UNCARIA TOMENTOSA
Uncaria tomentosa
(Rubiacées)
GRIFFE DU CHAT
DESCRIPTION Plante grimpante croissant
jusqu'à 30 m, à tiges atteignant 20 cm de
diamètre, à grandes feuilles brillantes et à
épines acérées.
HABITAT ET CULTURE Originaire des
forêts tropicales du centre et de l'est des
Andes, notamment du Pérou, de l'Equateur
et de la Colombie, la griffe du chat pousse
également au Guatemala, au Costa Rica et
au Panama. Jusqu'à peu, l'écorce de la
racine était la partie le plus souvent utilisée,
niais, dans les années 1990, les récoltes
sauvages mirent en danger les espèces
survivantes. Dorénavant, seule l'écorce
de la tige doit être utilisée.
PARTIES UTILISÉES Écorce de la tige.
CONSTITUANTS Alcaloïdes oxmdole
pentacy cliques (POA), tétracy cliques (TOA)
dans un seul chémotype, glucosides
triterpéniques, flavonoïdes et tanins dont
l'épicatéchine et des proanthrocyanines.
HISTOIRE ET TRADITIONS Connue comme
panacée des Ashaninkas et d'autres peuplades
indigènes du centre du Pérou, la griffe du
chat est utilisée depuis la nuit des temps pour
soigner les maladies graves, de l'asthme
jusqu'au cancer, en passant par le diabète
et l'arthrite. Les guérisseurs sont capables
de distinguer les plantes dotées des mêmes
caractéristiques botaniques et de sélectionner
celles qui possèdent des taux faibles de TOA
et sont susceptibles d'être efficaces dans le
renforcement de l'immunité.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
Comme l'échinacée (Echinacea spp., p. 94)
avec laquelle elle s'associe efficacement,
la griffe du chat renforce le système
immunitaire et l'aide à combattre infections
et inflammations. L'action antioxydante
de la plante contribue à freiner la
dégénérescence cellulaire qui se produit
dans les maladies dégénératives chroniques.
Les affections comme le syndrome de
la fatigue chronique et le sida, les maladies
inflammatoires chroniques comme l'arthrite
rhumatoïde et la rectocolite hémorragique
y trouvent un précieux remède.
La plante peut en outre prévenir le cancer
du sein et réduire les effets secondaires
de la chimiothérapie anticancéreuse.
RECHERCHES EN COURS Les recherches
menées sur la racine et l'écorce de la tige
ont montré que la griffe du chat a une
efficacité anti-inflammatoire, antioxydante
et immuno-stimulante. Les POA et l'eau
extraite de l'écorce stimulent la production
des leucocytes, augmentent la résistance
de l'organisme et semblent empêcher le
développement des tumeurs. Les extraits de
l'écorce sont fortement anti-inflammatoires.
Il est probable que l'efficacité thérapeutique
de l'écorce soit due à l'effet de synergie
de plusieurs constituants, y compris les
tanins. Des études cliniques menées au
Pérou montrent que la griffe du chat peut
concourir au traitement du sida. Des deux
types de griffe du chat, seul celui contenant
des POA doit être employé comme remède,
car les TOA peuvent déprimer les fonctions
immunitaires. La plante a une action
contraceptive.
ATTENTION A éviter pendant la grossesse
et l'allaitement.
Urginea maritima,
syn. Drimia maritima
(Hyacinthacées)
SCILLE
DESCRIPTION Plante vivace à grand bulbe
blanc ou rouge, à grandes feuilles basales
et à fleurs blanches (1,5 m de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire du sud
de l'Espagne, des îles Canaries et d'Afrique
du Sud, la scille est cultivée dans le bassin
méditerranéen. On déterre le bulbe de la
variété blanche à la fin de l'été.
PARTIE UTILISÉE Bulbe.
CONSTITUANTS Glucosides cardiotoniques
(0,15 à 2,4% de bufadiénolides, dont du
scillarène A), flavonoïdes, stigmastérols,
anthocyanosides et mucilage.
HISTOIRE ET TRADITIONS La scille figure
dans le papyrus égyptien Eber (v. 1500 av.
J.-C.). En Grèce, Pythagore et Hippocrate
LA SCILLE
a un effet tonique sur le cœur.
l'utilisaient aux VI
e et
V
e siècles av. J.-C. Au
l° siècle apr.J.-C., le médecin
grec Dioscoride la recommandait
comme diurétique, vomitif, pour
soigner l'asthme et les piqûres
de serpent. Le bulbe blanc avait
de nombreux partisans, mais
l'école de médecine médiévale
de Salerne (Italie) lui préférait
le rouge.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
Les glucosides cardiotoniques de la seule,
très diurétiques, agissent rapidement.
De ce fait la scille traite de nombreux
troubles, telle la rétention d'eau. Comme
ses constituants sont rapidement éliminés
par l'organisme, contrairement aux
substances présentes dans la digitale pourpre
(Digifalis purpurea, p. 201), la scille remplace
efficacement celle-ci pour soigner des
insuffisances cardiaques. A faibles doses,
la scille évacue efficacement les mucosités
bronchiques. A doses plus élevées,
elle présente des propriétés vomitives.
On l'utilise aussi en homéopathie.
ATTENTION N'utiliser cette plante que sur
avis médical. A hautes doses, elle est toxique.
Vaccinium macrocarpon
(Ericacées)
CANNEBERGE
DESCRIPTION Buisson frêle à feuilles
persistantes, ovales et vert olive, à fleurs
rosés et à baies rouges, rondes ou rappelant
la forme de la poire (30 cm).
HABITAT ET CULTURE Originaire de l'est
de l'Amérique du Nord et du nord de l'Asie,
la canneberge croît dans les sols acides et dans
les terres humides. Elle est largement cultivée
dans le nord-est des Etats-Unis.
PARTIES UTILISÉES Baie.
CONSTITUANTS Tanins (catéchines,
proanthocyanines et polyphénols),
flavonoïdes et vitamine C.
HISTOIRE ET TRADITIONS Bien connue
pour la sauce anglaise dont elle est le
constituant de base, la canneberge est
traditionnellement employée en Suède
pour la boisson acide qu'elle fournit. Elle
fut cultivée la première fois en GrandeBretagne par le botaniste anglais Joseph
Banks, puis aux Etats-Unis au XIX
e siècle.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX Remède
classique pour les infections de l'appareil
urinaire, la canneberge peut servir à prévenir
la cystite et l'urétrite. Ses baies et son jus
contribuent à désinfecter les voies urinaires.
Ils servent de remèdes contre les troubles
dus à une faible élimination urinaire
comme l'hypertrophie de la prostate
ou l'inflammation de la vessie. En cas
d'infection aiguë, la canneberge est plus
efficace en association avec des plantes
comme le buchu (Barosma betulina, p. 71) et
la busserole (Arctostaphylos uva-wsi, p. 170).
En cure à long terme, la plante peut en outre
prévenir l'apparition de calculs unnaires.
RECHERCHES EN COURS Publiées en 1994,
elles montrent que le jus de la canneberge
réduit le recours aux antibiotiques chez les
femmes souffrant d'infections chroniques
du système urinaire. Il semble que la
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Uncaria tomentosa
(Rubiacées)
GRIFFE DU CHAT
DESCRIPTION Plante grimpante croissant
jusqu'à 30 m, à tiges atteignant 20 cm de
diamètre, à grandes feuilles brillantes et à
épines acérées.
HABITAT ET CULTURE Originaire des
forêts tropicales du centre et de l'est des
Andes, notamment du Pérou, de l'Equateur
et de la Colombie, la griffe du chat pousse
également au Guatemala, au Costa Rica et
au Panama. Jusqu'à peu, l'écorce de la
racine était la partie le plus souvent utilisée,
niais, dans les années 1990, les récoltes
sauvages mirent en danger les espèces
survivantes. Dorénavant, seule l'écorce
de la tige doit être utilisée.
PARTIES UTILISÉES Écorce de la tige.
CONSTITUANTS Alcaloïdes oxmdole
pentacy cliques (POA), tétracy cliques (TOA)
dans un seul chémotype, glucosides
triterpéniques, flavonoïdes et tanins dont
l'épicatéchine et des proanthrocyanines.
HISTOIRE ET TRADITIONS Connue comme
panacée des Ashaninkas et d'autres peuplades
indigènes du centre du Pérou, la griffe du
chat est utilisée depuis la nuit des temps pour
soigner les maladies graves, de l'asthme
jusqu'au cancer, en passant par le diabète
et l'arthrite. Les guérisseurs sont capables
de distinguer les plantes dotées des mêmes
caractéristiques botaniques et de sélectionner
celles qui possèdent des taux faibles de TOA
et sont susceptibles d'être efficaces dans le
renforcement de l'immunité.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
Comme l'échinacée (Echinacea spp., p. 94)
avec laquelle elle s'associe efficacement,
la griffe du chat renforce le système
immunitaire et l'aide à combattre infections
et inflammations. L'action antioxydante
de la plante contribue à freiner la
dégénérescence cellulaire qui se produit
dans les maladies dégénératives chroniques.
Les affections comme le syndrome de
la fatigue chronique et le sida, les maladies
inflammatoires chroniques comme l'arthrite
rhumatoïde et la rectocolite hémorragique
y trouvent un précieux remède.
La plante peut en outre prévenir le cancer
du sein et réduire les effets secondaires
de la chimiothérapie anticancéreuse.
RECHERCHES EN COURS Les recherches
menées sur la racine et l'écorce de la tige
ont montré que la griffe du chat a une
efficacité anti-inflammatoire, antioxydante
et immuno-stimulante. Les POA et l'eau
extraite de l'écorce stimulent la production
des leucocytes, augmentent la résistance
de l'organisme et semblent empêcher le
développement des tumeurs. Les extraits de
l'écorce sont fortement anti-inflammatoires.
Il est probable que l'efficacité thérapeutique
de l'écorce soit due à l'effet de synergie
de plusieurs constituants, y compris les
tanins. Des études cliniques menées au
Pérou montrent que la griffe du chat peut
concourir au traitement du sida. Des deux
types de griffe du chat, seul celui contenant
des POA doit être employé comme remède,
car les TOA peuvent déprimer les fonctions
immunitaires. La plante a une action
contraceptive.
ATTENTION A éviter pendant la grossesse
et l'allaitement.
Urginea maritima,
syn. Drimia maritima
(Hyacinthacées)
SCILLE
DESCRIPTION Plante vivace à grand bulbe
blanc ou rouge, à grandes feuilles basales
et à fleurs blanches (1,5 m de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire du sud
de l'Espagne, des îles Canaries et d'Afrique
du Sud, la scille est cultivée dans le bassin
méditerranéen. On déterre le bulbe de la
variété blanche à la fin de l'été.
PARTIE UTILISÉE Bulbe.
CONSTITUANTS Glucosides cardiotoniques
(0,15 à 2,4% de bufadiénolides, dont du
scillarène A), flavonoïdes, stigmastérols,
anthocyanosides et mucilage.
HISTOIRE ET TRADITIONS La scille figure
dans le papyrus égyptien Eber (v. 1500 av.
J.-C.). En Grèce, Pythagore et Hippocrate
LA SCILLE
a un effet tonique sur le cœur.
l'utilisaient aux VI
e et
V
e siècles av. J.-C. Au
l° siècle apr.J.-C., le médecin
grec Dioscoride la recommandait
comme diurétique, vomitif, pour
soigner l'asthme et les piqûres
de serpent. Le bulbe blanc avait
de nombreux partisans, mais
l'école de médecine médiévale
de Salerne (Italie) lui préférait
le rouge.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
Les glucosides cardiotoniques de la seule,
très diurétiques, agissent rapidement.
De ce fait la scille traite de nombreux
troubles, telle la rétention d'eau. Comme
ses constituants sont rapidement éliminés
par l'organisme, contrairement aux
substances présentes dans la digitale pourpre
(Digifalis purpurea, p. 201), la scille remplace
efficacement celle-ci pour soigner des
insuffisances cardiaques. A faibles doses,
la scille évacue efficacement les mucosités
bronchiques. A doses plus élevées,
elle présente des propriétés vomitives.
On l'utilise aussi en homéopathie.
ATTENTION N'utiliser cette plante que sur
avis médical. A hautes doses, elle est toxique.
Vaccinium macrocarpon
(Ericacées)
CANNEBERGE
DESCRIPTION Buisson frêle à feuilles
persistantes, ovales et vert olive, à fleurs
rosés et à baies rouges, rondes ou rappelant
la forme de la poire (30 cm).
HABITAT ET CULTURE Originaire de l'est
de l'Amérique du Nord et du nord de l'Asie,
la canneberge croît dans les sols acides et dans
les terres humides. Elle est largement cultivée
dans le nord-est des Etats-Unis.
PARTIES UTILISÉES Baie.
CONSTITUANTS Tanins (catéchines,
proanthocyanines et polyphénols),
flavonoïdes et vitamine C.
HISTOIRE ET TRADITIONS Bien connue
pour la sauce anglaise dont elle est le
constituant de base, la canneberge est
traditionnellement employée en Suède
pour la boisson acide qu'elle fournit. Elle
fut cultivée la première fois en GrandeBretagne par le botaniste anglais Joseph
Banks, puis aux Etats-Unis au XIX
e siècle.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX Remède
classique pour les infections de l'appareil
urinaire, la canneberge peut servir à prévenir
la cystite et l'urétrite. Ses baies et son jus
contribuent à désinfecter les voies urinaires.
Ils servent de remèdes contre les troubles
dus à une faible élimination urinaire
comme l'hypertrophie de la prostate
ou l'inflammation de la vessie. En cas
d'infection aiguë, la canneberge est plus
efficace en association avec des plantes
comme le buchu (Barosma betulina, p. 71) et
la busserole (Arctostaphylos uva-wsi, p. 170).
En cure à long terme, la plante peut en outre
prévenir l'apparition de calculs unnaires.
RECHERCHES EN COURS Publiées en 1994,
elles montrent que le jus de la canneberge
réduit le recours aux antibiotiques chez les
femmes souffrant d'infections chroniques
du système urinaire. Il semble que la
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