ERYTHRAEA LITTORALIS
Erythraea littoralis
syn. Centaurium littorale
(Gentianacées)
PETITE CENTAURÉE
DU LITTORAL
DESCRIPTION Plante bisannuelle à rosette
basilaire de feuilles et à grappes de fleurs
rosés à 5 pétales (24 cm de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire
d'Europe et d'Asie du Sud-Ouest, la petite
centaurée pousse désormais dans les régions
tempérées du monde entier. On la récolte
en été juste avant la floraison.
PARTIES UTILISÉES Parties aériennes.
CONSTITUANTS Principes amers, dont
des séco-iridoïdes, également présents
dans la gentiane (Centiana lutea, p. 101).
HISTOIRE ET TRADITIONS Le centaure
Chiron aurait soigné une blessure due à une
flèche empoisonnée avec cette plante.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX Plante
amère efficace, 'la petite centaurée stimule
l'appétit. Elle facilite la digestion en
augmentant les sécrétions des glandes
salivaires, des sucs gastriques et intestinaux et
de la bile. Elle doit être absorbée durant
plusieurs semaines pour être efficace. Il faut
boire lentement la préparation pour que ses
composants stimulent l'activité réflexe du
système digestif.
VOIR AUSSI Digestion difficile, p. 306 ;
Flatulences et gaz, p. 306.
Erythrina variegata
(Fabacées)
ÉRYTHRINE,
DADAP (NOM INDIEN)
DESCRIPTION Buisson à feuilles caduques
à folioles triangulaires, à tige épineuse et
à fleurs rouges semblables à celles du pois
(6 m de haut).
HABITAT ET CULTURE L'érythrine
pousse dans les forêts de feuillus d'Inde.
On la cultive pour servir de support
aux poivriers.
PARTIES UTILISÉES Écorce et feuilles.
CONSTITUANTS Acides, alkyles,
phytostérols et alcaloïdes isoquinoléiques
(érysotrine, érythratine... ).
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
En médecine ayurvédique, l'érythrine
soigne les inflammations, les règles
douloureuseset les troubles alimentaires
et digestifs, notamment l'anorexie,
les flatulences, les coliques et les vers.
L'écorce est prescrite contre les affections
cutanées, la fièvre et la lèpre.
Traditionnellement, on applique une pâte
à base de feuilles sur les blessures:
Erythronium americanum
(Liliacées)
LANGUE DE SERPENT
DESCRIPTION Plante vivace à 2 feuilles
oblongues tachetées de pourpre et à grande
fleur jaune d'or en forme de lis, poussant à
partir d'un bulbe (25 cm de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire
d'Amérique du Nord, cette plante pousse
surtout en bordure de la côte est des EtatsUnis, dans les forêts humides et les clairières.
On cueille les fleurs en été.
PARTIES UTILISÉES Feuilles.
CONSTITUANTS Ils sont quasiment
inconnus, à l'exception de l'alphabutyrolactone de méthylène.
HISTOIRE ET TRADITIONS À la différence
des Amérindiens qui utilisaient peu la langue
de serpent, les colons européens lui
attribuaient les mêmes propriétés que celles
du colchique d'automne (Colchicum
autumnale, p. 192). La langue de serpent figura
dans la Pharmacopée des Etats-Unis de 1820 à
1863 comme remède contre la goutte.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
Une infusion ou un cataplasme de feuilles
(ou de la plante entière) traite les affections
cutanées, comme les ulcères et les tumeurs,
et l'hypertrophie des ganglions. Les feuilles
fraîches sont très émétiques.
ATTENTION N'utiliser que sous contrôle
médical.
Erythroxylum coca
(Érythroxylacées)
COCA
DESCRIPTION Buisson à feuilles ovales,
alternées et persistantes, à petites fleurs
blanches et à petites baies rouges contenant
une graine chacune (3 m de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire
du Pérou et de Bolivie, le coca pousse dans
les zones pluvieuses des Andes orientales,
à 1 500 m d'altitude. Il est cultivé surtout
pour approvisionner les trafics de drogue
clandestins. On cueille les feuilles
lorsqu'elles commencent à se recroqueviller.
PARTIES UTILISÉES Feuilles.
CONSTITUANTS Cocaïne et autres
alcaloïdes, huile essentielle, flavonoïdes,
vitamines A et B2, et minéraux. L'action
stimulante et anesthésique de cette plante
est principalement due à la cocaïne.
HISTOIRE ET TRADITIONS Les Indiens des
Andes transportent des bourses remplies
de feuilles de coca et de citron vert, qu'ils
mâchent toute la journée. Les premiers
explorateurs européens remarquèrent que
les individus qui mâchaient le coca n'avaient
jamais d'affections des dents ou des gencives.
LE COCA est cultivé dans les Andes.
On le mâche pour pallier les effets du froid.
L'extrait de feuilles de coca aromatise la
boisson du même nom, dont on a supprimé
la cocaïne.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX Les feuilles
de coca jouent un rôle important dans
la culture et la phytothérapie des Indiens
Aymaras et Quechuas de Bolivie et du Pérou.
L'altitude, le froid et un régime alimentaire
insuffisant fragilisent les organismes.
Les feuilles de coca, mâchées avec
du citron vert ou des cendres, sécrètent
de petites quantités de constituants actifs
toniques et aident à lutter contre le froid,
la fatigue et la malnutrition. En Amérique
du Sud, les feuilles de coca soignent aussi
les nausées, les vomissements et l'asthme
et accélèrent la convalescence. La cocaïne
extraite des feuilles de coca est légalement
utilisée pour les anesthésies locales. Elle est
illégalement consommée comme narcotique.
Sous forme d'élément chimique isolé,
la cocaïne crée une dépendance chez le
consommateur.
ATTENTION N'utiliser que sous contrôle
médical. En France, le coca est soumis à la
législation des stupéfiants.
Eschschoizia californica
(Papavéracées)
PAVOT DE CALIFORNIE
DESCRIPTION Plante annuelle ou vivace
à fleurs orange, jaunes, rosés ou rouges et à
feuilles finement découpées (60 cm de haut).
HABITAT ET CULTURE Originaire de
l'Amérique du Nord, le pavot de Californie
est cultivé comme plante ornementale,
de préférence sur les sols sablonneux.
PARTIES UTILISÉES Plante entière.
CONSTITUANTS Alcaloïdes isoquinoléiques
(pavines, protopine, aporphines...) et
glucosides flavoniques.
HISTOIRE ET TRADITIONS Les Indiens
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