GUAIACUM OFFICINALE
Cnaphalium uliginosum
(Astéracées)
GNAPHALIUM DES MARAIS
DESCRIPTION Plante annuelle à étroites
feuilles gris argenté et à petits capitules
jaunes (20 cm de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire
d'Europe, du Caucase et du Proche-Orient,
le gnaphalium des marais s'est acclimaté en
Amérique du Nord, en particulier sur les sols
humides. On le cueille en été, lorsqu'il fleurit.
PARTIES UTILISÉES Parties aériennes.
CONSTITUANTS Huile essentielle et tanins.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX Peu
utilisé aujourd'hui en phytothérapie,
le gnaphalium a des propriétés astringentes
et antiseptiques. En Grande-Bretagne, on le
prescrit occasionnellement en cas d'angine,
d'irritation de la gorge, d'enrouement
et de sécrétions trop abondantes des sinus
et du nez. En Russie, on le recommande
pour abaisser la tension artérielle. Il serait,
de plus, antidépresseur et aphrodisiaque.
ESPÈCES VOISINES Une autre espèce
utilisée en France, G. dioicum, astringente,
traite les affections pulmonaires. Un parent
nord-américain, C. polycephalum, soignait
les troubles respiratoires et intestinaux,
tout comme G. keriense, originaire de
Nouvelle-Zélande.
LE GNAPHALIUM DES MARAIS pousse dans les
marais d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Asie.
Cossypium herbaceum
(Malvacées)
COTONNIER
DESCRIPTION Plante bisannuelle ou vivace
à feuilles lobées, à grandes fleurs blanches ou
rosés et à graines entourées de touffes de poils
duveteux et blancs (2,5 m de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire du souscontinent indien et de la péninsule
Arabique, le coton pousse sous les climats
tropicaux ou tempérés et chauds. Il est
essentiellement cultivé pour ses fibres. On
récolte sa racine et ses graines en automne.
PARTIES UTILISÉES Ecorce de la racine
et huile des graines.
CONSTITUANTS L'écorce de la racine
contient du gossypol (un sesquiterpène qui
rend les hommes stériles) et des flavonoïdes.
Les graines contiennent une huile fixe
(dont 2 % de gossypol) et des flavonoïdes.
HISTOIRE ET TRADITIONS Le coton
est cultivé depuis la nuit des temps en Inde
et au Moyen-Orient pour ses fibres et ses
propriétés médicinales, notamment pour
provoquer les règles. L'effet contraceptif de
l'huile issue des graines sur les hommes a été
découvert en Chine.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX L'écorce
de la racine, rarement utilisée aujourd'hui,
remplaçait jadis l'ergot (Claviceps purpurea),
une plante communément employée pour
faciliter les accouchements. Mais l'action
du coton (stimulation des contractions
utérines) est moins violente. L'écorce du
coton provoque des avortements et diminue
le flux menstruel. Celle de la racine facilite
la coagulation et la lactation. L'huile des
graines traite les règles abondantes et les
tumeurs bénignes de l'utérus.
RECHERCHES EN COURS Les graines et
leur huile pourraient provoquer la stérilité
masculine. En Chine, elles ont donné lieu
à la mise au point de contraceptifs masculins.
Cette huile diminue le nombre de
spermatozoïdes et dégrade les cellules
qui les produisent.
ESPÈCES VOISINES En Amérique, Cossypium
hirsutum, cultivé pour ses fibres, était aussi une
plante médicinale très prisée par les Mayas et
les Aztèques. A l'issue de son premier voyage,
Christophe Colomb en rapporta en Europe.
Les Amérindiens soulageaient les douleurs
de l'accouchement avec son écorce.
Au XIX
e siècle, celle-ci servait à provoquer
les règles et les avortements.
ATTENTION L'écorce de la racine et l'huile
des graines peuvent être toxiques. Elles
doivent être prescrites sous contrôle médical.
Déconseillé pendant la grossesse.
Grindelia camporum
syn. G. robusta var. rigida
(Astéracées)
GRINDELIA
DESCRIPTION Plante vivace à fleurs jauneorangé semblables à celles de la marguerite
et à feuilles triangulaires (1 m de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire
du sud-est des Etats-Unis et du Mexique, le
grindelia pousse sur les sols secs et salins. On
le cueille à la fin de l'été, lors de la floraison.
PARTIES UTILISÉES Feuilles et sommités.
CONSTITUANTS Diterpènes (notamment de
l'acide grindélique), résines et flavonoïdes.
HISTOIRE ET TRADITIONS Les Indiens
d'Amérique soignaient les affections
bronchiques et les réactions cutanées dues
aux intoxications, avec du grindelia.
Cette plante a cependant été inscrite à la
Pharmacopée des Etats-Unis entre les années
1882 et 1926.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
Le grindelia est efficace en cas d'asthme
et de difficultés respiratoires.
Antispasmodique, il détend également les
muscles des voies respiratoires et facilite
l'évacuation des mucosités bronchiques.
Il désensibiliserait en outre les terminaisons
nerveuses des bronches et ralentirait le
rythme cardiaque, facilitant ainsi la
respiration. Le grindelia traite les bronchites,
l'emphysème et les inflammations de la
gorge et du nez. On le prescrit aussi contre
la coqueluche, le rhume des foins et la
cystite, ainsi qu'en application sur les
irritations cutanées et les brûlures, dont il
accélère la cicatrisation.
ESPÈCE VOISINE Crindelia squarrosa,
une espèce d'Amérique du Nord qui
remplaçait Crindelia camporum, était utilisée
par les Indiens d'Amérique pour soigner
les troubles respiratoires comme les rhumes,
la toux et la tuberculose.
ATTENTION Le grindelia est toxique
à doses excessives. Ne pas utiliser en cas
de troubles cardiaques ou rénaux.
Guaiacum officinale
(Zygophyllacées)
BOIS DE GAIAC, BOIS DE VIE
DESCRIPTION Arbre à feuilles persistantes,
composées et ovales, à petites fleurs bleu
nuit en forme d'étoile et à gousses en forme
de cœur (10 m de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire
d'Amérique du Sud et des Antilles,
le bois de gaiac pousse dans les forêts
tropicales. On récolte son bois et l'on extrait
de la résine du cœur de ce bois.
PARTIES UTILISÉES Bois et résine.
CONSTITUANTS Des lignanes (notamment
furoguaiacidine et guaiacine), 18 à 25%
de résine, de la vanilline et des terpènes.
HISTOIRE ET TRADITIONS En 1519,
Ulrich von Hutten, un humaniste allemand,
aurait guéri de la syphilis après 40 jours de
soins, déjeune, d'abondante transpiration,
en absorbant des décoctions de bois de
gaiac. En 1526, Oviedo, l'un des premiers
chroniqueurs américains d'histoire naturelle,
écrit que «les Indiens des Caraïbes guérissent
très facilement » des maladies vénériennes
grâce à cette plante. Pendant des années, le
bois de gaiac fut très recherché en Europe
217
Cnaphalium uliginosum
(Astéracées)
GNAPHALIUM DES MARAIS
DESCRIPTION Plante annuelle à étroites
feuilles gris argenté et à petits capitules
jaunes (20 cm de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire
d'Europe, du Caucase et du Proche-Orient,
le gnaphalium des marais s'est acclimaté en
Amérique du Nord, en particulier sur les sols
humides. On le cueille en été, lorsqu'il fleurit.
PARTIES UTILISÉES Parties aériennes.
CONSTITUANTS Huile essentielle et tanins.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX Peu
utilisé aujourd'hui en phytothérapie,
le gnaphalium a des propriétés astringentes
et antiseptiques. En Grande-Bretagne, on le
prescrit occasionnellement en cas d'angine,
d'irritation de la gorge, d'enrouement
et de sécrétions trop abondantes des sinus
et du nez. En Russie, on le recommande
pour abaisser la tension artérielle. Il serait,
de plus, antidépresseur et aphrodisiaque.
ESPÈCES VOISINES Une autre espèce
utilisée en France, G. dioicum, astringente,
traite les affections pulmonaires. Un parent
nord-américain, C. polycephalum, soignait
les troubles respiratoires et intestinaux,
tout comme G. keriense, originaire de
Nouvelle-Zélande.
LE GNAPHALIUM DES MARAIS pousse dans les
marais d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Asie.
Cossypium herbaceum
(Malvacées)
COTONNIER
DESCRIPTION Plante bisannuelle ou vivace
à feuilles lobées, à grandes fleurs blanches ou
rosés et à graines entourées de touffes de poils
duveteux et blancs (2,5 m de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire du souscontinent indien et de la péninsule
Arabique, le coton pousse sous les climats
tropicaux ou tempérés et chauds. Il est
essentiellement cultivé pour ses fibres. On
récolte sa racine et ses graines en automne.
PARTIES UTILISÉES Ecorce de la racine
et huile des graines.
CONSTITUANTS L'écorce de la racine
contient du gossypol (un sesquiterpène qui
rend les hommes stériles) et des flavonoïdes.
Les graines contiennent une huile fixe
(dont 2 % de gossypol) et des flavonoïdes.
HISTOIRE ET TRADITIONS Le coton
est cultivé depuis la nuit des temps en Inde
et au Moyen-Orient pour ses fibres et ses
propriétés médicinales, notamment pour
provoquer les règles. L'effet contraceptif de
l'huile issue des graines sur les hommes a été
découvert en Chine.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX L'écorce
de la racine, rarement utilisée aujourd'hui,
remplaçait jadis l'ergot (Claviceps purpurea),
une plante communément employée pour
faciliter les accouchements. Mais l'action
du coton (stimulation des contractions
utérines) est moins violente. L'écorce du
coton provoque des avortements et diminue
le flux menstruel. Celle de la racine facilite
la coagulation et la lactation. L'huile des
graines traite les règles abondantes et les
tumeurs bénignes de l'utérus.
RECHERCHES EN COURS Les graines et
leur huile pourraient provoquer la stérilité
masculine. En Chine, elles ont donné lieu
à la mise au point de contraceptifs masculins.
Cette huile diminue le nombre de
spermatozoïdes et dégrade les cellules
qui les produisent.
ESPÈCES VOISINES En Amérique, Cossypium
hirsutum, cultivé pour ses fibres, était aussi une
plante médicinale très prisée par les Mayas et
les Aztèques. A l'issue de son premier voyage,
Christophe Colomb en rapporta en Europe.
Les Amérindiens soulageaient les douleurs
de l'accouchement avec son écorce.
Au XIX
e siècle, celle-ci servait à provoquer
les règles et les avortements.
ATTENTION L'écorce de la racine et l'huile
des graines peuvent être toxiques. Elles
doivent être prescrites sous contrôle médical.
Déconseillé pendant la grossesse.
Grindelia camporum
syn. G. robusta var. rigida
(Astéracées)
GRINDELIA
DESCRIPTION Plante vivace à fleurs jauneorangé semblables à celles de la marguerite
et à feuilles triangulaires (1 m de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire
du sud-est des Etats-Unis et du Mexique, le
grindelia pousse sur les sols secs et salins. On
le cueille à la fin de l'été, lors de la floraison.
PARTIES UTILISÉES Feuilles et sommités.
CONSTITUANTS Diterpènes (notamment de
l'acide grindélique), résines et flavonoïdes.
HISTOIRE ET TRADITIONS Les Indiens
d'Amérique soignaient les affections
bronchiques et les réactions cutanées dues
aux intoxications, avec du grindelia.
Cette plante a cependant été inscrite à la
Pharmacopée des Etats-Unis entre les années
1882 et 1926.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
Le grindelia est efficace en cas d'asthme
et de difficultés respiratoires.
Antispasmodique, il détend également les
muscles des voies respiratoires et facilite
l'évacuation des mucosités bronchiques.
Il désensibiliserait en outre les terminaisons
nerveuses des bronches et ralentirait le
rythme cardiaque, facilitant ainsi la
respiration. Le grindelia traite les bronchites,
l'emphysème et les inflammations de la
gorge et du nez. On le prescrit aussi contre
la coqueluche, le rhume des foins et la
cystite, ainsi qu'en application sur les
irritations cutanées et les brûlures, dont il
accélère la cicatrisation.
ESPÈCE VOISINE Crindelia squarrosa,
une espèce d'Amérique du Nord qui
remplaçait Crindelia camporum, était utilisée
par les Indiens d'Amérique pour soigner
les troubles respiratoires comme les rhumes,
la toux et la tuberculose.
ATTENTION Le grindelia est toxique
à doses excessives. Ne pas utiliser en cas
de troubles cardiaques ou rénaux.
Guaiacum officinale
(Zygophyllacées)
BOIS DE GAIAC, BOIS DE VIE
DESCRIPTION Arbre à feuilles persistantes,
composées et ovales, à petites fleurs bleu
nuit en forme d'étoile et à gousses en forme
de cœur (10 m de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire
d'Amérique du Sud et des Antilles,
le bois de gaiac pousse dans les forêts
tropicales. On récolte son bois et l'on extrait
de la résine du cœur de ce bois.
PARTIES UTILISÉES Bois et résine.
CONSTITUANTS Des lignanes (notamment
furoguaiacidine et guaiacine), 18 à 25%
de résine, de la vanilline et des terpènes.
HISTOIRE ET TRADITIONS En 1519,
Ulrich von Hutten, un humaniste allemand,
aurait guéri de la syphilis après 40 jours de
soins, déjeune, d'abondante transpiration,
en absorbant des décoctions de bois de
gaiac. En 1526, Oviedo, l'un des premiers
chroniqueurs américains d'histoire naturelle,
écrit que «les Indiens des Caraïbes guérissent
très facilement » des maladies vénériennes
grâce à cette plante. Pendant des années, le
bois de gaiac fut très recherché en Europe
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