs principaux, mais aussi les facteurs
alimentaires, émotionnels, voire spirituels.
Le corps humain contient plus de cent milliards
de cellules, qui fonctionnent en harmonie quand
l'organisme est sain. Utilisées avec précaution,
les plantes agissent de pair avec lui, stimulant, soutenant
ou contrôlant les diverses cellules dans leurs tâches
respectives, et favorisent un retour à l'équilibre initial.
Le but des soins est de renforcer la résistance personnelle
du patient, de revitaliser les tissus affaiblis et d'augmenter
la capacité du corps à recouvrer la santé.
Grâce aux progrès réalisés dans la connaissance de la composition des
médicaments à base de plantes, les herboristes sont capables de prescrire
des plantes, des formules et des dosages précis et efficaces.
Bien sûr, en cas de maladie grave déjà très avancée,
il est trop tard pour recourir à la phytothérapie.
A ce stade, l'emploi des antibiotiques, des analgésiques
ou encore la chirurgie s'imposent. Toutefois, des mesures
de surveillance médicale bien adaptées aux besoins des
patients pourraient permettre de prescrire tout d'abord
des remèdes à base de plantes, puis, éventuellement,
en cas de nécessité absolue, des médicaments chimiques.
L'EFFICACITÉ DES SOINS À BASE DE PLANTES
Les médecins conçoivent difficilement que des soins
naturels puissent être aussi efficaces, voire supérieurs
aux médicaments. C'est qu'ils ne sont plus formés
dans ce domaine depuis longtemps. Cette attitude
évolue cependant à mesure que les chercheurs
déterminent l'efficacité des plantes.
L'exemple du millepertuis (Hyperkum perforatum, p. 108),
une plante très répandue en Europe, habituellement
utilisée comme antidépresseur, illustre bien cette évolution.
Les extraits de cette plante sont officiellement reconnus
pour leur efficacité contre les dépressions légères et
moyennes. Depuis 1979, plus d'une vingtaine d'études
cliniques ont révélé que les extraits du millepertuis sont
aussi efficaces que les antidépresseurs conventionnels et
qu'ils provoquent moins d'effets secondaires. D'autres
recherches ont permis de découvrir que le millepertuis
pouvait être utile contre les infections virales, dans la
guérison des blessures et le soulagement des symptômes
de manque dans le sevrage des drogués et des alcooliques.
En France malheureusement, le millepertuis subit une
discrimination injustifiée puisqu'il n'est désormais plus
autorisé que comme agent aromatisant.
Comme c'est souvent le cas, les recherches confirment la
connaissance traditionnelle. Les phytothérapeutes actuels
30
s'améliore. Aussi remarquable soit-elle, l'augmentation
de l'espérance de vie dans les pays développés se ralentit,
probablement à cause de la pollution
de l'environnement et de l'accumulation des substances
toxiques dans l'organisme.
Au fil des années, l'opinion publique a évolué et
la phytothérapie connaît un regain d'intérêt. En fait,
certaines préparations à base de plantes sont maintenant
si couramment utilisées qu'elles font partie de notre vie
quotidienne. L'huile d'onagre est prescrite pour
soulager les douleurs précédant l'apparition
des menstruations. On extrait cette huile des graines
de l'onagre bisannuelle (Oenothera biennis, p. 240), une
plante originaire d'Amérique du Nord. L'essence de
menthe poivrée (Mentha x piperita, p. 116) est
recommandée pour les problèmes de gorge ou de transit
intestinal et le séné (Cassia senna, p. 76) est un traitement
simple mais efficace en cas de constipation passagère.
Plus les hommes s'aperçoivent que leur existence est
étroitement liée au destin de la planète, plus leur intérêt
pour la phytothérapie croît. L'usage des plantes pour
se soigner revêt ainsi une valeur écologique, car il s'agit
de respecter et de protéger notre environnement naturel.
HERBORISTERIE ET HOLISME
Selon la «théorie des germes», la maladie se développe
à la suite d'un contact avec un organisme infectieux.
Cette théorie est toujours en vigueur en médecine
moderne. Les herboristes, moins absolus, pensent que
cette explication est incomplète. Si des maladies telles
que le choléra ou la typhoïde sont infectieuses et
contagieuses, de nombreuses autres ne se transmettent
pas de cette manière. La question est donc de savoir où
se trouve la faille qui a permis à une bactérie donnée de
contaminer un organisme. A la différence de nombreuses
solutions thérapeutiques qui se proposent d'éradiquer
le « microbe » ou un état physiologique anormal,
la phytothérapie propose une approche plus nuancée,
cherchant à traiter la faiblesse qui favorise l'apparition
de la maladie en essayant de la resituer dans le contexte
général de la vie du patient. Les herboristes identifient
plusieurs facteurs responsables de la maladie. Ils ne
prennent pas seulement les symptômes physiques
comme indicateurs principaux, mais aussi les facteurs
alimentaires, émotionnels, voire spirituels.
Le corps humain contient plus de cent milliards
de cellules, qui fonctionnent en harmonie quand
l'organisme est sain. Utilisées avec précaution,
les plantes agissent de pair avec lui, stimulant, soutenant
ou contrôlant les diverses cellules dans leurs tâches
respectives, et favorisent un retour à l'équilibre initial.
Le but des soins est de renforcer la résistance personnelle
du patient, de revitaliser les tissus affaiblis et d'augmenter
la capacité du corps à recouvrer la santé.
Grâce aux progrès réalisés dans la connaissance de la composition des
médicaments à base de plantes, les herboristes sont capables de prescrire
des plantes, des formules et des dosages précis et efficaces.
Bien sûr, en cas de maladie grave déjà très avancée,
il est trop tard pour recourir à la phytothérapie.
A ce stade, l'emploi des antibiotiques, des analgésiques
ou encore la chirurgie s'imposent. Toutefois, des mesures
de surveillance médicale bien adaptées aux besoins des
patients pourraient permettre de prescrire tout d'abord
des remèdes à base de plantes, puis, éventuellement,
en cas de nécessité absolue, des médicaments chimiques.
L'EFFICACITÉ DES SOINS À BASE DE PLANTES
Les médecins conçoivent difficilement que des soins
naturels puissent être aussi efficaces, voire supérieurs
aux médicaments. C'est qu'ils ne sont plus formés
dans ce domaine depuis longtemps. Cette attitude
évolue cependant à mesure que les chercheurs
déterminent l'efficacité des plantes.
L'exemple du millepertuis (Hyperkum perforatum, p. 108),
une plante très répandue en Europe, habituellement
utilisée comme antidépresseur, illustre bien cette évolution.
Les extraits de cette plante sont officiellement reconnus
pour leur efficacité contre les dépressions légères et
moyennes. Depuis 1979, plus d'une vingtaine d'études
cliniques ont révélé que les extraits du millepertuis sont
aussi efficaces que les antidépresseurs conventionnels et
qu'ils provoquent moins d'effets secondaires. D'autres
recherches ont permis de découvrir que le millepertuis
pouvait être utile contre les infections virales, dans la
guérison des blessures et le soulagement des symptômes
de manque dans le sevrage des drogués et des alcooliques.
En France malheureusement, le millepertuis subit une
discrimination injustifiée puisqu'il n'est désormais plus
autorisé que comme agent aromatisant.
Comme c'est souvent le cas, les recherches confirment la
connaissance traditionnelle. Les phytothérapeutes actuels
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