POLYGALA VULGARIS
médicament précieux aussi bien pour les
Indiens que pour les colons européens. En
1768, le docteur Alexander Garden de
Charleston (Virginie) écrit: «Le polygala de
Virginie est le médicament galénique le plus
puissant et le plus efficace pour atténuer
fièvres et inflammations. »
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX En
Amérique du Nord et en Europe, on prescrit
le polygala de Virginie comme expectorant
dans le traitement de l'asthme, de la
bronchite chronique et de la coqueluche.
La racine a une action stimulante sur les
muqueuses bronchiques : elle favorise
l'élimination des sécrétions abondantes,
facilitant ainsi la respiration. A fortes doses,
la racine provoque des vomissements. Cette
plante aurait également une action stimulante
sur la transpiration et la sécrétion salivaire.
ESPÈCES VOISINES Le yuan zhi (Polygala
tenuifolia), originaire de Chine et du Japon,
a des constituants similaires. On le prescrit
dans le traitement des inflammations
pulmonaires et pour «reposer le cœur».
Voir également polygala vulgaire (Polygala
vulgaris, notice suivante).
ATTENTION Ne pas prendre pendant la
grossesse. A fortes doses, le polygala de
Virginie provoque diarrhées et vomissements.
Polygala vulgaris
(Polygalacées)
POLYGALA VULGAIRE,
HERBE À LAIT
DESCRIPTION Petite plante herbacée vivace
à feuilles lancéolées et à petites fleurs bleues,
mauves ou blanches en épis.
HABITAT ET CULTURE Le polygala vulgaire
est répandu dans toutes les prairies et les
landes d'Europe du Nord et de l'Ouest.
On le récolte en été, à la floraison.
PARTIES UTILISÉES Parties aériennes, racine.
CONSTITUANTS Saponines triterpéniques,
huile essentielle, gaulthérine et mucilage.
HISTOIRE ET TRADITIONS Le polygala
vulgaire était utilisé contre les affections
pulmonaires comme la pleurésie et pour
apaiser les toux sèches. C'était aussi un
vomitif. Ainsi, au XVIII
e siècle, le Dictionnaire
de Trévoux rapporte « [qu'] un verre de vin
dans lequel on fait infuser une poignée de
cette plante purge fort doucement et sans
aucun accident fâcheux.»
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX Si le
polygala vulgaire n'est plus guère prescrit
en Europe, il n'en est pas moins un remède
efficace contre la bronchite chronique,
l'asthme,la toux convulsive et la
coqueluche. Le polygala vulgaire aurait
également des propriétés diurétiques et
stimulerait la transpiration.
Polygonatum multiflorum
(Convallariacées)
SCEAU-DE-SALOMON
DESCRIPTION Plante vivace à tiges arquées,
à feuilles elliptiques blanc-vert alternées,
à fleurs en forme de clochettes et à fruit
bleu-noir (50 cm de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire de
l'Europe et des régions tempérées de l'Asie
et de l'Amérique du Nord, le sceau-deSalomon pousse rarement à l'état sauvage.
C'est une plante ornementale répandue.
On récolte son rhizome en automne.
PARTIE UTILISÉE Rhizome.
CONSTITUANTS Saponines stéroïdales (de
type diosgénine), flavonoïdes, vitamine A,
allantoïne et mucilage.
HISTOIRE ET TRADITIONS En Occident,
on utilise le sceau-de-Salomon depuis
l'Antiquité, comme en témoignent
les travaux de Dioscoride, de Pline
et de Galien. En Chine, cette plante
est mentionnée, au I" siècle de notre ère,
dans le Shen'nong Bencaojin. En Amérique
du Nord, elle était utilisée par des tribus
indiennes pour soigner les blennoragies.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
Le sceau-de-Salomon, comme l'arnica
(Arnica montana, p. 172), a la réputation
d'atténuer les marques de contusion et de
stimuler la reconstitution des tissus.
En cataplasme, le rhizome possède,
en efïèt, une action astringente et calmante
qui accélère la cicatrisation. Le sceau-deSalomon est également recommandé en cas
de troubles menstruels. Considéré comme
un tonique en Chine, il a la réputation de
fortifier le yin et de soulager les affections
des voies respiratoires — maux de gorge,
toux sèche, bronchites et douleurs
pulmonaires.
ESPÈCE VOISINE Le sceau-de-Salomon
Polygonum aviculare
(Polygonacées)
RENOUÉE DES OISEAUX,
BIAN XU (NOM CHINOIS)
DESCRIPTION Plante annuelle grimpante
à feuilles lancéolées et à petites fleurs rosés
ou blanches (50 cm de haut)
HABITAT ET CULTURE La renouée pousse
dans toutes les régions tempérées,
notamment dans les friches et les zones
littorales. On la récolte pendant tout l'été.
PARTIES UTILISÉES Parties aériennes.
CONSTITUANTS Tanins, flavonoïdes,
polyphénols, acide silicique (environ 1 %)
et mucilage.
HISTOIRE ET TRADITIONS En Chine,
on utilise la renouée pour ses propriétés
diurétiques depuis plus de 2 000 ans.
En Europe, au I" siècle de notre ère,
Dioscoride la considère, lui aussi, comme
un diurétique, mais également comme
un remède contre les règles trop abondantes
et les morsures de serpent.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX En
Europe, on utilise les propriétés astringentes
et diurétiques de la renouée pour soigner
la diarrhée et les hémorroïdes, expulser
les vers, étancher le sang des plaies, régulariser
les règles et enrayer les saignements de nez.
On la prescrit contre les maladies
pulmonaires : en effet, l'acide silicique fortifie
le tissu cellulaire des poumons. En Chine, on
l'emploie pour son action vermifuge, pour
traiter la diarrhée et la dysenterie, et pour
favoriser l'élimination des urines et lorsque
l'action d'uriner est douloureuse.
RECHERCHES EN COURS En Chine, cette
plante a prouvé son efficacité dans le traitement
de la dysenterie : sur 108 patients atteints de
cette maladie, 104 se sont rétablis après avoir
absorbé de la pâte de renouée pendant 5 jours.
ESPÈCES VOISINES Voir aussi la bistorte
(Polygonum bistortum, notice suivante) et la
renouée à fleurs nombreuses (Polygonum
multiflorum, p. 125).
Le sceau-de-Salomon
s'emploie surtout dans les
affections de la gorge et des
poumons.
odorant (Polygonatum odoratum) possède
les mêmes propriétés.
ATTENTION Ne pas utiliser par voie
interne, sauf sur avis médical. Les parties
aériennes, en particulier les baies, sont
nocives lorsqu'on les absorbe.
252
médicament précieux aussi bien pour les
Indiens que pour les colons européens. En
1768, le docteur Alexander Garden de
Charleston (Virginie) écrit: «Le polygala de
Virginie est le médicament galénique le plus
puissant et le plus efficace pour atténuer
fièvres et inflammations. »
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX En
Amérique du Nord et en Europe, on prescrit
le polygala de Virginie comme expectorant
dans le traitement de l'asthme, de la
bronchite chronique et de la coqueluche.
La racine a une action stimulante sur les
muqueuses bronchiques : elle favorise
l'élimination des sécrétions abondantes,
facilitant ainsi la respiration. A fortes doses,
la racine provoque des vomissements. Cette
plante aurait également une action stimulante
sur la transpiration et la sécrétion salivaire.
ESPÈCES VOISINES Le yuan zhi (Polygala
tenuifolia), originaire de Chine et du Japon,
a des constituants similaires. On le prescrit
dans le traitement des inflammations
pulmonaires et pour «reposer le cœur».
Voir également polygala vulgaire (Polygala
vulgaris, notice suivante).
ATTENTION Ne pas prendre pendant la
grossesse. A fortes doses, le polygala de
Virginie provoque diarrhées et vomissements.
Polygala vulgaris
(Polygalacées)
POLYGALA VULGAIRE,
HERBE À LAIT
DESCRIPTION Petite plante herbacée vivace
à feuilles lancéolées et à petites fleurs bleues,
mauves ou blanches en épis.
HABITAT ET CULTURE Le polygala vulgaire
est répandu dans toutes les prairies et les
landes d'Europe du Nord et de l'Ouest.
On le récolte en été, à la floraison.
PARTIES UTILISÉES Parties aériennes, racine.
CONSTITUANTS Saponines triterpéniques,
huile essentielle, gaulthérine et mucilage.
HISTOIRE ET TRADITIONS Le polygala
vulgaire était utilisé contre les affections
pulmonaires comme la pleurésie et pour
apaiser les toux sèches. C'était aussi un
vomitif. Ainsi, au XVIII
e siècle, le Dictionnaire
de Trévoux rapporte « [qu'] un verre de vin
dans lequel on fait infuser une poignée de
cette plante purge fort doucement et sans
aucun accident fâcheux.»
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX Si le
polygala vulgaire n'est plus guère prescrit
en Europe, il n'en est pas moins un remède
efficace contre la bronchite chronique,
l'asthme,la toux convulsive et la
coqueluche. Le polygala vulgaire aurait
également des propriétés diurétiques et
stimulerait la transpiration.
Polygonatum multiflorum
(Convallariacées)
SCEAU-DE-SALOMON
DESCRIPTION Plante vivace à tiges arquées,
à feuilles elliptiques blanc-vert alternées,
à fleurs en forme de clochettes et à fruit
bleu-noir (50 cm de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire de
l'Europe et des régions tempérées de l'Asie
et de l'Amérique du Nord, le sceau-deSalomon pousse rarement à l'état sauvage.
C'est une plante ornementale répandue.
On récolte son rhizome en automne.
PARTIE UTILISÉE Rhizome.
CONSTITUANTS Saponines stéroïdales (de
type diosgénine), flavonoïdes, vitamine A,
allantoïne et mucilage.
HISTOIRE ET TRADITIONS En Occident,
on utilise le sceau-de-Salomon depuis
l'Antiquité, comme en témoignent
les travaux de Dioscoride, de Pline
et de Galien. En Chine, cette plante
est mentionnée, au I" siècle de notre ère,
dans le Shen'nong Bencaojin. En Amérique
du Nord, elle était utilisée par des tribus
indiennes pour soigner les blennoragies.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
Le sceau-de-Salomon, comme l'arnica
(Arnica montana, p. 172), a la réputation
d'atténuer les marques de contusion et de
stimuler la reconstitution des tissus.
En cataplasme, le rhizome possède,
en efïèt, une action astringente et calmante
qui accélère la cicatrisation. Le sceau-deSalomon est également recommandé en cas
de troubles menstruels. Considéré comme
un tonique en Chine, il a la réputation de
fortifier le yin et de soulager les affections
des voies respiratoires — maux de gorge,
toux sèche, bronchites et douleurs
pulmonaires.
ESPÈCE VOISINE Le sceau-de-Salomon
Polygonum aviculare
(Polygonacées)
RENOUÉE DES OISEAUX,
BIAN XU (NOM CHINOIS)
DESCRIPTION Plante annuelle grimpante
à feuilles lancéolées et à petites fleurs rosés
ou blanches (50 cm de haut)
HABITAT ET CULTURE La renouée pousse
dans toutes les régions tempérées,
notamment dans les friches et les zones
littorales. On la récolte pendant tout l'été.
PARTIES UTILISÉES Parties aériennes.
CONSTITUANTS Tanins, flavonoïdes,
polyphénols, acide silicique (environ 1 %)
et mucilage.
HISTOIRE ET TRADITIONS En Chine,
on utilise la renouée pour ses propriétés
diurétiques depuis plus de 2 000 ans.
En Europe, au I" siècle de notre ère,
Dioscoride la considère, lui aussi, comme
un diurétique, mais également comme
un remède contre les règles trop abondantes
et les morsures de serpent.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX En
Europe, on utilise les propriétés astringentes
et diurétiques de la renouée pour soigner
la diarrhée et les hémorroïdes, expulser
les vers, étancher le sang des plaies, régulariser
les règles et enrayer les saignements de nez.
On la prescrit contre les maladies
pulmonaires : en effet, l'acide silicique fortifie
le tissu cellulaire des poumons. En Chine, on
l'emploie pour son action vermifuge, pour
traiter la diarrhée et la dysenterie, et pour
favoriser l'élimination des urines et lorsque
l'action d'uriner est douloureuse.
RECHERCHES EN COURS En Chine, cette
plante a prouvé son efficacité dans le traitement
de la dysenterie : sur 108 patients atteints de
cette maladie, 104 se sont rétablis après avoir
absorbé de la pâte de renouée pendant 5 jours.
ESPÈCES VOISINES Voir aussi la bistorte
(Polygonum bistortum, notice suivante) et la
renouée à fleurs nombreuses (Polygonum
multiflorum, p. 125).
Le sceau-de-Salomon
s'emploie surtout dans les
affections de la gorge et des
poumons.
odorant (Polygonatum odoratum) possède
les mêmes propriétés.
ATTENTION Ne pas utiliser par voie
interne, sauf sur avis médical. Les parties
aériennes, en particulier les baies, sont
nocives lorsqu'on les absorbe.
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