Au Brésil, le defnchage pratiqué dans les forêts tropicales humides
aboutit à la disparition des plantes médicinales. Heureusement, les
autorités tentent actuellement de développer des solutions alternatives.
3 000 enfants, dont les mères avaient pris des sédatifs
durant leur grossesse, naissent avec des difformités.
Cet événement a fortement ébranlé la confiance
du public dans la toute-puissance des médicaments. En
effet, on se rend compte, brusquement, qu'un traitement
à base de médicaments sophistiqués peut engendrer des
effets secondaires catastrophiques. Et, par voie de
conséquence, l'opinion change radicalement au sujet
de la phytothérapie.
L'EXEMPLE CHINOIS
En Chine, l'accession au pouvoir de Mao Zedong
et de l'armée populaire de libération, en 1949, a profité
à la phytothérapie. La médecine occidentale est alors
bien implantée dans le pays, mais la majorité de
la population a peu d'espoir d'en profiter. De plus,
les partisans de la médecine moderne utilisent,
parallèlement, l'acupuncture et la phytothérapie, qui sont
au cœur de la médecine traditionnelle chinoise.
En associant ces deux pratiques, les autorités chinoises
cherchent à obtenir les meilleurs résultats possibles.
Elles fondent cinq hôpitaux spécialisés dans
l'enseignement scientifique de la médecine traditionnelle.
Parallèlement, on améliore la qualité des plantes.
Contrairement à la médecine moderne occidentale
qui tend à rendre le patient de plus en plus dépendant
de son médecin et des technologies sophistiquées,
la médecine traditionnelle chinoise, comme toutes
les autres formes de médecine alternative, met l'accent
sur la responsabilité personnelle du patient dans
la manière de se soigner, favorisant une approche
holistique (c'est-à-dire globale) du traitement.
Dans les années 1960, la Chine inaugure
le programme dit «des médecins aux pieds nus». Après
une période d'instruction médicale de base, associant
la phytothérapie, l'acupuncture et les pratiques
occidentales, ces médecins sont envoyés dans les zones
rurales pour soigner les millions de Chinois trop
éloignés des villes pour profiter des bienfaits de la
médecine moderne. A la fin des années 1960, l'OMS
(Organisation mondiale de la santé) adopte le modèle
des médecins aux pieds nus et décide de faire participer
les herboristes traditionnels aux programmes chargés
de répondre aux besoins de soins du tiers-monde.
MÉDECINE CONVENTIONNKTTF ET PHYTOTHÉRAPIE
En dehors de l'initiative prise par l'OMS, l'expérience a
montré que les médecines traditionnelles (généralement
à base de plantes) et conventionnelles pouvaient
fonctionner parallèlement, même si, souvent, leurs
rapports sont relativement complexes. Dans La recherche
thérapeutique en Bas-Zaïre (Université de Californie, 1978),
J. M.Janzen a décrit une de ces interactions en Afrique :
«Les Zaïrois reconnaissent les bienfaits de la médecine
occidentale et recherchent sa chirurgie,
ses médicaments et ses soins hospitaliers, mais,
contrairement aux attentes, ni les médecins indigènes,
ni les prophètes, ni encore moins les consultations
traditionnelles chez les sages locaux ne disparaissent
avec l'adoption de ces pratiques occidentales.
Un rapport de dualité s'est instauré dans lequel
les deux formes de thérapeutique sont
complémentaires plutôt que rivales. »
Le coût élevé de la médecine classique est un
des autres facteurs ayant encouragé les gouvernements
à reconsidérer les médecines traditionnelles. En Chine,
au Mexique, à Cuba, en Egypte, au Ghana, en Inde,
en Mongolie, les plantes médicinales sont cultivées
de manière intensive. Les médecins, mais aussi
les praticiens traditionnels, les prescrivent.
De même, divers types de traitement sont apparus
pour répondre aux besoins différenciés des populations.
En Inde, à côté des médecins formés à l'école
occidentale, on peut s'adresser aux médecins partisans
de l'Ayurveda, aux praticiens traditionnels de l'Ayurveda,
aux guérisseurs locaux et aux homéopathes.
UNE MODIFICATION DES ATTITUDES
L'intérêt croissant que l'on manifeste pour la médecine
dite « alternative » est sans doute dû à un affaiblissement
de l'état sanitaire en Occident. Certes, la pharmacopée
moderne a apporté de multiples solutions aux maladies
infectieuses graves, mais les organismes infectieux
résistent de plus en plus aux traitements antibiotiques,
conséquence logique de leur consommation abusive.
Les maladies chroniques semblent augmenter. Environ
50 % des Occidentaux prennent quotidiennement
un ou plusieurs médicaments — pour traiter aussi bien
l'hypertension artérielle, l'asthme, l'arthrite ou
la dépression. En France, les dépenses pour l'achat
de médicaments atteignent des sommes astronomiques,
29
aboutit à la disparition des plantes médicinales. Heureusement, les
autorités tentent actuellement de développer des solutions alternatives.
3 000 enfants, dont les mères avaient pris des sédatifs
durant leur grossesse, naissent avec des difformités.
Cet événement a fortement ébranlé la confiance
du public dans la toute-puissance des médicaments. En
effet, on se rend compte, brusquement, qu'un traitement
à base de médicaments sophistiqués peut engendrer des
effets secondaires catastrophiques. Et, par voie de
conséquence, l'opinion change radicalement au sujet
de la phytothérapie.
L'EXEMPLE CHINOIS
En Chine, l'accession au pouvoir de Mao Zedong
et de l'armée populaire de libération, en 1949, a profité
à la phytothérapie. La médecine occidentale est alors
bien implantée dans le pays, mais la majorité de
la population a peu d'espoir d'en profiter. De plus,
les partisans de la médecine moderne utilisent,
parallèlement, l'acupuncture et la phytothérapie, qui sont
au cœur de la médecine traditionnelle chinoise.
En associant ces deux pratiques, les autorités chinoises
cherchent à obtenir les meilleurs résultats possibles.
Elles fondent cinq hôpitaux spécialisés dans
l'enseignement scientifique de la médecine traditionnelle.
Parallèlement, on améliore la qualité des plantes.
Contrairement à la médecine moderne occidentale
qui tend à rendre le patient de plus en plus dépendant
de son médecin et des technologies sophistiquées,
la médecine traditionnelle chinoise, comme toutes
les autres formes de médecine alternative, met l'accent
sur la responsabilité personnelle du patient dans
la manière de se soigner, favorisant une approche
holistique (c'est-à-dire globale) du traitement.
Dans les années 1960, la Chine inaugure
le programme dit «des médecins aux pieds nus». Après
une période d'instruction médicale de base, associant
la phytothérapie, l'acupuncture et les pratiques
occidentales, ces médecins sont envoyés dans les zones
rurales pour soigner les millions de Chinois trop
éloignés des villes pour profiter des bienfaits de la
médecine moderne. A la fin des années 1960, l'OMS
(Organisation mondiale de la santé) adopte le modèle
des médecins aux pieds nus et décide de faire participer
les herboristes traditionnels aux programmes chargés
de répondre aux besoins de soins du tiers-monde.
MÉDECINE CONVENTIONNKTTF ET PHYTOTHÉRAPIE
En dehors de l'initiative prise par l'OMS, l'expérience a
montré que les médecines traditionnelles (généralement
à base de plantes) et conventionnelles pouvaient
fonctionner parallèlement, même si, souvent, leurs
rapports sont relativement complexes. Dans La recherche
thérapeutique en Bas-Zaïre (Université de Californie, 1978),
J. M.Janzen a décrit une de ces interactions en Afrique :
«Les Zaïrois reconnaissent les bienfaits de la médecine
occidentale et recherchent sa chirurgie,
ses médicaments et ses soins hospitaliers, mais,
contrairement aux attentes, ni les médecins indigènes,
ni les prophètes, ni encore moins les consultations
traditionnelles chez les sages locaux ne disparaissent
avec l'adoption de ces pratiques occidentales.
Un rapport de dualité s'est instauré dans lequel
les deux formes de thérapeutique sont
complémentaires plutôt que rivales. »
Le coût élevé de la médecine classique est un
des autres facteurs ayant encouragé les gouvernements
à reconsidérer les médecines traditionnelles. En Chine,
au Mexique, à Cuba, en Egypte, au Ghana, en Inde,
en Mongolie, les plantes médicinales sont cultivées
de manière intensive. Les médecins, mais aussi
les praticiens traditionnels, les prescrivent.
De même, divers types de traitement sont apparus
pour répondre aux besoins différenciés des populations.
En Inde, à côté des médecins formés à l'école
occidentale, on peut s'adresser aux médecins partisans
de l'Ayurveda, aux praticiens traditionnels de l'Ayurveda,
aux guérisseurs locaux et aux homéopathes.
UNE MODIFICATION DES ATTITUDES
L'intérêt croissant que l'on manifeste pour la médecine
dite « alternative » est sans doute dû à un affaiblissement
de l'état sanitaire en Occident. Certes, la pharmacopée
moderne a apporté de multiples solutions aux maladies
infectieuses graves, mais les organismes infectieux
résistent de plus en plus aux traitements antibiotiques,
conséquence logique de leur consommation abusive.
Les maladies chroniques semblent augmenter. Environ
50 % des Occidentaux prennent quotidiennement
un ou plusieurs médicaments — pour traiter aussi bien
l'hypertension artérielle, l'asthme, l'arthrite ou
la dépression. En France, les dépenses pour l'achat
de médicaments atteignent des sommes astronomiques,
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